OF
COMPARATIVE ZOOLOGY,
AT HARVARD COLLEGE, CAMBRIDGE, MASS.
Hounded bp private subscription, in 1861.
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CATALOGUE
DES RADIAIRES, DES ANNÉLIDES, DES CIRRHIPÉDES ET DES MOLLUSQUES
MARINS , TERRESTRES ET FLUVIATILES
recueillis dans le département de la Loire-Inférieure.
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CATALOGUE
DES RADIAIRES, DEN ANNÉLIDES, DES CIRRHIPÉDES
ET DES MOLLUSQUES
MARINS , TERRESTRES ET FLUVIATILES
RECUEILLIS
DANS LE DÉPARTEMENT DE LA LOIRE-INFÉRIEURE
Par FRÉDÉRIC CAILLIAUD, DE NAnTEs,
Directeur-Conservateur du Musée d'Histoire naturelle de Nantes; Chevalier de la Légion-d’Honneur ; Membre des Sociétés Académique de Nantes et Géologique de France ; Correspondant du Muséum de Paris, des Sociétés Linnéennes de Lyon, de Bordeaux, de Maine-et-Loire ; des Sociétés des Sciences naturelles de la Charente-Inférieure, à la Rochelle, de Catane; de la Société Polymatique du Morbihan ; de celle des Belles-Lettres, Sciences et Arts de Marseille, et de la Société impériale des Antiquaires de France; Membre honoraire de l'Association littéraire égyptienne, etc.
« Je ne puis ouvrir les yeux sans admirer l’art qui » éclate dans toute la nature; le moindre coup-d’œil » suffit pour apercevoir la main qui fait tout.»
FÉNÉLON. — Traité de l’existence de Dieu.
OUVRAGE HONORÉ DE LA MÉDAILLE D'OR GRAND MODULE
au Concours de la Société Académique de la Loire-Inférieure, le 22 novembre 1863.
NANTES ,
V° MELLINET, IMPRIMEUR DE LA SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE, place du Pilori, 5.
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INTRODUCTION.
On dit depuis longtemps qu'il serait à désirer , pour ies sciences naturelles et pour les avantages qui en résulte- raient, que chaque département pût avoir les collections propres à son sol. Les plus simples produits, même en matériaux grossiers journellement employés dans les arts, ont fort souvent leur gisement ignoré. Faute de connaître ce que l’on a chez soi, on va souvent le chercher au loin.
Quand nous avons atteint, dans nos excursions, les contrées lointaines de l'Ethiopie, jusqu'au 10% degré de latitude Sud, cherchant, chaque jour, de nouvelles décou- vertes d'histoire naturelle , des ruines de monuments qui nous révélaient subitement l'existence passée de plus de trente siècles d’un grand peuple, nous étions loin de supposer que des jouissances de ce genre nous étaient encore réservées pour notre retour au pays natal (1), malgré les recherches de tant de savants naturalistes.
(1) Nouveau fait sur la perforation des Pholades dans les roches primitives, 26 octobre 1851. Annales de la Société académique de
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Nous nous attachons à l'utilité, de plus en plus reconnue, des collections départementales, y faisant figurer la géologie, la minéralogie, la botanique, la conchyliologie et la malacologie. Ces dernières, aujourd'hui réunies, vien- nent apporter leur concours intime, d’une manière plus directe, à la géologie.
Nous ferons observer que la Loire-Inférienre n’est pas restée, jusqu'à présent, en arrière de ces progrès.
Notre prédécesseur , M. Dubuisson, nous disait : « On » est enfin aujourd’hui convaincu d'une grande vérité, que » beaucoup de personnes voulaient méconnaître : c’est » que toutes les productions employées dans les arts et » les manufactures, sont des objets qui appartiennent au » domaine de l'histoire naturelle, dont la géologie et la » minéralogie sont les bases. » (1)
On doit à M. Dubuisson la fondation du Musée d'histoire naturelle de Nantes, dont il fut le directeur depuis 1810. Il y professa, durant bien des années, l’histoire naturelle. Ce savant était surtout minéralogiste ; en 1830, il avait récolté, dans le département, de nombreuses collections minéralogiques et géognostiques, environ 1,500 échantil- lons, classés au Musée par arrondissements et par communes, avec un catalogue et une carte indicative de ses savantes recherches effectuées dans l’espace de plus de vingt ans. Avancé en âge, Dubuisson s’éteignit en janvier 1836, et la
Nantes, 1852, t. 23, p. 181, et Journal de Conchyliologie, 1851, t. 2, p.301.
Mémoire sur les Mollusques perforants, travail couronné par la Société hollandaise des sciences à Harlem, 1856.
Les oursins perforant les roches du plateau du Four.
(1) Catalogue de la collection minéralogique et géognostique du département de la Loire-Inférieure, par Dubuisson, 1830, p. 17.
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ville reconnaissante fit placer son buste dans une des salles du Musée.
La Flore de la Loire-[nférieure a été, depuis longtemps, un sujet d’études plus ou moins approfondies, pour divers botanistes nantais et autres. Le travail de plusieurs n’a pas été sans succès. Nous citerons le premier directeur de notre jardin, M. Hectot, qui, dès 1810, s’est beaucoup occupé de botanique. Bon et généreux , il communiquait volontiers ses observations, ses découvertes ; il réussit à répandre le goût de cette science dans le pays. Il fut, à Nantes, le guide de M. de Candolle dans les recherches qu'il fit sur le département, pour la Flore française.
En 1835 parut une série des plantes les plus remar- quables de la Loire-Inférieure, provenant des conscien- cieuses recherches de M. Moisan (1); et, en 1839, ce botaniste a publié une Flore nantaise.
Feu M. Pesneau a donné, en 1837 , un catalogue des plantes qu’il avait recueillies dans le département. Ge zélé botaniste et entomologiste a légué à la ville de Nantes sa bibliothèque, son herbier et sa riche collection d’ento- mologie.
Feu M. l'abbé Delalande, dont le souvenir nous est également cher, a beaucoup ajouté à la connaissance botanique de nos contrées, en laissant à la Société Acadé- mique de Nantes un herbier, fruit de ses infatigables recherches.
M. Lloyd, spécialement occupé de recherches assidues sur cette science, a formé les plus riches collections du pays, dans lesquelles figurent largement les algues marines et d’eau douce. Ces herbiers, si bien disposés, ont servi
(1) Publiées par MM. Guépin et Bonamy. Nantes au ÆIÆF° siècle, p. 275. :
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de base à la publication de deux Flores, celle du départe- ment de la Loire-Inférieure et celle de l'Ouest de la France. On connaît les importantes publications de ce savant botaniste.
M. Germain de Saint-Pierre, digne appréciateur de ce travail, dit : « Gette collection est une des plus précieuses, » par la beauté et la belle préparation des échantillons, le » nombre des espèces et leur exacte détermination. »
M. Pradal, à qui diverses parties des sciences naturelles sont familières, a publié, en 1858, les cryptogames qu'il a recueillis lui-même, pour le plus grand nombre, dans ce département. Ge judicieux travail, d’après la classification de Duby, ne compte pas moins de deux cent quatre- vingis espèces. Son modeste auteur annonce qu'il donne cette partie botanique comme un premier jalon où viendront se grouper les résultats de nouveaux travaux entrepris pour arriver, autant que possible, à un complément de notre Flore cryptogamique.
L'année suivante, M. Pradal, infatigable dans ses recher- ches, a donné une histoire et description des insectes coléoptères de la Loire-Inférieure , en suivant la classifi- cation du comte Dejean. L'auteur décrit les insectes, leurs larves, leurs nymphes et leurs métamorphoses. Il a également le soin de citer les espèces utiles à l’industrie humaine et celles qui lui sont nuisibles. Il cite trois cent soixante-dix espèces. Ce travail, très utile pour l’entomo- logie de nos contrées, a été couronné, en novembre 1858, par la Société académique de Nantes, qui a décerné une médaille d'argent à son auteur.
Nous devons citer, dans cette science, feu M. Vaudouer, qui à consacré même ses derniers instants aux études entomologiques sur nos contrées.
En 1860, M. le docteur Viaud-Grand-Marais a publié,
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en erpétologie, un recueil intéressant d’études médicales sur les serpents de la Loire-Inférieure et de la Vendée. Il fait connaître ceux qui sont venimeux et ceux qui ne le sont pas. L'auteur , en parlant de deux cent trois cas de morsures sur l’homme, s'étend beaucoup en observations sur l'appareil venimeux des vipères, sur leur venin, sur des considérations médico-chirurgicales. Il traite de leurs morsures et du traitement applicable; vient ensuite un tableau synoptique des serpents, et deux planches de figures.
Ce travail, d’un véritable intérêt scientifique, ne sera pas sans importance pour lerpétologie de la Loire- Inférieure.
MM. Thomas et Arthur de l'Isle du Dréneuf, zoologistes qui s'occupent avec succès de recherches sur nos Batra- ciens , trompés au premier abord par des colorations variées, crurent recueillir des Salamandres aquatiques femelles, voisines du Triton marmoratus, dans une de leurs excursions à Sèvre , en 1858. Persévérant dans leur étude, ils reconnurent bientôt qu'ils étaient en pos- session d’une nouvelle espèce. M. de l'Isle du Dréneuf, en la décrivant dans les Annales des Sciences naturelles, l’a dédiée au professeur Blasius (de Brunswick). L'auteur donne de très bonnes figures du mâle et de la femelle de cette espèce, sous le nom de Traton blasu. Il établit par de justes comparaisons , en figures et descriptions, avec les Tritons marmoratus et cristatus, la nouveauté de son espèce.
M. Thomas, non moins persévérant dans ses laborieuses recherches zoologiques, a publié, dans les mêmes Annales, les mœurs du Pelodylus punctatus, de la famille des Anoures, et une nouvelle espèce de Batracien, qu'il à découverte dans les environs de Nantes ; l’auteur lui donne le nom de Rana agilis.
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En 1863, un ornithologiste distingué, M. le docteur Blandin, a publié un catalogue des oiseaux observés dans ce département. L'auteur indique ceux qui sont de passage périodique ou accidentel, et qui nichent ; à quelle époque ils opèrent leur passage ou fixent leur demeure dans ce département, et quelle en est la durée ; les noms des loca- lités qu’ils habitent, et surtout celles que certaines espèces affectionnent d’une manière spéciale, et hors desquelles on les trouve rarement et isolément; enfin leur degré de rareté, etc., etc.
Le docteur Blandin cite deux cent soixante-dix espèces d'oiseaux observés dans la Loire-Inférieure ; son ouvrage a élé couronné, en novembre 1863, par la Société académique de Nantes, qui lui a décerné une médaille d’or.
Le baron Bertrand-Geslin fut infatigable pour la science durant sa carrière entière qu'il consacra principalement aux recherches géologiques sur ce département et autres contrées; il avait toujours, par lui-même, exploré les terrains et recueilli de nombreuses collections d’études. Mu par un sentiment de noble désintéressement et de généreux patriotisme, et en exprimant des vœux qui ont été accueillis avec empressement, comme ils devaient l'être par nos autorités, il a légué à sa ville natale le fruit de toutes ses recherches scientifiques ainsi que sa riche bibliothèque , pour être annexés à notre Musée d'histoire naturelle qu’installa à Nantes, en 1810, son honorable père, alors maire de cette grande et belle cité.
Les collections d'étude du savant Bertrand-Geslin seront les premiers éléments de démonstration d’un cours de géologie à Nantes.
On sait que M. Edouard Bureau a voué son existence à la science; il s'occupe d'importants travaux sur nos
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contrées, concernant principalement la botanique et la géologie.
Depuis longtemps successeur de M. Dubuisson, nous avons été son adjoint (de 1826 à 1835) pendant neuf années, qui s’écoulèrent rapidement dans une intime amitié, qui nous permettait de profiter de ses conseils et de ses leçons.
Par nos fréquentes investigations sur nos contrées, dans le cours de vingt-neuf ans, nous avons pu continuer l’œuvre de notre prédécesseur, et enrichir nos collections départemen- tales d'environ quatre mille échantillons, produit de nos explo- rations géologiques, et d’un grand nombre de coquilles et de mollusques, fruit de nos recherches continues en conchy- liologie. Depuis longtemps nous ne pouvions rien exposer, faute de place dans le Musée. Cependant, en 1861, lors de notre Exposition industrielle, nous avons pu mettre au jour une partie des produits de nos recherches, notre carte géologique, une collection de mille échantillons de roches et un grand nombre de fossiles sur la géologie du dépar- tement. À l’occasion de ces travaux, nous avons reçu de nos administrateurs, de la Société académique et de nos concitoyens, des marques de bienveillance et de distinction pour lesquelles nous devons ici leur témoigner nos senti- ments de vive gratitude.
Pour ajouter à la Faune départementale, nous donnons aujourd'hui notre travail sur la conchyliologie marine, terrestre et fluviatile de la Loire-Inférieure (1).
Tout en poursuivant nos recherches géologiques, la conchyliologie n’était pas négligée; chaque excursion, soit sur les côtes, soit dans l’intérieur du pays, nous était pro-
(1) Cette publication retardera encore un peu celle de notre travail sur la géologie du département. :
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fitable en coquilles marines, terrestres ou fluviatiles. Nous pensons qu'il restera peu d'espèces à découvrir.
Heureux serons-nous si notre âge nous permet encore de voir exécuter le plan du Musée de notre ville, et de pou- voir y mettre au jour cette collection, fruit de nos labo- rieuses recherches, comprenant environ sept mille coquilles et mollusques.
Par l’énumération des travaux qui précèdent, on reconnaîtra que la Faune de notre département est en bonne voie de progrès, et que ses collections, convenable- ment exposées dans le nouveau local du Musée , y seront consultées avec fruit pour la science comme pour les arts.
Ici nous pensons devoir faire connaître où en sont les travaux conchyliologiques sur la Bretagne. Diverses parties de sa contrée Nord ont déjà été l’objet de plusieurs publications que nous allons citer.
Catalogue des testacés marins, terrestres et fluviatiles du Finistère, par M. Gollard des Cherres (1). Ge travail, déjà ancien, eu égard aux progrès de la science, compte trois cent dix-sept espèces : nombre très élevé, dirons- nous, pour l’époque de sa publication, la conchyliologie ayant beaucoup acquis depuis. Le travail de M. Collard des Cherres est consciencieux et d’un vrai mérite.
Un second catalogue, comme le précédent, sur le Finistère, par M. de Fréminville (2). Ce document est un abrégé très succinct d'espèces sans synonymie, sans nom d'auteur, ni habitat.
Un troisième catalogue , celui des Côtes-du-Nord, par
(1) Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux, 1830.
(2) Publié dans l’ouvrage de M. Cambry, Note archéologique et flore, voyage dans le Finistère, par M. Cambry. Brest, 1836.
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M. Daniel, professeur à Brest (1). Ge sont les coquilles marines, terrestres et fluviatiles , portées à cent quatre- vingt-quatre espèces. Malheureusement, de nombreuses erreurs y sont répandues. La plupart sont sans synonymie, sans nom d'auteur et souvent sans habitat.
Sur le Morbihan, M. le docteur Fouquet a publié, en 1859 (2), une simple nomenclature comprenant encore les coquilles marines, terrestres et fluviatiles de ce départe- ment. On compte deux cent six espèces, sans habitat ni nom d'auteur; ce travail laisse beaucoup à désirer.
Dans les années 1851, 1859 et 1853, M. Petit de la Saussaye , de Paris, a donné, dans le Journal de conchy- hologie (dont il était alors le directeur), un très bon catalogue des coquilles marines seulement, des côtes de France en général, baignées par la Méditerranée, l'Océan et la Manche.
Les nombreuses relations de ce savant conchyliologiste lui ont permis d'entreprendre ce travail sur les documents et les nombreuses coquilles reçus de toutes parts, des voyageurs et des habitants plus ou moins conchyliologistes de ces contrées ; nous y avons contribué pour notre faible part.
L’étendue du littoral de l'Océan, y compris les côtes des trois départements riverains de la Bretagne, y figure pour cent cinquante espèces environ; beaucoup plus nombreuses dans la Méditerranée, on en compte quatre cent soixante. Le chiffre total pour les côtes de France, en général, dans le travail de M. Petit de la Saussaye, est de quatre cent soixante espèces.
(1) Publié par les soins de M. Odorici, conservateur du Musée de Dinan, 1854.
(2) Annales de la Société Linnéenne du département de Maine-et- Loire, 1858, paru en 1859. ‘
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Nous citerons, comme publication malacologique concer- nant la Bretagne, un travail de 1860, par M. Bourguignat. Ge savant conchyliologiste a publié les coquilles terrestres et fluviatiles qu'il a seules recueillies rapidement, dans le cours de quatre mois de recherches , sur les cinq dépar- tements de cette province, ne traversant qu'une faible partie de la Loire-Inférieure, dans le voisinage des côtes.
Il compte dans l’Ille-et-Vilaine. . . . . 36 espèces. Les Côtes-du-Nord. . . 49 DE TIDISIELES à» à. = à 000 LÉ MOCDINAR. +. - - =,
La Loire-Inférieure. . . 23
Le nombre des espèces citées par M. Bourguignat, nous porte à reconnaître qu’il reste encore beaucoup à faire sur ces contrées, surtout dans l’Ille-et-Vilaine, où ne figurent que trente-six espèces ; quant à la Loire-Inférieure, cet auteur n’en a observé qu’une faible partie, comme nous l'avons dit, entre les communes de Saint-Nazaire à Herbignac , sur lesquelles il cite vingt-trois espèces. Notre même série, en terrestres et fluviatiles, compte, sur le département , au-delà d’une centaine d'espèces.
M. Taslé père, conservateur des Musées de la Société polymatique du Morbihan, à Vannes, vient de publier un très bon catalogue indiquant un grand nombre de mollusques marins, terrestres et fluviatiles trouvés dans son départe- ment. Ge travail de l’auteur indique trois cent vingt-sept espèces dont une centaine de coquilles terrestres et fluviatiles; le travail cité précédemment n’en indiquait que soixante-dix-huit espèces.
Nous n'avons pas cru devoir porter à notre catalogue diverses coquilles quenous avons rencontrées très rarement et toujours roulées sur nos côtes, telles que la Lutraria
rugos du Portugal, les Cardita nodulosa et aculeata de la Méditerranée, ainsi que le Conus Mediterraneus ; supposant que ces espèces ont dû être apportées dans le pays avec les sables servant de lest aux navires; toutefois , nous les signalons pour les recherches à venir.
Nous n’adoptons qu'une partie des nombreux change- ments opérés dans une nomenclature surchargée à l'excès de nouveaux noms d'ordre, de famille et de genres par plusieurs auteurs, tout en reconnaissant d’ailleurs lim- portance de leurs judicieux travaux, et que de vives approbations sont bien dues à ces savants conchyliologistes qui, depuis tant d'années déjà, se sont occupés d’une manière toute spéciale de la connaissance des mollusques marins de leurs contrées. Nous n’en dirons pas autant pour la France en retard à ce sujet, mais où l’on s’est occupé davantage des mollusques terrestres et fluviatiles.
Le travail de M. Petit de la Saussaye (tardivement peut-être), a pu porter plusieurs des nôtres à cette juste idée de reconnaître tout d’abord ce que l’on possède chez soi.
Nous avons adopté l'ordre de classification de Lamarck (seconde édition), pour les classes des Radiaires, des Annélides et des Girrhipèdes seulement. Maintenant que la connaissance plus avancée des animaux mollusques en général à fait de grands progrès, les savants auteurs Forbes et Hanley ont basé leur excellent ouvrage sur l'anatomie de ces animaux et perfectionné cette grande partie de la classification de Lamarck. C’est celle que nous avons suivie dans notre travail comprenant environ cinq cents espèces.
Nous avons tenu à donner généralement (comme de droit), en synonymie, pour chaque espèce, les noms des plus anciens auteurs ; et, comme indication d'ouvrages ,
ceux surtout qui pouvaient présenter les meilleures figures, si indispensables en histoire naturelle.
Le but de notre travail était encore de guider les premiers pas dans la connaissance des coquilles appartenant à notre pays. Notre collection, placée au Musée, sera, nous n’en doutons pas , le meilleur guide pour arriver à ce but, avec notre catalogue en main.
Nous avons eu à notre disposition les ouvrages français les plus importants, et, en anglais, ceux de MM. Forbes et Hanley, de Sowerby, du savant auteur Jeffreys , qui nous a fait l'honneur de nous visiter en novembre dernier. Nous lui adressons, ainsi qu'à M. Deshayes, nos sincères remerciments pour l’assistance de leurs judicieux et savants conseils.
Lorsque nous avons craint d'émettre des erreurs graves dans certaines déterminations, nous en avons appelé au jugement des savants qui nous honorent de leur estime ; ici encore l’obligeance de M. Deshayes nous a été d’un grand secours.
Puisse notre faible travail, fruit de longues recherches, être accueilli avec quelque bienveillance par les conchylio- logistes !
RADIATRES ÉCHINODERMES
DEUXIÈME SECTION.
LES ÉCHINIDES FIBULAIRES, SPATANGUES ET OURSINS.
1er GENRE.
Fibulaires. — Fibularia. (Lim.)
1. F. anguleuse. — F. angulosa. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 3, p. 301. » » Deslongch., Encyel. méth., t. 2, p.390. », ” Blainv., Dict. se. nat., t. 16, p. 512.
” » Desmoulins, Echin., p. 236.
Nous avons recueilli une grande quantité de cette coquille, sans pouvoir rencontrer l'animal.
Hab. assez profondément ; draguée à mer basse, par huit et dix mètres, sur l’ilot du Four et à Basse-Kike- rie (1), assez généralement rejetée (en petit nombre) sur les plages.
(1) Ilot du Four, plateau en calcaire tertiaire de l'étage Eocène, où est élevé un phare, situé à neuf kilomètres en mer, à l'Ouest du Croisic.
Basse-Kikerie, banc sous-marin dit de corail et détritus coquilliers,
ET
2e GENRE.
Spalangue. — Spalangus. (Lam.)
1. S. arcuaire. — S. arcuarius. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v., 2e éd., t. 3, p. 328. » » Deslongch., Encyel., 1. 2, p. 688.
» cordatus , Fleming., Brit. anim., p. 489.
» ” Encyel. méth., pl. 456, f. 7, 8.
Hab. à quelques centimètres de profondeur, dans le sable, la baie de Bourgneuf, les plages de la Bernerie, la Turballe, assez abondant entre les Impairs et le Banc-des-Chiens, près le Pouliguen.
2. S. ovale. — S. ovatus. (Las.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 3, p. 324.
» unicolor, Blainv., Man. d’actin., p. 203.
» ovatus, Deslongch., Encycl. méth., t. 2, p. 686. Brissus seillac, Agass., Catal. rais., p. 149.
» » Encycl. méth., pl. 158, f. 7, 8.
Hab. trouvé une seule fois dans le sable, à cinq centi- mètres de profondeur, sur la plage à l'Ouest de la jetée du Croisic.
à huit et dix mètres (à mer basse), situé à quatre kilomètres en mer, à l’Ouest du Croisic.
En polypes, nous y avons recueilli le Caryophylia cornigera, V'Eschara foliacea et autres, tels que nullipora, millepora, cellepora , etc.
Echinus » Spatanqus »
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nerie.
Four.
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4 3. S. cœur-de-mer. — S. purpureus. (Lin.)
Lin., Gmel. s. n., p. 3187.
Muller, Zool. Dan., pl. 6, prod., p. 236. Blainv., Man. d’actin., p. 202, pl. 14, f. 1, 3. Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 3, p. 324. Encyel. méth., pl. 157, f. 1, 4.
Hab. en profondeur, dragué sur les côtes de la Ber-
3° GENRE.
Qursin, — Echinus.
melon-de-mer. — E. melo. (Lam.)
»
» hemisphæricus, æquituberculatus,
»
Blainv., Man. d’actin., p. 226, pl. 20, f. 3. Lam., anim. s. v., 2e éd., t. 3, p. 360. Desmoulins, Etudes sur les Echinides, p.268.
Hab. dragué profondément par soixante mètres au large : de lile Dumet, rencontré rarement sur le plateau du
6 2. O. granulaire. — E. granularis. (Lam.)
Lam., anim.s. v., 2e éd., t. 3, p. 359. Deslongch., Encycl. méth., t. 2, p. 588. Lin., Gmel., p. 3170.
Blainy., Dict. nat., 1. 37, p. 86. Desmoulins, Etudes sur les Echinides, p. 280.
Hab. avec le précédent. Ses piquants sont blancs ou de couleur violet foncé.
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7 3. O. pointu. — E. acutus. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v., 2e éd., t: 3, p. 361. » » Deslongch., Encycl., t. 2, p. 589.
» » Blainv., Man. d’actin., p. 227.
» » Desmoulins, Echin., p. 270.
Cette espèce conique est très distincte de ses congé-
nères. Hab. dragué par quarante à cinquante mètres à l'Ouest
et au large du plateau du Four.
8 4. O. globiforme. — E. globiformis. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 3, p. 360. » » Deslongch., Encyel., t. 2, p. 588. » » Desmoulins, Etudes sur les Echinides, p. 270.
Hab. dragué rarement sur le banc de Guérande.
9 5. ©. enflé. — E. sardicus. (Lam)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 3, p. 361. » » Desmoulins, Etudes sur les Echinides, p. 284. » inflatus, Blainv., Dict. nat., t. 37, p. 91. » » Encycl. méth., pl. 141, f. 1, 2. Hab. recueilli sur le plateau du Four et sur le banc de
Guérande.
10 G. O. comestible. — E. esculentus. (Lin.) » » Lin., Gmel., P: 3168.
» » Lam.;*anim.#.v., 2°héd.;"t.3; p.358. » » Encycel. méth., pl. 132, f. 1.
Hab. en profondeur, dragué au large des côtes de Piriac,
— 91 —
et de celles de la Bernerie. Espèce rare dans nos contrées et abondante sur les côtes de la Méditerranée où elle est très répandue et même estimée comme comestible. Aucunes de nos espèces ne sont mangées sur nos côtes.
11 8. O. miliaire. — E. miliaris. (Lin.) » » Lin., Gmel., P- 3169. » sazatilis, Muller, Zool. Dan., prod., p.235. n miliaris, Agassiz, Prod. echin. I. c., p. 190.
» » Encycl. méth., pl. 133, f. 1, 2, a, b.
Get Echinus est rare sur nos côtes : il creuse son trou dans les roches, comme le suivant. Hab. les îlots du Four et de la Banche; ce dernier est situé à quinze kilomètres en mer, au Sud quelques degrés Ouest du Pouliguen.
12 9. ©. livide. — E. lividus. (Lam.)
» » Lam., anim. s. vert., 2e éd., t. 3, p. 367. » lividus, Deslongch., Encycl., t. 2, p. 592. » » Agassiz, Prodr., 1. c., p. 190.
Cette espèce présente diverses variétés plus ou moins plates ou globuleuses, avec des piquants, de couleur violet ou verdâtre.
Depuis quelques années, nous avons reconnu sur nos
côtes que cet Echinide, ainsi que le Mihiaris, creuse des trous jusqu’au-delà de dix centimètres dans les roches,
. pour s’y introduire (1).
\ Dans ce travail, l'Oursin marchant avec ses piquants,
(1) Cailliaud, Compte-rendu de l’Académie des sciences de Paris, 3 juillet 1854,t. xxxix, p. 35. — Annales de la Société académique du département de la Loire-Inférieure, 1856. — Revue et Magasin de zoologie, numéro 4, 1856, 1855 et n° LE 1857.
— 92 — «
prend son point d'appui sur la roche, avec ses nombreux tentacules pédicellés, accolés par leur extrémité à la pierre. L'appareil buccal, formé de vingt pièces osseuses, dont cinq dents d’émail en forme de pics, représente un bélier qui doit frapper la pierre (dans le calcaire). Chaque coup fait cinq piqûres; a-t-il agi cent fois, il a produit cinq cents piqûres. Il travaille ainsi dans les calcaires, les grès et les schistes. Mais dans le granit, la roche est désagrégée par les cinq dents de l’Echinus, lesquelles, en ce cas, d'abord réunies , forment ensemble un fort pic. S'il agit sur les grains fins, reliant, cimentant dans le granit les gros fragments de quartz et de feldspath, il les fait tomber; souvent même l'Echinus les arrache grain à grain, avec les cinq dents de son appareil buccal, lequel en ce cas fonctionne comme des tenailles. PI. 1.
Il résulte de nos observations faites sur la durée de ce travail, que ces Echinides creuseraient, dans le calcaire, environ un centimètre au plus chaque année. Dans le granit, ils acquièrent environ le double de profondeur ; car, comme on le voit ici, l’Oursin n’use pas cette roche, il la désagrége, il en arrache les grains; aussi c’est bien dans le granit que l’on remarque les trous les plus pro- fonds (jusqu’à douze centimètres). PI. 4.
Nous connaissons l'Echinus lhividus dans la roche cal- caire du plateau du Four et nous en avons trouvé dans des blocs , pris comme lest à Rouen et jetés sur les côtes du Croisic, où alors les Oursins s’y introduisent. Ils sont communs dans le granit à Piriac, à la Turballe, au Croisic ; nous les trouvons encore dans le gneiss au Nord-Ouest de Piriac ; plus rarement dans le leptynite près la mine d’étain du même lieu ; il est abondant dans le grès ferrugineux et rare dans le schiste des côtes de Douarnenez (Finistère).
M. Fischer vient de publier une notice très intéressante
+
sur ces Oursins; il les a vus en grand nombre dans leurs trous dans le calcaire des côtes de Biarritz (1). L'auteur ne se prononce en aucune manière sur le mode du travail, et nous ajouterons ici un nouveau fait qui vient à l'appui du moyen que nous avons indiqué dans nos diverses notices sur ce sujet.
Nous devons à l’obligeance de M. E. Eudel un échantillon précieux, c’est l’Oursin forte épine (Lam.) Echinometra lucunter (Agassiz). Il est assez répandu, creusant le basalte dans l’île Sainte-Hélène. Dans ce travail mécanique, de nombreuses cellules se font remarquer sur tout le fond des trous , lesquelles produites par l'appareil buccal, prouvent bien qu’il change réellement de place pour piquer la roche. Les cloisons tranchantes qui en résultent sont difficilement détruites ; elles échappent au choc des pics.
Si ce travail était produit par le frottement des tenta- cules pédicellés et rétractiles de l'animal (comme le prétendent encore plusieurs auteurs), ces cloisons n’exis- teraient pas : elles sont une nouvelle preuve que cette perforation des roches est due au choc des pies dont sont pourvus ces animaux; Car les dents qui leur servent à broyer les aliments ne sont , réellement parlant, que de faibles pincettes , dont les sommets aigus seuls ont toute la force d'agir sur les roches.
On sait que ce radiaire est de forme ovale ; nous ajoute- rons que le trou creusé par lui a également la même forme. Nous possédons encore Ja même espèce, dans une masse calcaire madréporique provenant de la Guadeloupe, où l’'Echinometra est parfaitement logé dans son trou ovale.
Dira-t-on encore que ces excavations n’appartiennent pas à ces animaux ?
(1) Annales des sciences naturelles. Juillet 1864.
= re
Mais nous avons placé de nombreux échantillons du Lividus sur des roches lisses sans aucune excavation et nous avons observé les résultats de leur travail d'un an, de trois ans ; ce dernier avait un centimètre environ de profondeur dans le grès le plus dur des côtes de Douarnenez.
Dans nos dernières recherches, nous avons pu observer divers faits nouveaux de ces Radiaires. Ayant retiré de leurs trous huit Echinus lividus, placés dans un grand baquet sur du sable coquillier avec de l’eau de mer (remarquons qu’en cet état ces animaux venaient d’être privés de leur demeure), quatre agirent de la même manière : Développant leurs nombreux tentacules , nous les vimes tâtonner, chercher autour d'eux, saisissant tout ce qu'ils rencontraient, les coquilles, les petits galets, pour s’en couvrir. À cet indice, nous jetâmes autour d'eux des patelles de moyenne grandeur, des littorines littorales et autres , des galets de la grosseur d’une noisette ; tous ces objets étaient aussitôt saisis par leurs tentacules, lesquels se dilataient jusqu’à cinq centimètres de longueur. Dans ce travail ingénieux , les tentacules inférieurs s’em- parent des objets et les repassent à d’autres tentacules plus élevés sur les Oursins ; les piquants jouent aussi leur rôle, assistant dans ce travail comme léviers, pour se passer de l’un à l’autre les objets les plus lourds et les plus volumineux. Les Echinides se trouvent ainsi entièrement cachés, recouverts de tous les objets restés attachés à leurs tentacules. Après ce travail, qui s'opère durant dix à douze minutes , règne , pendant cinq ou six heures, une grande immobilité; puis ils se débarrassent de toute cette surcharge qu’ils ne s'étaient donnée ainsi pro- visoirement (nous le supposons), que pour se préserver des oscillations des eaux durant la marée qu'ils devaient redouter , car ils avaient perdu leurs trous dans les roches.
ANT JE
Un second fait nous a également intéressé. Plusieurs de ces Radiaires ayant été retirés de leurs trous, puis placés dans un grand bocal en verre blanc contenant de l’eau de mer, nous en vimes trois s'attacher à la paroi du vase avec leurs tentacules que l’on put compter au nombre de deux cents environ pour chacun. Ils montèrent ainsi jusqu’au niveau de l’eau à vingt centimètres , la coquille le dépassant de quelques millimètres seulement, comme pour prendre l'air par quelques trous de leurs tentacules. On sait que de l'ouverture où aboutit le rectum, sur la partie supé- rieure et au centre de la coquille, s'établit un point central d’où s'étendent en rayonnant les piquants sur la partie supérieure de la coquille. Ici est l'observation qui, à ce sujet, nous à beaucoup étonné. Arrivé à la surface de l’eau, l’Echinus attaché verticalement à la paroi du bocal, c'est là , dans cette position, que s'établit en quelques secondes le point central cité plus haut, et d’où s'étendent les piquants, tous couchés verticalement de haut en bas. Partant de ce point supérieur qui a pris l'air à la surface de l’eau et qu'il renvoie en bulles lorsqu'il est descendu au fond du bocal , l'Oursin en reprenant sa pose horizontale, fait revenir ses piquants en rayonnant à leur point central primitif. Avant cette seconde métamorphose, en nous hâtant, il est vrai, nous avons pu (pour nos musées), vider , nettoyer, un certain nombre de ces derniers et conserver leurs piquants tous perpendiculaires sur la surface des Oursins, ce que nous n'avions point vu nulle part jusqu’à présent.
Dans les plus gros Echinus esculentus, très voisins de ces derniers, la coquille développe environ vingt et un centi- mètres de circonférence; on peut lui compter cinq cents ten- tacules environ. L’un de ceux-ci étant resté plus longtemps suspendu de tout son poids attaché à la paroi d’un bocal par
a
dix-huit de ses tentacules, qui, en cette circonstance, étaient dilatés jusqu’à six centimètres de longueur, alors aussi fins qu’un cheveu, ces tentacules, après vingt-cinq heures de suspension, se rompirent vers la moitié de leur longueur, plutôt que de se détacher du contact du verre, et l'Echinus tomba.
Pleins de vie, nous essayâämes de les voir manger , en leur donnant des débris de mollusques : ils restèrent indif- férents à tout. Aussi, après vingt-quatre heures de retenue dans nos bocaux, se montrèrent-ils bien fatigués, et malgré les fréquents renouvellements de l’eau, ils succombaient souvent dans les quarante-huit heures.
Un troisième fait nous a surpris plus que les précédents. Nous avions retiré de leurs trous une quinzaine d'Oursins livides. Leur armature buccale fut aussitôt enlevée, et après avoir vidé et lavé l’intérieur des coques avec une petite brosse coudée, nos coquilles, en cet état, n'avaient plus qu'à sécher pour entrer dans nos collections. Cependant , une épreuve bien désespérée nous restait encore à faire : nous les mimes dans l’eau de mer. Quelle fut notre surprise! La force vitale du système musculaire qui maintient et fait mouvoir les piquants avait, en les agitant de nouveau, conservé toute sa vigueur, comme si les Our- sins eussent encore habité leur coque. Les nombreux ten- tacules pédicellés eux-mêmes restés cachés en partie dans l'épaisseur du test, se dilataient encore; nous les conser- vâmes ainsi pleins de vie durant quinze heures. Souhaitons donc que les expériences que nous avons faites plusieurs fois, non sans une vive admiration, soient répétées de nouveau pour la culture de la science et la satisfaction des conchyliologistes.
ANNÉLIDES SÉDENTAIRES.
(Cuvier.)
LES DORSALÉES, LES AMPHITRITÉES, LES SERPULÉES. (LAM.)
Ces animaux, qui n’ont point d'yeux, habitent continuel- lement dans des tubes d’où ils ne sortent jamais entièrement.
Les branchies toujours à l’une des extrémités du corps ou près d'elles.
LES DORSALÉES.
Branchies dorsales ou disposées dans la longueur du corps.
4e GENRE.
Areénicole. — Areénicola.
13 1. A. du pêcheur. — A. piscatorum. (Lin.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd.,t. 5, p. 580.
n » Cuvier, Dict. des sc. nat., t. 2, p. 473.
» » Chenu, Illustra. conchy., p. 1, pl. 4, f. 1.
» » Blainv., Dict. des se. nat., t. 57, p. 447, pl. 6, f. 1. » » Encycl. méth., pl. 34, f. 16.
Hab. assez généralement sur toutes les plages avancées en mer, enfouie dans le sable vaseux; les pêcheurs la recueillent en grand nombre, comme un très bon appât pour prendre le poisson.
+ 6 2: 1% 9. A. branchial. — A. branchialis. (Aud. M. Edw.)
Audouin et Milne Edwards, Ann. des sc. nat.,t. 30, p. 422, pl. 22, f. 43. Littoral de la Fr. p. 287, pl. 8, f. 13. Chenu, Illustra. conchy., p. 4, pl. 1, f. 6.
» »
» »
Hab. avec la précédente; celle-ci est moins commune.
15 3. À. noire. — À. carbonaria. (Leach.)
» » Leach., Encyel. brit., supp., t. 4, p. 452, pl. 26, f. 4. » » Chenu, Illustra. conchy., t. 4, p. 1, f. 7.
Hab. sur les plages sableuses, vaseuses, avancées en mer, de la Bernerie, etc.
LES AMPHITRITÉES (LAM.)
Tube membraneux ou corné, plus ou moins arénacé.
PECTINAIRE , SABELLAIRE, TÉRÉBELLE , AMPHITRITE,
ÿe GENRE.
Pectinaire. — Pectinaria.
16 1. P. d'Europe. — P. Belgica. (Lam.)
Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 602.
Chenu, Illustra. conchy., pl. 4 à 3.
Blainv., Diet. sc. nat., t. 57, p. 436.
Muller, Zool. Dan., p. 26, pl. 26.
Cuvier, Dict. sc. nat., t. 2, p. 521. Règne anim., t. 3, p. 195.
h »
» »
» auricoma, Amphitrite »
» »
Le type que nous citons ici a sept centimètres de longueur.
EU ue
Hab. les plus basses plages, plongé verticalement dans le sol sableux, vaseux, la baie de Bourgneuf, les plages avancées en mer de la Bernerie, du CGroisic, Piriac, aux Impairs, près le Pouliguen.
Nous avons dragué sur le plateau du Four, par quinze mètres de profondeur, une var. minor de cette espèce, dont le tube arénacé est arqué et de la grandeur d’une forte dentale lisse.
6e GENRE. Sabellaire. — Sabellaria. (Lam.)
1. S. alvéolée. — $S. alveolata. (Lin.)
» » Donov., Trad. Chenu, t. 1, p. 93, pl. 37, f. 3.
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 605.
» » Lin., Syst. nat., 2, p. 1268.
» » Blainv., Dict. sc. nat., t. 57, p. 435.
» » Chenu, Illustra. conchy., p. 1, pl. 2, f.7, pl.8, f. 4, 6.
Hab. assez généralement sur toutes les côtes du littoral, attachée sur les roches souvent avancées en mer, ou à un niveau inférieur que l’on n’atteint que dans les basses mers des syzygies (1).
(1) En citant certains avantages à retirer de ces agglomérations de détritus coquilliers, nous pensons favoriser les recherches jusqu'ici, croyons-nous, ignorées des Foraminifères et autres microscopiques dans ces amas sableux.
Après la désagrégation de ces masses tubuleuses, que nous avons opérée en les laissant tremper dans l’eau douce, le sable étant ensuite passé à divers tamis, pour en retirer la plus grande partie qui entra- vait nos recherches, nous avons trouvé en grand nombre des Aosalina globularis, beccarii et corallinarum de d’Orbigny, des Polistomella crispa de Lamarck, et Quinqueloculina secans, Truncatulina tubercu-
=: Eee
18 2. S. grands-tubes. — S. crassissima. (Pen.)
» » Pennant, Zool. brit., t. 4, pl. 92, f. 462. » » Chenu, Illustra. conchy., p. 1, pl. 2., f. 6.
Le mauvais état de l'échantillon figuré ici, ne rend qu'imparfaitement cette espèce; elle n’est pas répandue comme la précédente.
Hab. les côtes de Pornic, les Evains , écueil granitique situé à cinq kilomètres en mer, au Sud-Est du Pouliguen.
19 3. S. vaseuse. — S. lutea. (Chenu.)
» » Chenu, Ilustra. conchy., p. 1, pl. 8, f. 4.
Cette espèce n’est pas répandue comme les précédentes. Hab. les Evains.
7e GENRE.
Térébelle. — Terebella (Cw.)
20 1. T. coquillière. — T. conchilega. (Cuv.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 607.
» » Encycl. méth., p. 57, f. 5, 12.
» » Lin., Gmel. Syst., t. 1, part. 6, p. 3113.
» » Blainv., Dict. se. nat., t. 57, p. 438, pl. 4, f. 2.
Hab. enfoncée dans les sables vaseux, surtout sur les
losa de d'Orbigny, des #iliolites planulatus, en mollusques; des Odos- tomia plicata, unidentata et autres encore non déterminés.
Pourquoi n’avons-nous pas, il y a quarante ans, alors que nous en avions la facilité, fouillé les sabellaires exotiques ? Avis aujourd’hui à ceux qui voyagent dans les contrées lointaines.
Ce sable, plus généralement de nature calcaire, peut être employé dans les terres fortes, comme amendement.
21
= —
plus avancés en mer, les côtes de Ker-Cabelec, aux Im- pairs, à l'entrée du chenal du Pouliguen, les plages de la Bernerie, partout répandue, sur les rives du Grand- Trait, près les marais salants, au Croisic; là elle s’agglu- tine à de petits galets gros jusqu'à deux centimètres.
2. T. papilleuse. T. cristata. (Savi.)
» » Savigny, Syst. nat., p. 87.
» » Lam., 2° éd., t. 5, p. 607, n° 2.
» » Blainv., Dict. sc. nat., t. 57, p. 438.
» » Encyel., pl. 57, f. 1, 4. Brug.. Dict., n° 1.
Hab. draguée rarement à Basse-Kikerie.
22 3.T. comprimée. — T. compressa ? (WMontg.)
Sabella compressa, Montagu , trad. Chenu, t. 4, p. 240.
Nous avons toujours dragué assez profondément , à mer basse, par huit et dix mètres, le tube de cette espèce seulement. Nous ne connaissons pas l'animal, mais ce qui distingue principalement cet Annélide, c’est d’être plat sur toute sa longueur. Le tube membraneux, coriacé , est donc très aplati. Les plus longs échantillons ont de cinq à huit centimètres , mais ils peuvent avoir davantage, car très probablement nous n'avons que des morceaux. Les coquilles qui le recouvrent sur ses deux faces prouvent bien que ce n’est pas un aplatissement survenu après la mort de l'Annélide, attendu que ce sont d'assez grands fragments de Peignes, Tellines et autres, mais toutes bivalves en morceaux dont chacun dépasse la largeur du tube, qui est de quatre à cinq millimètres. Avec ses deux faces paral- lèles ainsi tapissées de fragments plats, l’Annélide contenu
23
24
nn =
entre elles doit l'être également, ce qui nous porte à reconnaître l’espèce citée par Montagu.
Hab. Basse-Kikerie, seule localité où nous l’ayons ren- contrée (1).
8e GENRE. Amphitrite. — Amphitrile. (Lam.)
1. A. de Spallanza. — A. Spallanzani. (Blainv.)
» » Blainv., Chenu, Ilustra. conchy., pl. 6, f.6, 6 a, b.
Les tubes sont de nature pâteuse calcaréeuse , faisant
effervescence aux acides. Hab. sur les plages basses et avancées en mer, enfouie dans le sable vaseux, la baie de Bourgneuf, la Bernerie, etc.
2. À. spiribranche. — A. volutacornis. (Montq.)
» » Montagu, Act. soc. lin., 7, p. 80, pl. 7, f. 10. » » Lam., anim. s. v., 2°éd., t.5, p. 641.
Hab. avec la précédente.
(1) Si cette espèce est, comme nous le supposons, celle déjà observée par Montagu, nous citerons ce qu’en dit cet auteur :
« Sabella compressa, tube extrêmement plat, court et large, composé » de grands morceaux ou fragments de coquilles bivalves aplatis, prin- cipalement du genre Pecten; ils sont placés sans ordre, mais parfois » ils se couvrent l’un l’autre aux bords et sont toujours collés, le côté » concave en dedans, ce qui laisse une petite ouverture.
» La longucur des exemplaires que nous nous sommes procurés était » d’un pouce et demi environ, formés de cinq ou six fragments de » coquilles placés de chaque côté, finement agglutinés: ces parcelles ont » en général une largeur de trois huitièmes de pouce, et sont de la » structure la plus difforme. L'espèce habite la mer à Torcross, dans le » Devonshire.
» L'animal a échappé jusqu’à présent à nos recherches. »
” -
= ue.
ge GENRE.
Spirorbe. — Spirorbis. (Lin.)
25 1. S. nautiloïde. — $S. nautiloïdes. (Lin.)
» » Lam., anim. s. v., 2e éd., t. 5, p.613.
» » Chenu, Ilustra. conchy., p. 3, pl. 4, f.1, a, b, c, d. Serpula spirorbis, Lin., Syst. nat., p. 1266.
» » Muller, Zool. Dan., 3, p. 8, pl. 86, f. 1, a, b.
» borealis, Blainv., Dict. sc. nat.,t. 50, p. 301, pl. 2, f. 2.
Hab. communément partout, sur les fucus.
26 2.8. transparente. — S. spirillum. {Lin.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 614.
Serpula spirillum , Lin., Syst. nat., p. 1264. » » Blainv., Dict. se. nat., t. 5, p. 301, pl. 2. » » Chenu , Illustra. conchy , p. 4, pl. 1, f, 2.
Cette espèce est rare, elle se fixe ordinairement sur des
sertulaires. Hab. les côtes du CGroisic et celles de Piriac.
27 3.8. tricostale. — S. tricostalis. (Blainv.)
» » Blainv., Dict. sc. nat., t. 50, p. 302. » » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 614. » » Chenu, Ilustra. conchy., p. 5, pl. 1, f. 5, pl. 2, f.8.
Tr .#
Cette espèce carénée se trouve presque semblable à la Nouvelle-Hollande, au port du roi Georges.
Hab. au plateau du Four, avec la Spirorbis nautiloïdes, sur le Pecten pussio, et à Piriac, sur la Cérite hérissée, où elle est plus répandue.
Lo OR = 10e GENRE. Serpule. — Serpula.
28 1.S. vermiculaire. — S. vermicularis. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., p. 1267.
» » Muller, Zool. Dan., pl. 86, f. 7 à 9.
» » Blainv., Dict. sc. nat., t. 48, p. 553, pl. 1, f. 1. » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 69, pl. 25, f. 4 à 5.
Hab. souvent en groupe sur les coquilles, sur les pierres rapportées des bas-fonds, sur l’Ostrea hippopus ; draguée sur les côtes de Piriac, elle est blanche ou rougeûtre ; la variété d’un beau rouge citée par Donovan, est commune sur le Pecten opercularis , draguée à l'Ouest et au large de l’ilot du Four.
29 2. S. intestin. — $S. intestinum. (Lam.)
» » Blainv., Dict. sc nat., t. 48, p. 554. » » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 619.
Hab. ; draguée au large de la Banche, souvent attachée sur les Pecten.
30 3. S. très petite. — $S. minima. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v., 2e éd., t. 5, p. 625. » » Blainv , Dict. sc. nat.,t. 48, p. 557.
Hab. communément sur la Corallina officinals, dans la baie du sable menu à la grande côte du Croisic.
M 31 4. S. contournée. — S. contortuplicata. (Lin.)
» » Blainv., Dict. sc. nat., t. 48, p. 553. » » Lam, anim.s. v., 2°*éd., t:°5, p. 649,
Hab. sur les roches de fond, draguée à Basse-Kikerie et au large, dans l'Ouest de l’ilot du Four, attachée sur le Pecten opercularis.
32 5. S. filograne. — S. filograna. (Lin.)
» » Lin , Syst. nat., p. 1265. » » Lam., anim. s. v., 2e éd., t. 5, p. 621.
Hab. ; rapportée par la drague, au large de Piriac.
11° GENRE. Vermilie. — Vermilia. (Zin.)
Do 1. V. triquètre. — V. triquetra. (Lin.)
Serpula triquetra, Lin., Gmel., p. 3740. » » Blainv., Dict. sc. nat., t. 57, p. 329 et p. 430, pe 40597 \ » » Lam., anim.s. v., 2e éd., t. 5, p. 633.
Hab. très communément fixée sur les Sabellaria alveo- lata, les Pecten, les Lutraria et toutes autres coquilles que cet Annélide rencontre pour s’y attacher comme sur les roches.
= ee
34 2. V. scabre. —— V. scabra. (Lam.) » » Blainv., Dict. se. nat., t. 57, p. 330. » » Lam., anim. s. v., 2e éd., t. 5, p. 634.
Hab. sur le plateau du Four; à Basse-Kikerie, celle-ci est rare. 39 3. V. plicifère. — V. plicifera. (Blainv.)
» » Blainv., Dict. sc. nat., t.57, p. 330. » » Lam., anim. s. v., 2e éd., t. 5, p. 634.
Nous possédons un exemplaire qui s’est introduit dans le tube de la Vermilie triquètre où il s’est attaché et a continué son test de trois centimètres et demi sur la roche.
Hab. sur l’ilot des Evains, écueil granitique à cinq kilo- mètres en mer au Sud-Est du Pouliguen.
CLASSE DES CIRRHIPÉDES. — CIRRHIPEDA. (Lam.)
ORDRE PREMIER.
CIRRHIPÉDES SESSILES. (LAW. 19e GENRE.
Balaune. — ÆBalanus. (Laim.)
360 1. B. tulipe. — B. tintinnabulum. (Lin).
» » Lam,., anim. s. v., 2e éd., t. 5, p. 657. Lepas tintinna. Lin., Syst. nat., p. 1108. » » Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 5. » » Encycl. méth., pl. 464, f. 5. » » Chenu, Illustra. conchy., pl. 2, f. 1, 8, pl. 5, 1, 1, a, b, c.
Hab.; se rencontre fréquemment attachée à la quille des navires; elle ne se propage pas sur nos côtes.
Cu 7 ®. B. sillonnée. — B. sulcatus. (Lin.)
» » Lam., anim s.v., 2° éd., t. 5, p. 657. Balanus » Brug., Dict. n° 1, Encycl., pl. 164, f. 1.
» communis, Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 3. Lepas balanus ? Lin., Syst. nat., p. 1107.
Hab. attachée sur les roches, où elle vit ordinairement en groupe ; commune sur les côtes de Ker-Cabelec, de la Bernerie, à la jetée du Croisic, etc.
38 3. B. œuvée.
B. ovularis. (Lam.)
» » Guérin, Iconogra., Règ. anim. Moll., p. 38, F 1. » » Chenu, Illustra. conchy., pl. 2, f, 6. » » Lam., anim, s. v., 2° éd., t. 5, p. 660.
Hab.; nous l'avons recueillie sur la Mytilus ungulatus, attachée à la bouée de sauvetage au Nord de Pilot du Four.
39 4. B. chétive. — B. miser. (Lam)
» » Chemn., Conch , 8, t. 97, f. 821
» » Encycl. méth., pl. 64, £. 4.
» » Chenu, llustra. conchy., pl. 4, f. 1. Balanus balanoïdes, Ranz., p. 43. Lepas balanoïdes, Poli.
Hab. fixée sur les Moules, sur les roches; elle vit en groupes nombreux. Piriac, la Bernerie, etc.
40 5. B. amphimorphe.— B. amphimorphus. (Lam.)
» » Collard des Cherres, Testacés du Finist., p. 6. » » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 660. » » Chenu, Illustra. conchy., p. 2, f 5
Hab. sur les côtes de Pornic, celles de la Bernerie, etc. : 3
— 41 6. B. perforée. — B. perforatus. (Brug.)
» » Chemn., Conch., 8, pl. 97, f. 822.
» » Encycl. méth., pl. 164, f. 2.
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., 1. 5, p. 660
» » Chenu, Illustra. conchy., pl. 3, f. 49, et pl. 6. 144,745:
Hab. en groupes nombreux sur lés roches avancées en mer, sur les plages de la Bernerie.
49 7. B. lisse. — B. Lœvis. (Brug.)
» » Brug., Dict. n° 2.
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 661.
» » Chenu, Illustra. conchy., pl. 6, f. 4, 5. Creusia lœvis, Blainv., Dict. se. nat., t. 3, p. 378.
Hab. souvent fixée sur la Mytilus edulis et la Purpura lapillus, dans les roches avancées en mer, sur tout le littoral.
43 8. B. palmée. — B. palmatus. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 662. » striatus ? Brug., Dict. n° 3.
Hab. sur des Moules des côtes de la Bernerie.
44 9. B. patellaire. — B. patellaris. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd.,t.5, p. 663. Lepas stellata ? Poli, test. 1, t. 5, f. 18.
Hab. sur les côtes de Pornic, en groupes sur les rochers.
=. A
45 10. B. fistuleuse. — B. fistulosus. (Brug)
Brug., Encycl. méth., pl. 164, f. 7, 8.
Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 665.
Chenu, Illustra. conchy., pl. 4, £. 9.
Chemn., Conchy., 8, pl. 98, f. 838.
» borealis, Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 106, pl. 43, f. 10, 11.
Lepas elongata,
Hab. sur les côtes de Piriac, où nous l'avons rencontrée très rarement.
46 11. B. rose. — B. roseus. (Lam.)
Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 659. Chenu, Illustra. conchy., pl. 2, f. 7, 9.
Hab. ; nous l'avons trouvée fixée à des valves d’Anatifa lœvis et striata , sur les côtes de Piriac, la Bernerie.
13° GENRE.
Creusie. — Creusia. (Leach.)
47 1. C. de Strome. — C. Stromia. (Mull.)
Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 670.
Blainv., Dict. sc. nat., t. 32, p. 377.
Sow., Reeve, Conchy. syst., t. 1, p. 21, pl. 8, PE À
Muller, Zool. Dan., 3, p. 21, pl. 94, f. 1 à 4.
Clitia lœvigata,
Lepas stromia,
Hab. fixée aux rochers de l’ilot du Four, sur le Pecten
mazimus ; draguée au large de la Turballe et sur le Pecten varius de la Bernerie.
— =
14e GENRE. Pyrgome. — Pyrgoma. (Savigny.) 48 1. P. sillonnée. — P. sulcata. (Pil.)
» » Philip., Moll. Sic., t. 4, p. 251, pl. 12, f. 24, na DAC:
Hab. ; draguée très rarement par dix et douze mètres, à Basse-Kikerie.
C'est une des nombreuses nouveautés pour les côtes départementales de notre Océan.
ORDRE SECOND.
CIRRHIPÈDES PEDONCULÉS,
15e GENRE. Anatife. — Anatifa. (Prus.) 49 1. À. lisse. — A. Lœvis. (Lin.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 675. » » Philip., Moll. Sic., t. 1, p, 251. » » Encycl. méth., pl. 466, f. 4. Lepas anatifera, Lin., Syst. nat., p. 4109. » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 13, pl. 3, f. 3.
Hab. sur tout le littoral, fixée à des pièces de bois rejetées sur les côtes.
se
50 2. À. dentée. — A. dentata. (Brug.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd.,t. 5, p. 676. » » Brug., Dict. n° 3. Pentelasmis dentatus, Leach, Chenu, Illustra. conchy., pl. 1, f. 6, 7.
Hab. comme la précédente; celle-ci est très rare sur nos côtes.
51 3. À. striée. — A. striata. (Brug.)
» striata, Brug., Dict. n° 4. Lepas anserifera, Lin., Syst. nat., p. 1109. » » Encycl. méth., pl. 166, f. 2. » » Gualt., Conchy., pl. 106, f. 3. Pentelasmis striata, Leach, Cirrhip., Campyl.
Hab. comme les précédentes ; recueillie sur les côtes de la Bernerie, de Pornic, etc.
52 4. À. vitrée. — A. vitrea. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 677. Lepas fascicularis, Ellis, Zooph., p. 167, pl. 15, f 6. Lepas dilata, Donov., trad. Chenu, t. 1,p. 108, pl. 45, f. 4. Pentelasmis vitreus, Leach, Chenu, Illustra. conchy., pl. 1, f. 8.
Hab. ; rarement rejetée sur les côtes , recueillie dans la baie de Bourgneuf et sur les plages de la Bernerie.
! 53 b. À. diaphane. — A. pellucidus. (Chenu.)
Pentelasmis pellucidus. Chenu, Ilustra. Conchy , pl. 1, f. 5.
Hab. comme les précédentes ; celle-ci n’est pas com- mune.
#
EN
54 6. A. sillonnée. — A. sulcata. (Quoy, G.)
Quoy et Gaim., voy. Astrol , p. 538 , pl. 93, f. 18
à 20. Pentelasmis sulcata , Chenu, Illustra. conchy., pl. 4, f. 5. » anserifera, Gmel., Lin., Donov., trad. Chenu, p. 109, pl. 45, f. 10.
Hab. ; rejetée très rarement sur les côtes. 16° GENRE. Alèpe. — Alepa. (Quoy, Gaim.)
55 1. À. parasite. — À. parasita. (Rang.)
Rang., Man., Hist. nat. des Moll., p. 364, pl. 8,
Alepas parasila, RUE Anatifa » Quoy et Gaim., voy. Astrol., t. 3, p. 641, pl. 93, f. 1 à 3.
» univalve , Quoy et Gaim., Ann. sc. nat., t. 10, pl. 7, f. 3.
Hab. ; rencontrée rarement sur le Pecten opercularis des régions profondes, au large et à l'Ouest de lilot du Four.
17e GENRE. Pouce-hpied. — Potllicipes. (Leach.)
P. cornucopia. (Leach.)
56 1. P. groupé.
Pollicipes cornucopia, Leach, Cirrhip. Campyl.
Lepas pollicipes, Gmel., Montg., trad. Chenu, p. 265, pl. 41, f. 9. Anatifa pollicipes, Brug., Dict. n° 6.
Ejusd., Encycl. méth., pl. 466, F. 10, 11.
Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 5, p. 679.
» »
» »
HS —
Hab. la côte Sud du Croisic, fixée sur les rochers, au lieu dit le Grand-Autel; on ne peut latteindre que dans les plus basses mers des syzygies.
18e GENRE.
Cineras. — Cineras. (Leach.)
57 1. C. flambé. — C. vittata. (Lam)
» » Leach, Cirrhip. Encycl. brit. sup. t. 3, p. 170, Lepas coriacella, » Poli, test., 1, pl. 6, f. 20. » membranacea, Trans. of the Linn. soc., trad. Chenu, t. 1, p. 255, pl. 20, f. 7.
Hab.; recueillie sous les navires, où cette espèce se trouve en abondance.
19° GENRE.
Otion. — Otion. (Leach.)
58 1.0. sans taches. — O. Guvieri. (Leach.)
» » Leach, Cirrhip., Campyl, pl. Encyel. brit. suppl., p. 170, pl. 57, f. 3.
» » Lam., anim. s. v., 2e éd., t. 5, p. 685.
» » Leach, Cheru, Illustra, conchy., pl. 2, f. 14.
Hab. en grand nombre sous les navires.
MOLLUSQUES
MARINS, TERRESTRES ET FLUVIATILES.
ACÉPHALÉS LAMELLIBRANCHES.
PHOLADIDÆ.
20e GENRE.
Taret. — Teredo. (Li.
D9 1. T. commun. — T. navalis. (Lin.) » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 96, pl. 39. » Ù Desh., Trait. élém. de conch., p. 47, pl. 3. Far ang; » » Blainv., Malac., p. 579, pl. 81, f. 6 a, b.
» » Phil., Moll. Sic., t. 1, p. 2, pl. 4,19:
Sow. Illust. index, pl. 4, f. 1.
Caill., mém. sur les Moll. perfo., pl. 3, Harlem, 1856.
Hab. dans les bois séjournant à la mer, les pieux des balises, au Pouliguen, à la Bernerie, etc.
EN.
60 2.T. deux palettes. — T. bipennata. (Turton).
» » Conchy., Dict., p. 184, f, 38, 39, 40.
» » Flemming, brit. anim., p. 454, Brit., conchy., p. 28.
» » Forbes, Hanley, t. 1, p. 80, pl. 4, FO 0 AE
» » Sow., Illust. index., pl. 1, f. 4.
Hab. dans les bois flottants recueillis sur les côtes.
61 35. T. petit marteau. — T. malleolus. (Turton.)
» » Turton, Dithyr. Brit., p.255, pl. 9, f. 49.
» » Brown, Illustra. conchy., G. Brit., p. 116, pl. 50, f. 16.
» » Forbes, Hanl., t. 1, p. 84, pl. 1, f. 12 MATE
» » Sow., Illust. index, pl. 1, f. 5.
Hab.; recueilli sur les côtes du Pouliguen et de Ja Berneric.
62 2. T. nain. —T. nana. (Turton).
» » Dithyr. Brit., p. 16, pl. 2, f. 6, 7.
» » Brown, Illustra. conchy., p. 116, pl. 50, F. 14, 15. » megotara, Forbes, Hanl., t.1, p.77, pl. 4, f. 6 pl43; sde » » Hanl., Sow., Illust. index, pl. 4, f. 3.
Hab. dans les bois flottants recueillis sur les côtes.
63 5. T.de Norwége.
|
T. Norwegica. (Spen.)
» » Spengler, hist. nat., t.2, p. 102, pl. 2, f. 4, 5, : GB. 1 ” » Forbes, Hanl., t. 1, p. 66, pl. 4, f. 1 à 5. » » Sow., Ilustra. index, pl. 4, f. 4 à 5. ” Brugieri, Delle Chiaje, mém., t. 4, p. 28, 32, pl. 54, f. 9 à 12. » » Phil., Moll. Sic., t.1, p. 9, t. 2 D. ds
Hab.; recueilli comme le précédent avec lequel il à les plus grands rapports.
mn,
Nous avons reconnu que le Taret perfore les bois par un procédé mécanique avec sa coquille, dont les valves sont des taillants tranchants en tarières, et ciselés de fines stries, produisant ensemble l'effet de grattoirs et de râpes.
Lorsque le Taret est en action, il s'opère d’abord, des trois quarts de son ensemble vermiforme, une tension générale, un gonflement en contact avec les parois de son conduit ligneux, pour prendre son point d'appui : la partie inférieure, restée libre, pourvue de sa coquille, agit par demi-tours ; chaque valve opère son grattement tour à tour, en tournant l’une de gauche à droite, l’autre de droite à gauche, par un va et vient et par saccade. L’acajou, le gaïac, les bois les plus durs ne lui résistent pas, aidé qu’il est par l'immersion incessante de la mer dont les eaux facilitent beaucoup l'opération. Tout ce travail, comme on le voit, est donc mécanique, et non le produit d’un acide, ou du pied, capuchon céphalique, comme on l'avait supposé.
Dans un échantillon de bois déjà perforé par de nom- breux Xylophaga dorsolis (Turt.), nous avons nous-même, avec les valves du Teredos navalis, creusé un trou de trente millimètres de profondeur sur trente-trois millimè- tres de circonférence, dans l’espace de quatre heures et demie.
En travaillant toujours dans l’eau, sur du bois d’acajou beaucoup plus dur (déjà perforé) et avec les coquilles que nous en avions retirées, nous avons creusé, dans le même échantillon, en cinq heures et demie , un trou de onze millimètres de profondeur sur dix-huit de circonfé- rence.
Notre coquille étant mastiquée au bout d’une tige en bois, nous ne pouvions pas (comme le fait le Mollusque) l'incliner suffisamment, tantôt à droite tantôt à gauche,
St: | dns
pour élargir le trou, et obtenir par là l’aisance voulue pour pénétrer plus avant dans le bois, et produire les ondulations souvent observées dans leur conduit ligneux. Aïnsi on comprendra que nos trous ne pouvaient pas, en effet, présenter ces ondulations. Au travail de la coquille du Taret, on objectait que son échancrure devrait laisser un relief au fond du trou; c’est une grave erreur, attendu que la coquille n’agit pas en droite ligne comme le ferait une vrille, mais bien en s’inclinant vers les parois de son con- duit pour en obtenir l'élargissement, dès-lors le relief ne peut plus exister. Nous avons nous-même obtenu ce relief très prononcé en commençant un trou droit, et nous l'avons fait disparaitre immédiatement en inclinant la coquille.
91° GENRE.
Pholade. — Pholas. (Lin.)
1. P. dactyle. — P. dactylus. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., p. 4110, 20 » » Donov., trad. Chenu. t. 1, p. 79, pl. 30, f. 9
à 11. » » Wood, Gene. conchy., p.77, pl. 43, f. 4, 2, 3. » » Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 4, f. 10,11, 13.
Les Pholades n'étaient encore connues que dans la pierre calcaire, l'argile et le bois, lorsque, dans une exploration sur nos côtes, le 26 octobre 1851 au Rocher rond, à huit cents mètres au Sud-Est du Pouliguen, nous avons décou- vert ces Mollusques perforant une roche primitive, le gneiss sur micacé, pl. Il, et, plus tard, le micaschiste et le talc. Ce nouveau fait devait enfin prouver la perforation
do
mécanique de ces Mollusques, méthode que nous avions déjà reconnue telle (quoique dans le calcaire), en 1840, sur les côtes de l’île de Malte (1).
Hab. dans le gneiss à la pointe de Ker-Cabelec, au Nord de Mesquer, au Pouliguen, à la Bernerie. C’est plus géné- ralement la var. (b) moins allongée, plus renflée et plus écailleuse postérieurement.
À la jetée du Croisic, ainsi qu’à la pointe de Ker-Cabelec, des blocs d'un calcaire tendre apportés des environs de Rouen comme lest et jetés à la mer, sont promptement perforés par les Pholades.
2. P. scabrelle. — P. candida. (Lin.)
» » Lin., Lam., anim. s. v., (éd. Desh.), t. 6, p. 44.
» » Desh., Trait. élém. de conchy., p. 79, pl. 3, 13/44
» » Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 5, f. 17, 18.
» » Wood, Gene. conchy., p. 79, pl. 14, f. 3, 4.
» » Lin., Sow., Illust. index, pl. 4, £. 9.
Hab. avec la Dactyle, mais généralement moins com- mune; elle prospère, surtout en raison de sa fragilité, dans les roches schisteuses altérées de la côte de la Berne- rie, et celles de même nature aux confins Nord du départe- ment. Nous possédons le jeune âge de cette coquille, de la grosseur d'un grain de millet, et déjà introduite dans la roche (2).
(1) Magasin de zoologie d'anatomie comparée , 1843. Nouveau fait sur la perforation des Pholades.
(2) Nous devons à M. le baron de Girardot la découverte d’un nou- veau gisement de cette espèce au Pouliguen, dans l’argile noire, à l’angle Nord du confluent de l’étier de Stevoits. Ces Mollusques, observés sur les lieux dans un Aquarium, par M. le baron de Girardot, ont développé leurs siphons jusqu’au-delà de quinze centimètres.
66
7.
3. P. petite. — P. parva. (Pennant.)
» » Montg., trad. Chenu, t. 4, p. 10, pl. 1, f. 1, 1, a. » » Forbes, Hanl., t. 1, p. 3, pl. 4, f. 1, 2.
» » Penn., Sow., Ilust. index., pl. 4, f. 10.
» » Chenu, Man. Conchy., t. 2, p. 5, f. 19, B.
Hab. avec les autres Pholades, mais moins commune. Sur la côte de Saint-Michel-Chef-Chef, avec la Candida , elle s’introduit dans de petits filons de talc soyeux, dès- lors très faciles à perforer.
Nous reconnaissons que les Mollusques perforants se divisent en deux catégories distinctes par leur mode d’in- troduction dans les roches. Les uns s’y établissent par un procédé chimique qui consiste dans l'emploi de leur sécré- tion acidulée, laquelle dissout la substance calcaire. Au nombre de ceux-ci est le Gastrochène, cité plus loin, réduit à ne pénétrer que dans les substances calcaires , roches, coquilles d’huitres, etc. Les autres, compre- nant les Pholades, ne se bornent pas à un travail d’intro- duction dans le calcaire seulement, attendu que ces Mol- lusques agissent mécaniquement. Lorsque la dureté de la pierre n'est pas trop grande, toutes les roches ainsi que les argiles qui sont à leur proximité leur conviennent ; les bois mêmes sont affectionnés par plusieurs d’entre eux. Leur rencontre que nous avons citée au sein du terrain primitif, dans les gneiss, les schistes, les talcs, causa, il y à quelques années, une grande surprise.
Nous expliquerons brièvement le procédé aussi simple qu’'ingénieux de ces petits êtres si laborieux, constamment occupés, non-seulement de la sécrétion de leur enveloppe, comme les autres Mollusques, mais encore de leur habi- tation dans les pierres, où ils sont obligés de creuser leur demeure, si petite, au moment de leur introduction, qu’elle
ae D
ne pourrait contenir qu’un grain de millet. Ils doivent continuellement l'agrandir, suivant les progrès de leur accroissement. Dans le grand âge du Mollusque, le réduit au fond duquel il est arrivé à été creusé jusqu’à trente centimètres, augmenté progressivement de grosseur, pro- portionnellement à celle de la coquille, qui acquiert jusqu’à douze centimètres de circonférence. On les trouve ainsi renfermés dans le sol gneissique, quelquefois recou- verts plus ou moins par dix à quinze centimètres de sable vaseux. Ge fait nous démontre la facilité qu'ont les Mol- lusques de dilater leurs siphons pour traverser une telle épaisseur. Là, si on les approche, ils lancent avec force un jet d’eau qui paraît être leur seule défense, puis s’abreu- vent de nouveau, en renouvelant ainsi souvent l’eau de la mer, laquelle, dans leur retraite, leur conserve l’exis- tence.
Dès le jeune âge, le Mollusque que nous avons dit être de la grosseur d’un grain de millet, sécrète des aspérités sur les bords antérieurs de sa coquille, lesquelles opèrent le travail. Si petit qu'il soit, il doit lui être facile de rencontrer la moindre cavité naturelle pour s'y fixer.
Nous avons fait les expériences suivantes sur des Pho- lades de deux centimètres environ de longueur , que nous pouvions voir dans leur trou. Le Mollusque s'attache for- tement par le pied à la roche, soit au fond, soit dans la paroi du trou que nous lui avions préparé. Son attache ou point d'appui lui permet de presser convenablement le contact de sa coquille avec la roche, afin que ses aspérités puissent avoir prise sur la pierre. Tout le Mollusque, attiré par son pied, se précipite de ce côté du trou, et en ouvrant et principalement en fermant sa coquille, procure à ses deux valves, revêtues d’aspérités , la facilité de fonctionner comme des râpes , qui grattent la roche, quelquefois
Re.
fortement incisées en crénelures circulaires, comme si elles eussent été faites au tour. PJ. IF, f. 2.
Le Mollusque rejette les détritus de la roche provenant de son travail et se trouvant d’abord entre la coquille et le trou, d'où, en petite quantité, ils sont repoussés au dehors par le mouvement que leur imprime l'eau de son trou. Il la renouvelle à cet effet, la plus grande partie s'introduisant dans l'animal entre le pied et le manteau, où il en fait un choix, réservant pour son estomac, qu’il paraît en lester, la poussière la plus fine de mica et de schiste ainsi triturée, qu'il renvoie ensuite, parfaitement agglutinée, en véritables excréments, par son siphon anal. La transparence du siphon branchial permet d'y voir monter les plus gros graviers qui, réunis en un certain nombre , y montent et descendent ; puis ils sont lancés avec force dans l’espace, et retombent sur la roche.
Les aspérités de la coquille sont usées dans le travail ; mais le Mollusque , dans la nécessité de son accroissement continu, augmente progressivement la circonférence de sa coquille ; d'où résulte une nouvelle série de dents qu'il sécrète jusqu'à trois millimètres et demi de longueur, f. 1. Ces dents sont trois fois plus longues que les précédentes ; ceci se répète jusque dans le grand âge, et plus de quarante fois dans le cours de son existence. Ces aspérités sont donc pour lui autant de nouvelles râpes dont on découvre quelquefois les traces au fond de son trou ; elles sont mises en œuvre pour s’introduire dans la pierre, en y pratiquant un trou auquel il donne d’abord environ deux fois la longueur de sa coquille , par le procédé que nous avons observé et cité ci-dessus. Arrivé là, le Mollusque, pour obtenir plus de célérité dans son travail, et donner plus de perfection à la rotondité de son trou, parfait d’ailleurs (ainsi que nous l’avons remarqué pour ceux qui
ont été l’objet de nos observations), profite des parois de son trou, dans sa partie supérieure et vacante, déjà creusée de la longueur de la coquille. Nous pensons qu’alors le point d'appui change : ce sont les siphons, faisant fonction de moteur, par une tension de gonflement, en forme de boule , vers le milieu de leur longueur, que ces Mollusques nous ont montrés bien des fois, durant huit jours d’obser- vations de leur travail. Obligé que nous étions de voir leur coquille, les trous où nous les avions placés étaient moins profonds que leur longueur ; ainsi les siphons ne se trouvaient plus dans leur conduit, comme ils étaient encore quelques jours précédemment lorsque nous les en avions retirés. Dans nos observations, la contraction bulli- forme des siphons nous semblait, chez plusieurs de nos Mollusques, nous révéler de leur part un usage qui consisterait à prendre son point d'appui dans la paroi supérieure de son trou comme agit le Teredo ; au moyen de ce point d'appui, le Mollusque devient bien plus libre d'agir grandement, et nous le répétons, comme le Teredo, par un fort mouvement de va et vient, qui ferait vibrer toute sa coquille, dont les aspérités, quoique beaucoup réduites, agissent encore généralement pour régulariser la rotondité parfaite du conduit. Nous comprenons que, dans ce dernier travail, la coquille et ses siphons, profondément cachés dans la roche, ne peuvent être aperçus.
En réalité, ce dernier moyen est encore un mystère , comme il y en a tant d’autres réservés dans la nature, et que l'œil de l'observateur le plus exercé n’a pu jusqu'ici dévoiler.
Surpris que nous sommes encore aujourd'hui de voir plusieurs savants conchyliologistes , et plus spécialement de l'Angleterre, ne pas reconnaître notre procédé, il leur serait facile de s’en convaincre, en répétant nos expériences.
67
— ir —
GASTROCHÆNIDÆ.
29e GENRE.
Gastrochène. — Gasitrochæna. (Spengler.)
1. G. modioline. — G. Dubia. (Deshayes.)
Mya Dubia, Pennant, Zool. Brit., 4, pl. 44, f. 19.
Gast. » Desh., Trait. élém. de conchy., p. 34, pl. 2, f. 4, 5. » modiolina, Cailliaud, Mag. de z00l. Guérin, 14843, Moll., pl. 69, 70, 71.
» » Lam., Sow , Illust. index, pl. 1, f. 14.
Hab. l’ilot du Four, situé à neuf kilomètres en mer, à l'Ouest du Croisic.
On sait que le plus dur des calcaires ne résiste pas au Gastrochène , attendu qu'il agit par un procédé chimique, dissolvant la roche avec son acide.
Nous trouvant à Malte, en 1840, nous avons pu étudier le procédé de ce Mollusque pour s’introduire dans le calcaire. Après avoir séparé de nombreux échantillons, dans le sens longitudinal des nouveaux conduits perforés, nous avons reconnu qu'à partir de la superficie de la roche, les deux petits trous, observés accolés l’un près de l’autre, en forme de 8, se communiquent généralement.
Le jeune Mollusque , à peine de la grosseur d’un milli- mètre , est rejeté par les siphons du générateur sur la roche. La plus faible cavité naturelle suffit pour le contenir ; il s’y fixe par son pied acidulé et dissout le calcaire, s’y introduisant de dix à douze millimètres. Là il n’a encore fait que la moitié de son premier travail d'introduction; il fait un coude sur lui-même, ce qui élargit le fond de son conduit, et il en perfore un second, semblable au premier,
4
ir, Ne
qu'il suit parallèlement , et avec lequel il met en commu- nication le nouveau travail , jusqu’à la surface de la roche. Ces deux conduits, d’un millimètre chacun, n’en forment plus qu'un, qui est déjà disposé à recevoir les siphons du jeune Gastrochène, lequel retourne au fond de son con- duit, où il acquiert la force de continuer son œuvre, accroître sa demeure, etc. Si l’on considérait que l'entière reproduction est une règle impérieuse de la nature, que le générateur eût les facilités pour agir cette fois par ses siphons acidulés, on serait porté à lui attribuer ce premier travail, par lequel les siphons mêmes déposeraient là les petits; il n’en est rien.
L'examen attentif auquel nous nous sommes livré nous a fait reconnaître plusieurs faits contraires à ce système , dans la perforation du second conduit : ainsi, il arrive que le jeune Gastrochène s’écarte de son but au point de former deux trous parfaitement séparés l’un de l’autre sur la roche, au lieu d’un seul que les siphons du générateur auraient dû former. Un autre fait nous a convaincu encore que ces deux conduits ne pouvaient pas provenir d’un travail simultané , et ce fait nous en donne la preuve la plus irrécusable. Le jeune Mollusque, après avoir creusé son premier conduit, exécuté son coude, arrivé à la moitié de la distance voulue pour regagner la surface de la roche, s’est arrêté là. Cette structure de conduit, ainsi interrompue dans cet échantillon (que nous avons conservé), est un autre témoignage que nous sommes dans le vrai (1).
Le Gastrochène modioline a un petit pied rudimentaire semblable à celui de la Clavagelle. Son excavation est par- faitement concentrique ; il faut qu’en accroissant sa
(1) Nos notices sur les genres Gastrochène et Clavagelle , #agasin de zoologie d'anatomie comparée, série 1843-1842.
demeure, de son pied acidulé il opère un mouvement de rotation pour arriver à autant de régularité. Sur le plateau du Four le tube des plus grands individus atteint de cinq à Six centimètres.
93e GENRE. Saxicave. — Saxicava. (Fleuriau de Bellevue.)
68 1.S. rugueuse. — S$. rugosa. (Lin. Mytilus.)
Mytilus » Pennant, Zool. Brit., t. 4, pl. 63, f. 72. » » Donov., trad. Chenu, p. 94, pl. 38, f. 1,2. Saxicava » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.),t. 6, p. 152. » » Forbes, Hanl., t. 4, p. 146, pl. 6, f. 7, 8. » » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 15. » » Chenu, Mau. conchy., t. 2, p. 25, f. 111.
Hab. l’ilot du Four et celui de la Banche, où ce Mol- lusque est abondant, perforant le calcaire, de deux à quatre centimètres de profondeur, par un procédé chimique dû à son acide.
69 2.S. arctique. — S. arctica. (Lin.) Mya arctica, Lin., Sow., Illust. index, pl. 1, f. 16. Saxicava » Phil” MollSic:; t.4,4p- 20; pl. 3, 13 » » Desh., Trait. élém. de conchy , p. 480, pl. 12, FABSNOE Hiatella » Lam., anim. s. y. (éd. Desh.), t. 6, p. 442.
Mytilus prœcisus, Montg., trad. Chenu, t. 4, p. 72, pl. 2, f. 2. Saæxicava hiatella, Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 25, f. 113.
Hab. avec*la précédente, souvent dans les trous aban- donnés des perforants ; celle-ci rare, ne perfore pas; nous la rencontrons encore fixée de son byssus sur les Pecten
70
Le dore
maximus et opercularis ; draguée par quarante à cinquante mètres à l'Ouest et au large de l’ilot du Four.
94e GENRE. Pétricole. — Petricola. (Lam.)
1. P. roccellaire. — P. roccellaria. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 458.
» » Payr., Moll. de Corse, p. 35.
» » Desh., Trait. élém., t. 1, p. 495, pl. 42, £. 7. » lithopha, Forbes, Hanl., t. 14, p.151, pl. 6, f. 9,40.
» » Retzius, Sow., Illust. index, pl. 1, f. 17.
Hab., très répandu, sur les îlots du Four et de la Banche, avec les saxicaves. L'un et l’autre de ces Mollus- ques, à l’aide de leur sécrétion acidulée, dissolvent les roches et s’y introduisent, avec leur coquille, de trois à cinq centimètres de profondeur. Les surfaces des roches sont généralement criblées de trous de ces perforants actifs, mais peu dangereux, car ils ne pénètrent pas pro- fondément, comme le font les Pholades et les Tarets.
Avant de quitter ce sujet et ces localités si attrayantes pour nous dans les études toutes particulières auxquelles nous nous sommes livré, sur cette catégorie de Mollus- ques, nous donnerons ici quelque éclaircissement sur leur sécrétion acidulée. Get acide a été, pour beaucoup et pen- dant longtemps, un sujet d'incertitude; souvent il était cherché sans être rencontré ; nous-même, tant sur la Médi- terranée que sur l'Océan, nous nous sommes trouvé dans ce cas. Il en est même qui en ont repoussé l'existence, par l'idée qu'un corrosif, assez puissant pour dissoudre les roches, ne pouvait s'accorder avec l'organisation de ces animaux.
cr e-
Des différentes saisons pourraient naître des change- ments, nous disions-nous, lorsqu'en juin 1853, sur le plateau du Four, nous reprimes nos expériences. Après avoir d'abord séché dans un linge et coupé les Mollus- ques en deux parties transversales, nous les appliquions toutes fraiches, sur le papier tournesol : il rougissait aussitôt. Quelquefois ce n’était qu'après un quart d'heure, plus encore, suivant l’état où se trouvait en ce moment le Mollusque qui est plus ou moins pourvu de cet agent corrosif étant d’ailleurs certain de l’acquérir au fur et à mesure de ses besoins. Souvent nous n’en trouvions pas même de trace. Nous avons reconnu que la chaleur faci- litait beaucoup son apparition. La substance acidulée se trouve dans la partie intestinale, d’où elle est répandue par le pied, le manteau et les siphons.
Nous avons encore exposé ces Mollusques sur des plaques de marbre poli. Les ayant enlevés après 10, 15 minutes de contact, le marbre, dans l’espace circonscrit de l’attouchement des Mollusques, était dépoli, frustre, montrant l’action corrosive.
Tous les perforants de ces localités, même les Pholades, dans le gneiss, nous ont donné les mêmes résultats. Aujourd'hui encore, pour combattre notre système de perforation mécanique des Pholades sans acide, des savants très recommandables se font une arme de ce que nous trouvons la même sécrétion acidulée dans ces derniers. Dans quel but en sont-ils pourvus, nous dit-on, si ce n'est pour agir comme les autres perforants ? Nous avons déjà répondu ailleurs à cela. Dans quel but ? et pour quelle utilité tous les Acéphales en sont-ils également pourvus, quoiqu’ils ne perforent pas? Le fait que nous avons découvert et publié en 1856, répond à la question ; nous nous sommes assuré de son exactitude par des
di SRE
épreuves concluantes, sur plus de cent cinquante indi- vidus. Les Céphales sont dans le même cas; divers faits reconnus le prouvent. Nous citerons des murex qui, dans le jeune âge, se couvrent déjà de leurs aspérités ; puis ils les détruisent, avec leur sécrétion , pour continuer l’en- roulement de leur coquille jusqu’à leur état adulte ; des fissurelles, en quittant l’état embryonnaire, coupent une petite partie de leur test pour compléter leur ouverture. Nos Mollusques comestibles, tels que les littorines, les moules, les huîtres contiennent comme tout autres, en temps utile, cette sécrétion acidulée, susceptible de dissou- dre le calcaire, et en cela indispensable à la sécrétion du test des Mollusques en général. Considérant, d’une part, l'existence de cet acide dans les huîtres, ce qui ne nous empêche pas de les rechercher comme aliment; considé- rant, d'autre part, l’idée depuis longtemps émise par plu- sieurs auteurs, qu'un corrosif dissolvant les roches ne pourrait être supporté par ces frêles animaux, nous avons voulu expérimenter des perforations factices, avec des acides des plus inoffensifs. Ainsi, les jus de pêche, de prune, de cerise, du bon vin, qui {ous agissent assez forte- ment sur le papier tournesol, ont été essayés par nous, creusant de petites excavations dans notre calcaire à pétri- cole, et même dans le calcaire marbre compact, perforé par les plus puissants lithophages des côtes de Gênes (1). Nous avons déjà fait observer ailleurs que l'homme lui- même peut ici fournir un point de comparaison : notre sueur, notre langue présentent encore quelquefois un acide, tout aussi puissant que celui des Mollusques.
(1) Mémoire sur les Mollusques perforants, Société hollandaise des Sciences à Harlem, 1856, où nous avons donné en communication nos échantillons d'épreuves, ainsi qu'à M. Bouchard-Chantereaux, de Boulo- gnc, pour que nos expériences soient répétées.
71
— 59 —
25° GENRE. Veénerupe. — Venerumpis. (Lam.)
1. V. lamelleuse. — V. irus. (Lin.)
Domazx irus, Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1128. » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 29, pl. 8, f. 4, a. Venus perforans, Montagu., trad. Chenu, p. 55, pl. 1, f. 16. Venerupis irus, Lam., anim. s.v. (éd. Desh.),t, 6, p. 163.
» » Desh., Trait. élém. de conchy., t.1, p.503, pl. 12, f. 16 à 18. « » Forbes, Hanl., t. 1, p. 166, pl. 7, f. 4, 2, 3.
Hab. les roches calcaires des plateaux du Four et de la Banche, dans des trous plutôt perforés par les Saxicaves et les Pétricoles, que par eux-mêmes ; c'est de là que pro- viennent les fréquentes difformités que présente cette coquille, qui se conforme aux trous où elle se trouve. Nous avons rencontré diverses fois deux de ces coquilles l’une dans l’autre, dans les trous de roches perforées primitivement par les Pétricoles ou les Saxicaves.
Montagu, dans la description de cette coquille, dit : « Quant à la forme, il est difficile d’en fixer une comme » caractère constant. Toutefois, elle est le plus souvent » subrhomboïdale, quelquefois aussi longue que large, » en général, le bord inférieur est droit, mais, dans » quelques cas, profondément sinueux ou dentelé. »
Ge fait nous prouve de nouveau que nous sommes dans le vrai, en disant que les Mollusques Venerupis irus des côtes d'Angleterre, comme les nôtres, s’insinuent souvent dans des trous tout faits, et qu'ils n’en changent pas les contours, d’où résultent les formes arbitrairement variées de leur test. Gette espèce est assez rare.
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72 9. V. perforante. — V. perforans. (Lam.)
Venerupis » Lam,, anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 162. » » Desh., Trait. élém.de conchy., t. 4, p. 503, pl. 12, f. 19 "a7217 » » Desh., Encycl. méth., vers, t. 3, p. 1110.
Hab. comme les précédents, plutôt dans des trous empruntés aux perforants, sur les îlots du Four et de la Banche.
MYADÆ. 26 GENRE. Mye.— Mya. (Lin.)
73 1. M. des sables. — M. arenaria. (Lin.)
» » Donov., trad. Chenu, t. 1, p.65, pl. 23, f. 1. » » Sow., Illust. index, pl. 1, f. 20.
» » Chenu, Man. de conchy., p. 31. f. 128, 129. » » Wood, Gen. conchy., p. 91, pl. 17, f. 3,
« n Lin., Sow., Illust. index, pl. 4, f. 20.
Hab. les plages, où le Mollusque s’enfonce dans le terrain vaseux, sableux, jusqu'à trente et quarante centi- mètres ; commune sur la côte de Ker-Gabelec, près Mesquer. La coquille est souvent très grande, dans le chenal du Pouliguen, et près du Rocher rond.
— 61 —
74 2. M. tronquée. — M. truncata. (Lin.)
» » Desh., Trait. élém. de conchy., p. 171, pl. 8, PEN
» » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 68, pl. 24, f. 8.
Lin., Sow., Ilust. index, pl. 1, f. 19.
» » Wood, Gen. conchy., p. 90, pl. 47, f. 4, 2.
Hab. l'extrémité Nord du département. Nous ne l'avons rencontrée qu'une seule fois, au Nord de Ker-Cabelec.
CORBULIDÆ. 27° GENRE.
Corbule. — Corbula. (Lam.)
15 1. GC. inéquivalve. — C. inæquivalvis. (Montq.)
Mya inæquival., Montagu, trad. Chenu, t. 1, p. 17.
Corb. nucleus, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 139. » » Desh., Trait. élém. de conchy., p. 187, pl. 8, f. 7, 8, 9. » » Phil., Moll. Sic., t. 1, p. 16. B. var rosea, Brown, Sow., index, pl. 1, f. 23.
Hab. l'ilot du Four et le banc Kikerie, où elle est assez Commune; mais il faut la draguer par huit à dix
mètres. 4 28e GENRE. , Sphenie. — Sphænia. (Turton.) %6 1. S. Bengham. — S. Benghami. (Turt.) ; ; Turt. Dithy. Brit. p. 36, pl. 3, £. 4,5. 5 À Chenu, Man. de conchy., t. 2, p. 35, f. 149.
» » Sow., Illust. index, pl. 1, f. 25.
Hab. l’ilot du Four et celui de la Banche. On le ren-
717
78
PR on
contre dans les trous perforés, dans le calcaire, par les Saxicaves et les Pétricoles. La coquille, toujours plus petite
Al
que celle de ces perforants, trouve à se placer convena- blement dans leur trou et même dans leur coquille morte, sans déformation de son test. 29e GENRE. Nardo. — Neæra. (Gray.) 1. N. raccourcie. — N. abbreviata. (Forb.) » » Forbes, proc. Zoolog. soc. 1843, p. 75. » » Forbes, Hanl., t. 3, p. 201, pl. 7, Ê. 7.
» » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 28. » vitrea, Loven. index. Moll. sueciæ.
Hab.; rencontré très rarement dans les sables de la baie de Pornichet.
PANDORIDÆ.
30° GENRE. Pandore. — Pandora. (Lam.)
P. inæquivalvis. (Lin.)
1. P. inéquivalve.
Tellina inæquivalvis, Wood, Gen., p. 201, pl. 47.
Pand. rostrale, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 145, 2, 3,4. » » Sow., Illust. index, pl. 2, f. 2. » » Desh., Trait. élém. de conchy, p. 200, pl. 6,
» » 1 40, 11. ” » Phil., Moll. Sic., t. 1, p. 18, pl. 1, f. 12. ” » Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 51, f. 243.
Hab. les côtes de Bourgneuf, les plages sablonneuses à
er
quelques centimètres dans le sol, la pointe de Ker-Gabelec,
près Mesquer , le voisinage des Impairs au Pouliguen. Elle n’est pas commune.
79 2. P. obtuse. — P. obtusa. (Leach.) » » Lam., anim.s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 145. » » Sow., Illust. index, pl. 2, f. 3. » » Sow., spec. conchy., genre, p. 2, f. 1, 2, 3. » » Payraudeau, Coq. de Corse, p. 34.
Celle-ci diffère de l'Obtusa ; nous devons la considérer comme une variété intermédiaire entre nos deux espèces. Hab. sur la côte Sud de Pornic. Elle est peu répandue.
31° GENRE. Lyonsie. — Lyonsia. (Turt.)
80 1. L. de Norwége. — L. Norwegica. (Chem.)
Mya Norwegica, Chemn., conchy. cab., t. 10, p. 345, pl. 170, f. 1647. » » Wood., Gen. conch., p.98, pl. 18, f. 4, 5. Lyonsiu striata, Turton, Dithy. Brit., p. 35, pl. 3, £. 6, 7. » Norwegica, Sow., Man conchy., 2° éd., f. 491, 492. Osteodes, corbuloide, Desh., Lam., t. 6, p. 85. Lyonsia Norwegica, Forbes, Hanl., t. 1, p. 214, pl. 8, f. 6 à 9.
» »
Chemn., Sow., Illust. index, pl. 2, f. 4.
Hab. à une certaine profondeur ; apportée sur les plages, dans l’anse de Pornichet, aux Impairs, la Bernerie, la baie de Bourgneuf. Toujours rare.
OU aé
ANATINDÆ.
32e GENRE.
hracie. — Thracia. (Leac}).
81 1. T. papyracée. — T. papyracea. (Poli.)
Tellina » Poli, pl. 15, f. 18. Thra phaseolina, Kiener, Monog., pl. 1, f. 4. Amphidesma » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 129.
Hab. ; rejetée sur les plages, à la Bernerie, entre le Croisic et la Turballe, Piriac. Elle est assez rare.
33° GENRE. Bupicole. — Rupicola. (Fleuriau de Bell.)
82 1. R. concentrique. — R. concentrica (Fleur.)
» » Fleuriau-Bell., Mém. Molll. ithopha., p. 4.
Anatina rupicola , Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 80. Mya distorta, Montagu, trad. Chenu, p. 19, pl. 4, f. 2.
» » Forbes, Hanl., t. 4, p. 231, pl. 17, f. 4, 2, 3, 8. Rupic. concentrica, Chenu, Man. de Conchy., t. 2, p. 40, f. 179.
On rapporte que cette coquille vit dans les régions profondes , et qu’elle n’est apportée sur les côtes qu’à la suite des tempêtes.
Nous ferons observer que, dans ce département, ce Mollusque habite sur les îlots du Four et de la Banche, dans les fissures des roches, les trous perforés et aban- donnés des Saxicaves et des Pétricoles. Lorsqu'un perfo-
en.
rant a succombé dans sa coquille, il arrive assez fréquem- ment que le mollusque Rupicole s’y introduit avec la sienne. Plus tard un second vient dans cette dernière ; ainsi on rencontre deux et trois de ces coquilles, les unes dans les autres, toutes dans un seul trou de perforant.
Ici, le mollusque Rupicole n'étant pas perforateur, et se trouvant dans des excavations naturelles des roches, ou dans des trous abandonnés de perforants, est obligé de conformer sa coquille aux diverses structures des trous qu’il rencontre ; ainsi, dans ceux des Saxicaves, la coquille prend la forme cylindrique; dans ceux des Pétricoles , elle devient en partie arrondie. Les grains de quartz, qui se trouvent dans la pierre et qui étaient déja des obs- tacles aux premiers habitants de ces trous , le sont bien davantage pour les Rupicoles , et les obligent, dans l’ac- croissement de leur coquille , à la conformer à toutes les difformités de leur demeure. Tel est le fait, jusqu'ici ignoré, dont les conséquences lui ont valu de plusieurs auteurs le nom de Dustorta.
La figure même de cette coquille nommée Mya Distorta par Montagu, et reproduite dans le Manuel de conchyho- logie de M. Chenu, Rupicola declivis, porte évidemment le caractère de la gêne dans laquelle le Mollusque s’est trouvé pour conformer le bord inférieur de sa coquille suivant l’excavation qu’il habitait. C’est ce qui lui a fait produire les deux échancrures que l’on remarque dans le dessin, au bord inférieur, lesquelles n’appartiennent pas à l'espèce.
Recluz cite comme différence existant entre le Rupicola et les Thracia, que, dans le Rupicola, les cuillerons liga- mentaires sont détachés du bord cardinal et projetés vers le bord ventral, tandis que, dans le genre Thracia, ce même cuilleron est adhérent au bord cardinal.
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34e GENRE. — SOUS-GENRE.
Cochlodesme. — Cochlodesma. (Coutl.)
83 1. C. lean. —— C. leana. (Couith.) » » Couthouy, Chenu, Man conchy., t. 2, p. 38, f. 170, 171. Mya pretenuis, Pult., Sow., Illust. index, pl. 2, f. 40. » » Montagu., trad. Chenu, p. 18, pl. 1, f. 3.
Hab. les profondeurs, sur le plateau du Four et à Basse- Kikerie ; dragué très rarement. SOLENIDÆ.
3e GENRE.
Solen., — Solen. (Lir.)
84 1. S. silique. — S. siliqua. (Lin.) » » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 40, pl. 43, f. 11. » » Desh., Trait. élém. de conchy., t 1, p. 105, pl 1612472
» » Wood, Gen. conchy., p. 118, pl. 26, f. 1, 2. » » Chenu, Man. de conchy., t. 1, p. 21, f. 89, 90. » » Lin., Sow., Illust. index, pl. 2, f. 15.
Hab. les plages sablonneuses, caché à vingt ou trente centimètres dans le sol. On les prend en mettant un peu de sel à l'ouverture de leur trou. À l'atteinte de cette action saline , le Mollusque , d’un coup de pied, monte à la surface du sol. On les prend encore plus promptement
— 67 —
avec un fort fil de fer formant un petit coude ou crochet à son extrémité, avec lequel on enlève la coquille. Commun au Pouliguen sur tout le littoral.
8) 2. S. sabre. — $. ensis. (Lin.)
» » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 43, pl. 14, f. 2. » » Chenu, Man. de conchy., t. 4, p. 21, f. 87.
» » Wood, Gen. conchy., p. 122, pl. 28, f. 1, 2.
» » Lin., Sow., Ilust. index, pl. 2, f. 13.
Hab. comme le précédent, également commun sur les plages, vit plongé dans le sol vaseux, la baie de Pornichet, où souvent l’on se contente de les recueillir rejetés sur le sable. Ici, pour les prendre vivants, il faudrait s’avancer à une grande distance de la côte.
86 3. S. gaine. — S. vagina. (Lin.)
» » Wood, Gen. conchy., p. 119, pl. 27, f. 4.
» » Chenu, Man. de conchy., t. 2, p. 20, f. 84, 85. » marginatus, Donov., trad. Chenu, p. 76, pl. 29, f. 1, 2.
» » Pult., Sow., Illust. index, pl. 2, f. 14.
Hab. comme les précédents au Pouliguen ; commun sur la plage à l'Ouest de Piriac, où on peut les prendre très rapprochés de la côte.
87 4. S. pellucide. — S. pellucidus. (Pennant.)
» » Pennant, Zool. Brit., t. 4, pl. 46, f. 23. : » » Pennant, Sow., Illust. index, pl. 2, f. 12. » » Wood, Gen. conchy., pl. 28, f. 3. » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 101, pl. 41, f. 2, 3. » PygMEUS , Lam., anim. s. v., 2° éd., t. 6, p. 56.
Hab. en profondeur, dragué rarement sur la partie Est de l’ilot du Four et à Basse-Kikerie.
EN, 2
SOLECURTIDÆ.
36° GENRE.
Solécurte. — Solecurtus. (Blainv.)
88 1. S. blanc. S. candidus. (Desh.) » » Desh., Trait. élém. de conchy., t. 4, p. 122, pl. 6, f. 41, 12, 15. Solen » Phil. , Moll. Sie., t. 2, p. 5, t. 1, p. 5. var. S'trigitatus. » » Renieri, Cat. des coq. de l’Adriatique Solecurtus » Forbes, Hanl., t. 4, p. 263, pl. 15, f. 1, 2. » » Renie., Sow., Illust. index, pl. 2, f. 18.
Hab. en profondeur, dragué très rarement à Basse- Kikerie , entre le plateau du Four et le Groisic.
89 2. S. gousse. — S. legumen. (Lin.)
» » Blainv., Malac., pl. 80, f. 4.
Solenocurtus » Brown , Illustra. conchy., p. 113, pl. 47, f. 8,
929; Solen » Desh., Trait. élém.conchy., p. 110, pl. 6, f.8 à 10.
» » Wood, Gen. conchy., p. 124, pl. 28, f. 4, 5. » » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 45, pl. 15, f. 6. » » Phil., Moll. Sic., t. 1. p. 3, n° 4.
Hab. les plages, l’anse de Pornichet, la Turballe, les côtes du Croisic, celles de Piriac, dans le sable vaseux, comme les Solen, mais moins commun.
= 60 —
372 GENRE.
Machère. — PMachæœra. (Gould.)
90 1. M. diaphane. — M. pellucidus.
Solen pellucidus, De Gerville, p. 181. Siliqua » ? Muhlfeld, Megerle.
Hab. les plages éloignées en mer de Pornichet, où nous l'avons rencontrée très rarement.
TELLINIDÆ.
38° GENRE. Psammobie. — Psammobia. (Lam.)
91 1. P. vespertinale. — P. vespertina. (Chem.)
Tellina variabilis, Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 37, pl. 11, f. 14, 15. Solen vespertilus , Wood, Gén. conchy., p. 135, pl. 33, f. 2,3. Psam. vespertina, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 173.
» »
Forbes, Hanl., t. 1, p. 271, pl. 19, f. 4,2. Chem., Sow , Illust. index, pl. 3, f. 4.
» »
Hab. les plages sableuses, vaseuses, plongée de dix à quinze centimètres de profondeur. Piriac, le CGroisic à l'Ouest de la jetée, où ce Mollusque est commun.
5)
ee
92 9. P. Boréale. — P. Ferroensis. (Chem.)
Tellina trifasciata, Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 49, pl. 46, f. 15 à 18. » ferroensis, Chem., Conchy. cab., t. 6, p. 99, pl. 40, f. 19.
Psammo. ” Wood, Gén. conchy., p. 164, pl. 45, f. 1, » » Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 64, f. 258. » » Chem., Sow., [llust. index, pl. 3, f. 1.
Hab. avec la précédente et au-delà des Impairs, près le Pouliguen ; celle-ci est rare.
93 3. P. tellinelle. — P. tellinella. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.),t. 6, p. 177. » » Lam , Sow., Illust. index, pl. 3, f. 3. » » Forbes, Hanl., t. 4, p. 277, pl. 49, f. 4.
Hab. la baie de la Turballe, le Pouliguen, Piriac; espèce peu répandue.
39e GENRE. Fragilie. — Fragilia. (Desh.)
9% 1. F. de Linné. — F. fragilis. (Desh.)
Tellina » Linné, Syst. nat., p. 1117. Petricola ochroleuca, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 157. » » Payr., Coq. Corse, p. 34, pl. 1, f. 9, 10 Fragilia fragilis, Desh., Trait. conchy , t. 1, p. 368, pl. 12, f. 13 à 15. Diodonta fragilis, Sow., Illust. index, pl. 2, f. 16.
Hab. dans le sable vaseux ; on la rencontre plus fréquem- ment entreles fissures des roches, dans les trous abandonnés des Mollusques perforants, souvent dans ceux des Pholades
= A —
dans le gneiss surmicacé, au Rocher rond du Pouliguen.Nous sommes certain que ce Mollusque ne perfore pas ; l'usage de s’introduire dans les trous des perforants a pu lui faire donner le nom de Fétricole. On le rencontre un peu partout, mais en petite quantité.
40€ GENRE. Æelline. — Tellina. (Lin.)
95 1. T. palescente. — T. depressa. (Gmel.)
» incarnata, Poli, {145 pl 45 4
» depressa , Donov., trad. Chenu, 1. 1, p. 107, pl. 45, f. 1, DPRS
» » Wood., Gén. conchy., p. 171, pl. 45, f. 3.
» » Lin., Sow., Illust. index, pl. 3, f. 14.
Hab. assez profondément; draguée aux environs du plateau du Four et à Basse-Kikerie; coquille rare.
96 2. T. féverolle. — T. fabula. (Gmel.)
» » Donov., trad. Chenu, t. 4, p.70, f. 10 à 12. » » Forbes, Hanl., t. 1, p. 302, pl. 29, f. 9. » » Wood, Gén. conchy., p. 156, pl. 45, f. 4.
» » Sow., Illust. index, pl. 3, f. 16.
Hab. très éloignée sur les plages, à quelques centimètres de profondeur; rejetée souvent à la côte ; quelquefois com- mune dans l’anse de Pornichet et près le Pouliguen.
= Voie
97 3. T. mince. T. tenuis. (Mat. et Rack.)
» » Da Costa, Sow., Illust. index, pl. 3, f. 12, 13. » » Wood, Gén. conchy, p. 155, pl. 44, f. 3, 4.
» » Donov., trad. Chenu, p. 22, pl. 5, f. 32.
» » Forbes, Hanl., t. 1, p. 300, pl. 19, f. 8.
Hab. assez généralement sur beaucoup de plages ; très commune dans le sable du Banc-des-Chiens, dans l’anse du
Pouliguen. Elle présente diverses variétés : rose, blanche, blonde,
blanche maculée de rose et couleur orange.
98 4. T. donacée. — T. donacina. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1118.
» » Wood, Gén., p. 1614, pl. 45, f. 5.
» » Desh., Trait. élém. conchy., t. 1, p. 399, pl. 44, ee Cr
» » Sow., Illust. index, pl. 3, f. 7.
Hab. profondément; toujours draguée sur le banc Kikerie et les environs de l’ilot du Four. Cette espèce est rare.
99 5. T. solidule. — T. solidula. (Pult.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 206. » » Wood, Gén. conchy., p. 493, pl. 46, f. 2. » » Sow., Ilust. index, pl. 3, f, 15.
» rubra, Da Costa, Conchy. Brit., p. 214, pl. 12, f. 4.
Hab.; plus ou moins répandue sur toutes les côtes, de Préfailles, de la Bernerie, la baie de Pornichet.
22, 66
100 6. T. dentelée. — T. serrata. (Broc.)
» » Brocchi, Conchy., p. 510, pl. 12, f. 1. » » Phil., En. Moll. Sic., t. 1, p. 25. » sulcata, Wood, Gén. conchy., p. 178, pl. 47, f. 1.
Hab. profondément; draguée à Basse-Kikerie ; espèce très
rare. 101 7. T. naine. — T. pygmæa. (Phil.) » » Phil., Loven, index, Moll., p. 42. » » Sow., Illust. index, pl. 3, f. 10, 11. » » Forbes, Hanl.,t. 1, p. 295, pl. 19. f. 6, 7.
Très petite espèce ayant les plus grands rapports avec la Tellina donacina. Hab. ; draguée à Basse-Kikerie.
41e GENRE. Syndosmye. — Syndosmya. (Recluz.)
102 1. S. blanche. — S. alba. (Recluz.)
Mactra boisit, Mont., trad. Chenu, p. 43, pl. 4, f. 17. Amphidesma » Lam, anim. s v. (éd. Desh.), t. 6, p. 128. Syndos alba, Recluz, Rev. Cuv. Zool., 1843, p. 362. » » Sow., Illust. index, pl. 2, f. 22. » » Forbes, Hanl., t. 4, p. 316, pl. 17, f. 12, 13, 14.
Hab. les plages sablonneuses, plus généralement celles de la Bernerie, où la mer l’apporte d’une grande dis- tance.
D,
103 2. S. apeline. — S. apelina. (Renieri.)
Tellina apelina, Renieri, Maton et Rack. Ericcina Renieri, Brown, p. 259. » » Phil., En. Moll. Sic., t. 14, pl. 1, f. 6
Tellina pellucida, Brocchi, p. 514, pl. 42, f. 8.
Hab. les réservoirs des marais salants, au Croisic, au Pouliguen, où elle est commune.
104 3. S. mince. — S. tenuis. (Montagu.) Mactra Lenuis , Mont., trad. Chenu, t. 4, p. 249. Amphidesma » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 128. » » Delessert, Rec. Coq., pl. 4, f. 6. Syndosmya » Recluz, Rev. Cuv. Zool., 1843, p. 366 » » Sow., Illust. index, pl. 2, f. 20.
Hab. les réservoirs des marais salants; commune au Pouliguen , au Croisic, à Ker-Cabelec, près Mesquer.
105 4. S. prismatique. — S. prismatica. (Recluz.)
Ligula prismatica , Mont., trad, Chenu, p. 272, pl. 10, f. 10. Syndos » Recluz, Rev. Cuv. Zool., 1843, p. 367.
» » Sow., Illust. index, pl. 2, f. 19. Amphidesma » Lam., anim, s. v., (éd. Desh.), t. 6, p. 128.
Hab. assez profondément en mer; toujours draguée à Basse-Kikerie ; espèce rare.
En PE
49e GENRE. Arecopage. — Arcopagia. (Leach.)
106 1. À. rayonnante. — À. crassa. (Gmel. Venus.)
Tellina rigida, Donov., trad. Chenu, p. 72, pl. 26, f. 6, 7. » crassa, Penn., Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 201. » » Wood, Gen. conchy., p. 186, pl. 40, f. 1. » » Sow. Illust. index, pl. 3, f. 5. » » Encyel. méth., pl. 291, f. 5.
Hab. les plages sablonneuses et à quinze, vingt centi- mètres de profondeur, Piriac, le Croisic, près la jetée ; toujours assez rare.
43e GENRE.
Lavignon. — Lavignon,. (Cuvier.)
107 1. L. plat. — L. planus. (Donov.) Tellina plana, Donov., trad. Chenu, t. 14, p. 51, pl. 18, 01,029; Trigonella » Da Costa, p. 200, sp. 36. À Lavignon piperala, Desh., Trait, élém. de conchy., p. 343, pl. 10, El ETS Scrobicularia » Gmel., Sow., Illust. index, pl. 3, f. 18.
Lutraria compressa, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 91.
Hab. plongé dans les vases, les eaux tranquilles et sau- mâtres, les réservoirs des marais salants , abondant dans les étiers du Pouliguen, sur la côte de Saint-Nazaire, etc.
ou
DONACIDÆ.
44e GENRE. BDonace. — Donax. (Lin.)
108 1. D. des canards. — D. anatinum. (Lam)
» » Lam., anim. s. v., (éd. Desh.), t. 6, p. 249. » » Poli, Test., t. 2, tab. 19, f. 7.
» » Gualt, pl. 88. f. N.
» » Payr , Moll. de Corse, p. 46, n° 75.
» » Blainv., Malac., pl. 74, f, 2, a.
» » Sow., Illust. index, pl. 3, f. 19.
Hab. ; commune sur les plages du Croisic, à la Turballe, Pornichet, abondante près d'Escoublac. Cette espèce varie beaucoup dans sa coloration.
109 2. D. demie striée. — D. semistriata. (Poli.)
» » Poli, Phil, Moll. Sic , t. 1, p. 36, pl. 3, f. 12. Donaz fabagella ? Lam., anim. s. v., (éd. Desh.), t. 6, p. 248.
Cette espèce avoisine beaucoup la précédente. Hab. ; rejetée de très loin sur les plages; peu commune dans l’anse de Pornichet, sur les côtes de la Bernerie.
110 3. D. aplatie. — D. complanata. (Wont.)
» » Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 46, pl. 2, f. 8. Donaxz longa, Brown, 1. C. p. 603, pl. 3, f 13. Tellina polita, Poli, pl. 21, f. 14, 15. Donaz politus, Sow., [llust. index, pl. 3, f. 20.
Capsa complanata, S0w., G. N. 10, f. 2.
Hab. comme la précédente; mais celle-ci est très rare.
= Rex
45e GENRE.
Mesodesme. — Mesodesma (Desh.)
111 1. M. cornée. — M. cornea. (Poli.) » » Poli, pl. 49; f. 8 à 11.
Amphidesma donacilla, Lam., 1re éd., t. 5, p. 490. Mesodesma cornea, Desh., Trait. élém. de conchy., t. 1, p. 315.
Hab. sur la côte Sud du Croisic. Coquille rare sur tout le littoral.
MACTRIDÆ.
46° GENRE.
Mactre. — Nactra. (Lin.)
112 1. M. fauve. — M. helvacea. (Chem.)
» » Chem., Conchy., p.234, pl. 23, f. 239, 233. » » Chem., Sow., Illust. index, pl. 3, f. 24.
» » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 83, pl. 33, f. 7. » » Encyel. méth., pl. 256, f. 4, a, pb.
Hab. assez profondément les côtes au Nord, où nous l'avons rencontrée rarement au-delà de Ker-Cabelec.
113 2. M. triangulaire. — M. triangula (Renieri).
Desh., Trait. élém. de conchy., t. 2, p. 288, pl. 10,
PAU » lactea, Poli, pl. 28, f. 13, 14. Subtruncata Da Costa.
» »
Hab. à quelques centimètres de profondeur, sur les pla-
LEE
ges sablonneuses, à la pointe de Ker-Gabelec, à Piriac, la Bernerie, le Pouliguen; elle n’est pas abondante. Nous conservons cette espèce de Renieri et de Deshayes, comme bien distincte de la suivante et de ses variétés.
114 3. M. solide. — M. solida. (Lin.) » » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 49, pl. 47, f. 4 à 5. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 104. » » Forbes, Hanl., t. 4, p. 354, pl. 21,145: » » Sow., Ilust. index, pl. 3, f. 25.
Hab. très communément sur certaines plages entre le Croisic et la Turballe , l’anse de Pornichet, les côtes de Piriac, celles du Croisic. Espèce très répandue.
115 4. M. elliptique. — M. eliptica. (Brown.)
» » Brown., Illustra. conchy. G. B., p. 108, pl. 41, f.6. » » Loven, Index, Moll. Skandinavie, p. 45.
» » Forbes, Hanl., t. 4, p. 356, pl. 29, f. 3.
» » Sow., Illust. index, pl. 3, f. 22.
» solida, Donov., trad. Chenu, p. 49, pl. 17, f. 5
Hab. à la Turballe, aux Impairs, près le chenal du Pou- liguen où elle est beaucoup moins répandue que la pré- cédente.
116 5. M. tronquée. — M. truncata. (HMont.)
» » Montagu, trad. Chenu, t. 4. p. 277.
» » Turt., Conchy. diction., p. 81.
» subtruncata, Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 84, pl. 33, f. 1,3. » truncala, Forbes, Hanl., t. 1, p. 354, pl. 32, f. 1.
» » Montagu, Sow., Illust. index, pl. 3, f. 26.
Hab. les côtes de la Turballe, les plages de la Bernerie. Elle est rare.
2e je
Ces deux dernières doivent être considérées comme des variétés de la Mactra solida.
117 6. M. lisor. — M. stultorum. (Lin.) » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 74, pl. 27, f. 5 à 7, » » Lin., Sow., Illust. index, pl. 3, f. 21. » » Lam. anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 99. » » Encyel. méth., pl. 256, f. 2, a, b.
Hab. comme la précédente, et l’anse de Pornichet, aux Impairs, au Rocher rond, sur le Pouliguen; moins com- mune que la Soda.
47e GENRE.
Lutraire. — Lutraria.
1. L. béante. — L. hians. (Lin.)
Mactra hians, Donov., trad. Chenu, p. 94, pl. 37, f. 1, 2. Lutraria oblonga, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 90. » » Desh., Trait. élém., t. 1, p.267, pl. 9, f. 9, 40. » » Chem., Sow., Illust. index, pl. 4, f. 3.
» » Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 58, f. 241.
Hab. de quinze à vingt centimètres dans le sable vaseux à Ker-Cabelec, près Mesquer; très commune dans quelques étiers du Grand-Trait, au Croisic, à Piriac, où l'on mange assez généralement ce Mollusque.
on
119 2, L. elliptique. — L. elleptica. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 90. » » Lam., Sow., Illust. index, pl. 4, f. 2.
» » Forbes, Hanl., t. 4, p. 370, pl. 42.
» » Chenu, Man. de conchy., t. 2, p. 59, f. 242.
Hab. comme la précédente, mais celle-ci est assez rare.
VENERIDÆ.
48e GENRE. Tapis. — Tapes. (Megerle.)
120 1.T. croisé. — T. decussatus. (Lin.)
Venus decussata, Lin., syst. nat., p. 1135.
» » Donov., trad. Chenu, p.53, pl. 18, f. 18 à 21. Pullastra » Desh., élém. conchy., t. 1, p. 519, pl. 24, f. 7, 8. Tapes » Megerle, 1811.
» » Forbes, Hanl., t. 1, p. 379, pl. 25, f. 1.
» » Sow., Illust. index, pl. 4, £. 6.
Hab. très communément sur toutes les plages à quel- ques centimètres de profondeur dans le sable vaseux ; Mollusque porté sur les marchés comme comestible, sous le nom de Palourde.
=
121 2. T. doré. — T. aureus. (Gmel.)
Venus aurea, Gmel., syst. nat., p. 3288.
» » Lam., anim., s. v. (édit. Desh.), t. 6, p. 360. Pullastra » Brown, Illustra. conchy., p. 89, pl. 36, f. 5, 7, 8. Tapes aurea, Forbes, Hanl., t. 1, p. 392, pl. 25, f. 5.
» » Gmel., Sow., Ilust. index, pl. 4, f. 7.
Hab. comme la précédente ; mais elle n’est pas très com- mune. Une variété est bicolor, une autre est finement striée, elle varie beaucoup de dessins et de coloration.
122 3. T. virginal. — T. virgineus. (Lin.)
Venus virginea Lin., syst. nat., p. 1134, Gmel., p. 3294.
» » Lam., anim. s. v. (édit. Desh.), t.6, p. 360. Pullastra » Brown, Illustra. conchy., p. 89, pl. 37, f. 8, 9. Tapes » Forbes, Hanl., t. 1, p. 388, pl. 25, f. 4, 6.
» » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 8.
Hab. en profondeur, dragué rarement à Basse-Kikerie, rejeté quelquefois sur les plages à la jetée du Croisic, Piriac, Ker-Cabelec. Nous avons rencontré la variété sarniensis (Turton) en mer à l'Ouest de l’ilot du Four.
123 4. T. fines stries. — T. pullastra. (Mont.
| Venus pullastra Montagu, trad. Chenu, p. 55. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 387. Tapes » Wood., Forbes, Hanl., t. 1, p. 382, pl. 25, 12248
» » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 4, 5. » » Le Lunot Adanson, Sénégal, pl. 17, f. 11.
Cette espèce type est généralement revêtue de dessins
re
très variés. La variété bicolor est blanche avec une tache noire sur son bord dorsal.
Hab. sur les plages, commune avec le Tapes decussatus, à quelques centimètres dans le sable vaseux.
Une variété de celui-ci figurée dans Forbes, Hanl., pl. 25, f. 3, et Sowerby, Illust. index, pl. 4, se rencontre dans les trous des perforants qui habitent le calcaire de l'ilot du Four et celui de la Banche : c’est une mons- truosité acquise par son genre de vie lorsque ce Mollusque s’introduit au jeune âge dans des trous abandonnés par divers perforants. S'il se trouve renfermé dans une retraite plus petite que la taille qu'il atteint ordinairement en liberté, souvent il emploie sa substance calcaire à augmenter l'épaisseur de son test, lequel varie beaucoup Dans les trous des Saxicaves et des Pétricoles, il acquiert des formes plus ou moins cylindriques ou arrondies, obligés que sont ces Mollusques de conformer leur coquille à la structure des trous qu'ils rencontrent, comme le Ruprcola dont nous avons déjà parlé. Par ce changement de vie, la coquille est incolore.
Nous ajouterons un témoignage à l'appui du fait que nous venons de citer : c’est que la même espèce se ren- contre fréquemment dans les trous abandonnés par les Pholades, non dans le calcaire , mais bien dans le gneiss, au Rocher rond, côte du Pouliguen. Cette coquille n’est donc pas perforante, car elle n’a pas les aspérités suffi- santes pour agir mécaniquement, et l'acide du Mollusque serait sans action sur le gneiss.
BAPE
49e GENRE. Cythéree. — Cytherea. (Lan.)
124 1. G fauve. — C. chione. (Lin. Venus).
» » Desh., Trait. élém. conchy., p. 604, pl. 19, f. 43. » » Sow., Ilust. index, pl. 4, f. 23. » » Forbes, Hanl., t.1, p. 396, pl. 27.
Venus » Blainv., Malac., pl. 74, f. 5.
» » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 24, pl. 5, f. 21, 22.
Nous citerons une localité spéciale, à deux kilomètres à l'Ouest de la jetée du Croisic, où elle a été assez abondante ; à dix et quinze centimètres dans le sable vaseux, on ne peut l’atteindre que dans les plus basses mers des syzygies.
50e GENRE.
Vénus. — Venus. (Lin.)
195 1. V. à verrues. — V. verrucosa. (Lin.)
» » Lin., syst. nat., p. 1130, Gmel., p. 3269. » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 39, pl. 12, f. 7, 8. » » Forbes, Hanl., t. 1, p. 401, pl. 24, f. 3. » » Desh., Trait. élém. de conchy., t. 1, p. 559, EEE END ù » » Lin., Sow., Illust. index, pl. 4, f. 13.
Hab. les plages sableuses, vaseuses , à quinze et vingt centimètres de profondeur ; se trouve sur bien des loca- lités ; elle est assez commune à l'Ouest et près de la jetée
du Croisic.
= Oh =
126 2. V. chambrière. — V. casina. (Lin.)
» » Tin., trans.,t. 8, p.79, pl2, 1147
» » Mont., trad. Chenu, t. 4, p. 283.
» » Forbes, Hanl., t. 4, p. 405, pl. 24, f. 4, 5, 6.
» » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 12.
» casinoides, Desh., élém. conchy., p. 564, f. 9, 10.
» lactea, Donov., trad. Chenu, p. 90, pl. 40, f. 7, 8.
Hab. les diverses plages, comme les précédentes ; mais cette belle espèce est très rare.
127 3. V. poule. — V. gallina. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., p. 1130, n° 119. » » Desh., élém. conchy., t. 4, p. 566, pl. 21,f.3, 4. » striatula, Donov., trad. Chenu, p. 54, pl. 19, f. 4 à 5.
» » Forbes, Hanl., t.1, p. 408, pl. 23, f. 4, pl. 24, f. 4. » » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 16.
Hab. dans le sable comme les précédentes, aux [mpairs, au Banc-des-Chiens, au Rocher rond, sur le Pouliguen, espèce peu répandue.
198 4. V. ovale. — V. ovata. (Penn.) » » Pennant, Brit. Zool , t. 4, p. 97, pl. 56, f. 56. » » Desh., élém. conchy., p. 569, pl. 20, f. 48
» » Forbes, Hanl., t. 1, p. 419, pl. 24, f. 2, pl. 26, f. 1. » » Sow., Ilust. index, pl. 4, f. 15. » » Delessert, pl. 10, f. 3.
Hab. les profondeurs de l'ilot du Four et du banc Kikerie, où nous n'avons pu que très rarement draguer cette petite espèce.
4 0e 129 5. V. fasciée. — V. fasciata. (Da Costa.)
Pectuncu. fasciatus, Da Costa, Brit. conchy., p. 188, pl. 13, f. 3. Venus fasciata, Donov., trad. Chenu, p. 111, pl. 46, f. 41 à 46.
» » Desh , élém. conchy., p. 562, pl. 20, f. 4, 5.
» » Forbes, Hanl., t. 1, p. 415, pl. 23, f. 3, pl. 26, f. 7. » » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 14.
» Brongniarti, Pay., pl. 1, f. 23 à 95.
Hab. diverses plages, comme les précédentes, à quel- ques centimètres de profondeur ; peu commune ; à l'Ouest et près de la jetée du Croisic, elle se montre sous diverses belles variétés rayonnées et de couleurs différentes.
51e GENRE.
Dosinie. — Dosinia. (Scopoli.)
130 1. D. exolète. — D. exoleta. (Lin. Venus.)
» » Desh., élém. de conchy., p. 619, pl. 20, f. 9 4144 Cytherea exoleta, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 314. Venus » Donov., trad. Chenu, t. 1, p 38, pl. 12, f. 5, 6. » » Blainv., Malac., pl. 74, £. 2. Arthemis » Forbes, Hanl., t. 1; p. 428, pl. 23, f. 3, 4.
Hab. les diverses plages, à quinze ou vingt centimètres dans le sable vaseux; commune à l'Ouest de la jetée du
, Croisic. 131 2. D. brillante. — D. lincta. (Lam.) : » » Desh, élém. de conchy., p. 621, pl. 20, f. 49, 13. Cytherea lunaris, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 314. Arthemis lincta, Lin , Venus, Sow., Illust. index, pl. 4, f. 11
» » Forbes, Hanl., t. 1, p.431, pl. 28, f. 5, 6.
Hab. profondément, rapportée rarement par la drague sur Basse-Kikerie.
SON Æ
32e GENRE.
Cycline. — Cyclina. (Desh.)
132 1. G. ondée. — C. undata. (Desh.) Venus undata, Pennant, Brit. Zool., 4° éd., 1. 4, p. 95, pl. 55, HE VE » » Phil. Moll. Sic., t. 2, p. 34, 1. 4, pl. 4, f. 9. Cyclina » Desh., Trait. élém. conchy., t. 4, p. 623, pl. 14 bis, , f. 10 à 12. Lucinopsis » Forbes, Hanl., t. 4, p. 435, pl. 28, f, 4,92. » » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 9.
Hab.; très rarement rejetée sur les plages, celles de la Bernerie et près des Impairs, au chenal du Pouliguen.
CYPRINIDÆ.
3e GENRE.
Circe. — Ciree. (Schumacher.)
133 1. C. très petite. — C. minima. (Hont.)
» » Schumacher, Sow., Illust. index,. pl. 5, f. 2.
Venus » Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 33, pl. 1, fx:
Cyprina » Turt., Dithyra., Brit., p. 137.
Circe » Forbes, Hanl., t. 14, p. 446, pl 26, f. 4, 5, 6, 8.
Hab. dans les algues de l’ilot du Four et sur Basse- Kikerie; coquille rare.
er
b4e GENRE. Astarté. — Astarte. (Sow.)
13% 1. À. triangulaire. — À. triangularis. (Wont.)
Mactra » Montagu, trad. Chenu, 1. 4. p. 43, pl. 1, f. 45. Astarte » Forbes, Hanl., t. 1, p. 467, pl. 30, f. 4.
» » Jeffreys, Brit. conchy., t. 2, p. 318.
» » Sow., Illust. index, pl. 4, f. 17.
Hab. sur le plateau du Four, dans les sables rejetés dans l’étier du Pot au Croisic. Espèce très rare, de trois millimètres au plus de grosseur.
dde GENRE.
Æsocarde. — Isocardia.(Lam.)
135 1. I. globuleuse. —- I. cor. (Lin. Chama.)
Chama cor, Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 89, pl. 35, f. 11, 12. Isocardia » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 445. » » Desh., Trait. élém., t. 2, p. 30, pl. 23, f. 10, 11. » » Forbes, Haul., t. 1, p. 472, pl. 34, f. 2. » » Blainv., Malac., pl. 69, f. 2.
» » Sow., Illust. index, pl. 5, f. 3.
Hab. par quarante-cinq à cinquante mètres de profon- deur; draguée au large et à l'Ouest de l’ilot du Four. Nous en possédons deux individus, dont un était vivant. Cette coquille, rare sur nos côtes, nous a été donnée par M. Caillo jeune, du Croisie, à qui la conchyliologie n’est pas étrangère.
— 10 —
CARDIADÆ, 56° GENRE.
Bucarde. — Cardium. (Lin.)
136 1. B. épineuse. — C. aculeatum. (Lin.) » » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1122. n » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 43, pl. 2, f. 2. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 397.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 4, pl. 33, f. 1. » » Sow., Illust. index, pl. 5, f. 9. » » Encycel. méth., pl. 298, f. 4.
Hab. les profondeurs au large des côtes Nord du dépar- tement ; draguée très rarement près de Ker-Cabelec, ren- contrée aux Impairs, près le Pouliguen.
Nous en possédons une variété grande et à rares épines, qui est draguée au large de Piriac.
137 9. B. à papilles. — C. echinatum. (Lin.)
» » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 74, pl. 27, f. 8. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), 1. 6, p. 396. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 7, pl. 33, f. 2.
» » Phil., Moll. Sic., t. 4, p. 49, t. 2, p. 37.
» » Sow., Illust. index, pl. 5, f. 11.
» » Encycl. méth., pl. 298, f 3.
Hab. au large de l’île Dumet et de la Turballe; moins rare que la précédente.
7-0 0
138 3. B. tuberculée. — C. tuberculatum. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat , 10° éd., p.679 ? 19e éd., p 11922 ? » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 75, pl. 27, f. 9.
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 397.
» rusticum, Forbes, Hanl., t. 2, p. 41, pl. 31, f. 3, 4.
» » Sow., Ilust. index, pl. 5, f. 10.
Hab. en profondeur, comme les précédentes; draguée au large de Piriac.
139 4. B. sourdon. — C. edule. (Lin.) » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 82, pl. 32, AS » » Forbes sHanl1-2/p" 15 pl 32/1 4572 » » Pennant, Zool. Brit., t. 4, p. 94, pl. 50, f. 41.
» » Sow., Ilust. index, pl. 5, f. 12. » » Phil., Moll. Sic., t. 1, p. 592, pl. 4, f. 16: » » Blainv., Malac., pl. 70 bis, f. 3.
Hab. dans l’anse du Pouliguen , où elle est abondante ; cette coquille, communément rejetée sur les côtes, présente diverses variétés de couleurs : blanche, blonde, maculée de brun-rouge, linéolée ; elle est rembrunie dans les vasières des marais salants, où elle habite encore.
140 5. B. de Norwége. — B. Norvegicum. (Speng.)
» Lœvigatum, Donov., trad. Chenu, p. 45, pl. 15, f. 7, 8. » » Wood, Gén. conchy., p. 222, var. pl. 54, f. 1. \ » » Phil., Moll Sic., t.1, P= 9011-22; p.u7. » Norvegicum, Spengler, skrivt., naturhis., selskab , t. 5, p. 42. » » Forbes, Hanl:; 1-2; p.25, pl. 31,14, 2. » » Sow., Ilust. index, pl. 5, f. 13.
Hab. en profondeur ; draguée rarement au large de la Turballe.
90 —
141 6. B. à papilles. — G. papillosum. (Poli.)
Scobinatum
Poli, Test. utr. Sicil., t. 2, p. 56, pl. 46, f. 2, 4. Phil MolSics te 4 0p.154-
Sow., Ilust. index, pl. 5, f. 5.
Lam., anim.s v.(éd. Desh.), t. 6, p. 408
Hab. les profondeurs ; draguée dans la baie de Bourgneuf et à Basse-Kikerie.
142 7. B.pigmée. — C. exiguum. (Gmel.)
pigmeum,
»
»
Lin., Syst. nat. (éd. Gmel.), p. 32, f. 8. Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 36.
Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 408. Donov., trad. Chenu, p. 31, pl. 9, f. 4,4 a. Forbes; Hanl., t. 2, p.29, pl. 32,1. 8:
Sow., Ilust. index, pl. 5, f. 4.
Hab. ; draguée très rarement sur le plateau du Four.
143 8. B. très petite. — C. minimum. (Phil.)
»
SUCCiCUM,
Phil., Moll. Sic., t. 2, p. 38, pl. 14, f. 18. Reeve, Conchy. iccnica cardium, pl. 29, f. 432. Loven, Index. Moll: Scandina., p. 36.
Forbes, Han] , t. 2, p. 33, pl. 32, f. 6.
Sow., Illust. index, pl. 5, f. 8.
Hab. à Basse-Kikerie ; draguée à mer basse par sept à
huit mètres.
144 9. B. fasciée. — C. fasciatum (Mont.)
Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 275, pl. 11, f. 4. Forbes, Hanl., t. 2, p. 25, pl. 32, f. 5.
Sow., Ilust. index, pl. 5, f. 7.
Jeffreys, Brit. conchy., t. 2, p. 281.
Hab. ; draguée rarement sur le plateau du Four.
= dit.
145 10. B. noueuse. — GC. nodosum. (Turt.) » » Turt., Conchy. dith., p. 1486, pl. 13, f. 8. » » Koxbes,-Hanl-;t. 2, p.22, pl. 32, f°47-
» » Jeffreys, Brit. conchy., t. 2, p. 288. » scabrum, Phil., Moll. Sic., t. 2, pl. 14, f. 16.
Hab. avec la précédente. Tous les Mollusques de ce genre vivent plus ou moins enfouis dans le sable vaseux.
57e GENRE. Cypricarde. — Cypricardia. (Lam.)
146 1. C. lithophagelle. — CG. lithophagella. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t, 6, p. 435.
Hab. dans les trous des perforants de l’ilot du Four, où nous l’avons rencontrée très rarement.
LUCINIDÆ.
b8e GENRE. Lucine — Lucina. (Prug.)
147 1. L. boréale. —— L. borealis. (Lin.)
Venus » Lin., Syst. nat., éd. 12, p. 1134. Tellina radula, Montagu, trad. Chenu, p. 29, pl. 1, f. 10. \ Lucina » Lam., anim. s. v. (éd Desh.), t. 6, p. 225. » » Phil., Moll. Sic., t. 1, p. 35, pl. 3, f. 17.
» borealis, Forbes, Hanl., t.2, p. 46, pl. 35, f. 5.
Notre espèce est beaucoup plus petite que celle d’Angle-
terre. Hab. sur le plateau du Four; draguée à mer basse par
huit à dix mètres de profondeur.
Er UD — 148 2. L. épineuse. — L. spinifera. (Wont.) *
Venus » Montagu, trad. Chenu, t. 4, p 251. Lucina » Forbes, Hanl., t. 2, p. 49, pl. 35, f. 1. » » Sow., Illust. index, pl. 5, f. 18. » » Phil., Moll. Sic., t. 2, p. 25.
Hab. à Basse-Kikerie ; draguée rarement par huit à dix mètres.
149 3. L. flexueuse. — L. flexuosa. (Mont.)
Tellina flexuosa, Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 31.
» » Wood, Gén. conchy., p. 188, pl. 47, f. 7, 8. Lucina » Forbes, Hanl., t. 2, p. 46, pl. 35, f. 5. Cryptodon » Turt., Brit. biv., pl. 7, f. 9, 40.
Ptychina biplicata, Phil., Moll./Sic.it. 4, p.45; pl: 2, 14°
Hab. en profondeur; draguée sur lilot du Four et à Basse-Kikerie; coquille rare.
150 4. L. divergente. — L. divaricata. (Lin.)
Tellina divaricata, Lin., Syst. nat., p. 1120.
Lucina » Forbes, Hanl., t. 2, p. 52, pl. 35, f. 3. » digitaria, Poli, pl. 15, f. 25. » commutata, Phil., Moll. Sic., t. 1, p. 32, pl. 3, f. 15.
Hab.; draguée à l’ilot du Four et à Basse-Kikerie.
191 5. L. lactée. — L. lactea. (Lin.)
Tellina lactea, Lin., Syst. nat., p. 1119.
Lucina leucoma, Turt., Forbes, Hanl., t. 2, p. 57, pl. 35, f. 2. Tellina lactea, Poli, pl.145,"f. 28, 29.
Lucina » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 229. Loripes » Flem., Blainv.. Malac., pl. 72, f. 1.
Hab. sur les plages, aux Impairs, à l'entrée du chenal du Pouliguen, sur le plateau du Four et à Basse-Kikerie.
St vaut.
152 6. L. ondée. — L. undata. (Penn)
153
154
Venus undata, Pennant, Brit. z0ol., p. 95, pl. 55, f. 51. Lucina » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 229.
Hab. sur les plages des Impairs, à l'entrée du chenal du Pouliguen et à la grande côte du Croisic.
7. L. peigne. — L. pecten. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 230. » » Phil., Moll. Sic., t. 4, p. 31, pl. 3, f. 14. Tellina reticulata, Poli, pl. 20, f. 14. Lucina » Pay., Coq. de Corse, p. 43.
Hab. sur les côtes de la Bernerie où nous l'avons dra- guée une seule fois.
9e GENRE.
Diplodonte. — Diplodonta. (Pronn.)
1. D. rond. — D. rotundata. (Mont.)
Tellina » Montagu, trad. Chenu, p. 31, pl. 1, f. 8. Diplod. » Phil., Moll. Sie, t. 2, p. 24, t. 4, pl. 4, f. 7. » » Forbes, Han], t. 2, p. 66, pl. 35, f. 6. » » Sow., Illust. index, pl. 5, f. 19.
Hab. Piriac, la baie de Pornichet, aux Impairs, la Ber- nerie ; coquille jetée à la côte assez rarement.
QE
KELLIADÆ.
60 GENRE.
Montagu. — Montacuta. (Turi.
155 1. M. deux dents. — M. bidentata. (Turt.)
Mya bidentata, Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 19. Montacuta » Turt., Dithyra Brit., p. 60. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 75, pl. 18, f. 6, 6 a.
» » Jeffreys, Brit. conchy., t. 2, p. 208, pl. 5, f. 1. » » Sow., Illust. index, pl. 6, f. 2. Erycina » Recluz, Rev. zvol., 1844, p. 331.
Hab. dans la Corallina officinalis, où nous l’avons re- cueilli rarement, près de Gastelli sur les côtes Sud-Ouest de Piriac.
61° GENRE.
Haricot. — Cyamiumn. (Philip)
156 1. H. menu. — C. minutum. (Fabri.)
Venus minula, Fabricius, Faun. Grœnl., p. 412. Turtonia minuta, Forbes, Hanl., t. 2, p. 81, pl. 18, f. 7, 7 a. » » Sow., Illust. index, pl. 6, f. 4. Cyamium minutum, Loven, Ind. Moll. Scandinaviæ, p. 42. » » Jeffreys, Brit. conchy., t. 2, p. 260, pl. 5, f. 8.
Hab. dans le Zostera marina, sur les côtes au Sud- Ouest de Piriac ; espèce unique.
Les auteurs Loven, Adams et Jeffreys, ont maintenu ce genre sous le nom de Cyamium établi par Philippi, en 1845, comme antérieur à celui de Turtonia, donné par Forbes et Hanley.
62e GENRE. Hellie. — Helliau. (Montagu.)
157 1. K. sous-orbiculaire. -— K. sub-orbicularis.
(Mont.) Mya » Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 17 et 245. Kellia » Forbes, Hanl., p. 87, pl. 18, f. 9 a et 9 b. » » Jeffreys, Brit. conchy., t. 2, p. 225, pl. 5, Se » » Montagu, Sow., Ilust. index, pl. 6, f. 5.
Hab. le plateau du Four, dans les trous perforés par les Saxicaves et les Pétricoles. Gomme cette coquille est petite, les trous sont toujours plus grands que le Kellia, ce qui permet à cette espèce de conserver toujours exac- tement sa même forme. Elle habite encore les bas fonds; d'où elle est rapportée par les pêcheurs dans la coquille du Pecten maximus qui, ayant perdu son Mollusque et se remplissant de vase, renferme souvent des Kellia.
63° GENRE.
Petit bouclier. — Lasæa. (Leach.)
:
158 1. P. b. rouge. — L. rubra. (Moni.)
, Cardium rubrum, Montagu, trad. Chenu, t 4, p. 36.
: Kellia rubra, Forbes, Hanl:,t:2;-p. 94; pl. 36,15; 7: Bornia seminultum, Phil, Moll. Sic., t. 14, p. 14, pl. 1, f. 16, Poronia rubra, Recluz, Revue Cuv , Zool., p. 175. Lasæa » Brown, Illustra. conchy., G. B., p. 93, pl 36,
f. 47, 18. » » Jeffreys, Brit. conchy., p. 219, pl. 5, f. 2.
Malgré les divers rapprochements de cette coquille avec
LR
les genres Kelhia et Montacuta, ses caractères tranchés, ainsi que ceux de son Mollusque, en font un genre parti- culier des Kelha. Sur l'autorité de Leach, Jeffreys le donne sous le nom de Lasæa.
Hab. dans la Corallina officinalis sur les côtes de Ker-Cabelec et celles de Piriac, où nous l'avons rencontré en petit nombre.
64e GENRE. Leption. — Lepton.
159 1. L. squameux. — L. squamosum. (Mont.)
Solen SqUuamosus , Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 246. Lepton squamosum, Turt:, Dith.eBrit:, p.62; pl.6, 14,12, 12: » » Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 127, f. 607.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 98, pl. 36, f. 8, 9. » » Jeffreys, Brit. conchy., t. 2, p. 194, pl. 4, £. 7. » » Sow., Illust. index, pl. 6, f. 9. Hab. en profondeur ; dragué très rarement sur l’ilot du Four et à Basse-Kikerie. 65e GENRE.
Galeéeomme. — Galeomma. (Turt.)
160 1. G. Turton. — G. Turtoni. (Sow.)
» » Sow., Zool. jour., p. 361, pl. 13, £. 1.
» » Turt., Sow., Illust. index, pl. 6, f. 14, 15. » » Phil., Moll Sic., t. 2, p. 18, pl. 14, f. 4. » » Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 128, f. 641.
Parthenope formosa, Scacchi, Zool., p. 8, p. 19.
Hab. dans les fissures des roches de l'ilot du Four ; rencontré très rarement.
07e
CYCLADIDÆ,
66e GENRE.
Cyclade. — Cyclas. (Brus.)
161 1. C. rivicole. — CG. rivicola. (Lam.)
» » Moquin-Tandon, Moll. France, t. 2, p. 52, f. 47, pl. 53, £. 4 à 16.
» » Dupuy, Hist. Moll., p. 665, pl. 29, f. 3.
» cornea, Draparnaud, Hist. Moll., p. 128, pl. 10, f. 1 à 3.
On sait que c’est la plus grande espèce d'Europe.
Hab. beaucoup de points de la Loire : sur la rive gauche près Indret, les rives du Buzard en Chantenay, celles de l’étier de Mauves, etc.
162 2. C. cornée. — C. cornea. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 268.
» » Moquin-Tandon, t.2, p. 591, pl. 53, f. 17 à 30. » » Dupuy., Hist. Moll., p. 666, pl. 29, f. 4.
» » Gassies, Moll. de l’Agenais, p. 202.
» rivalis, Draparnaud, H. Moll., p. 129, pl. 10, f. 45.
Hab. var. 1° Major, grande et très bombée, des étiers de l’'Erdre; À » 20 Rivalis, Moll. du marais du Lot en Cor- demais ; » 39 De couleur blonde et distincte, du com- mun du Bignon en Cambon; » 40 Nucleus, Stud. des étangs du Plessis- Boucher en Saint-Herblain ; cette espèce est abondamment répandue.
Pi Ve
163 3. G. riveraine. — C. rivalis. (Drap)
» » Draparnaud, Hist. moll., p. 129, pl. 40, f. 4, 5. » » Gassies, Moll. de l'Agenais, p. 202. » n Dupuy, Hist. Moll., p. 668, pl. 29, f. 5.
Moquin Tand. en fait une Cyclas cornea, à laquelle on réunit, comme variété globuliforme, les Cyclas asocar- dioidea et 1socardioides de Normand.
La production de ces Gyclades est abondante. A la fin de mai 1844, dans chaque Cyclade rivalis, grosse comme un noyau de cerise, nous avons trouvé de douze à seize petits.
Hab. la Divatte au Loroux-Bottereau, les étiers de Mauves et de la Haute-Indre, les douves du château de Coislin au Nord de Cambon, dans les fossés et les ruisseaux; com- mune partout.
164 4. C. des lacs. — GC. lacustris. (Drap.)
» » Drap., Hist. Moll., p. 430, pl. 10, £. 6, 7. » » Moquin-T., t. 2, p. 593, pl. 53, f. 34 à 39. ” ” Gass., Moll. de l’'Agen., p. 204. » » Dup., Hist. Moll., p. 6714, pl. 29, f. 7. Hab. l’étier de la Haute-Indre, les marais du Loroux, les eaux stagnantes ; cette espèce n'est pas très commune. La var. magor D. Dingoli (Bivona), Sphærium brocho- nianum de Bourguignat, est assez répandue dans les marécages du haut Paimbœuf.
165 5. GC. caliculée. — C. caliculata. (Drap.)
» » Drap., H. Moll., p. 130, pl. 10, f. 44, 45. » » Gass., Moll. de l’Agen., p 203. » » Dup., H. Moll., p. 672, pl. 29, f. 8.
Hab. les eaux dormantes dans les déversements de la
— O0) —
Loire, rive gauche, près Indret, des mares près Paim- bœuf, l'étang de la Bauvardière en Saint-Herblain.
67° GENRE. Pisidie. — Pisidèviun. (?jej.)
166 1. P. des rivières. — P. amnicum. (Jen.)
» » Jen., Monog. Cyc., p. 21. » » Moquin-T., t. 2, p. 583, pl. 59, f. 12 à 45. » » Gass., Moll. de l’Agen., p. 208. » » Dup., H. Moll., p. 679, pl. 30, f. 4. Cycl. palustris, Drap., H. Moll., p. 131, pl. 10, f. 17, 18
Hab. l’étier de Mauves, les douves de la Collinière, le marais du Lot en Cordemais , etc. Elle est commune.
167 9. P. de Caserte. — P. Casertanum. (Poli.)
» » Baudon, Catal. Moll. de l'Oise, 2e éd., p. 43.
Hab. les douves, les ruisseaux affluents du Gens, à
Orvault, etc. C1
168 3. P. brillante. — P. nitidum. (Je».) \ » » Jen., Monog., p. 16, Icon., pl. 20, f. 7, 8.
» » Dup., H. Moll , p. 692, pl. 31, f,. 5. » » Moquin-T., t. 2, p. 586, pl. 52, f, 33 à 37.
Hab. des mares provenant des débordements de la Loire, rive gauche, près le village de la Montagne et Indret.
— 100 —
169 4. P. de Henslow. — P. Henslowanum. (Jen.)
» » Jen., Monog., p. 20, Icon., pl. 21, f. 6, 9. » » Dup., Hist. Moll., p. 687, pl. 31, f. 2.
» » Moquin-T., t. 2, p. 581, pl. 52, f. 1 à 40. » Dupuyanum, Normand, Sub. var. très oblique.
Hab. l’étier de Belle-Ile, sur l'Erdre, où elle est rare.
UNIONDÆ.
68e GENRE.
Mulette. — Unio. (Prug.)
170 1. M. littorale. — U. littoralis. (Lam.)
» » Drap., H. Moll., p.133, pl. 10, f. 20.
» » Dup., H. Moll. , p. 632, pl. 23, f. 8, pl. 24, f.5 à 8.
» » Lam , anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 638.
» » Moquin-T., t. 2, p. 568, pl. 48, f. 4 à 9, pl. 49, AE VAE
On sait que cette Mulette varie beaucoup dans ses for- mes; nous avons pu faire de beaux choix de son type et de ses variétés : pianensis, elongatus, Draparnaudi , truncatus, minor, subtetragona ; nous rangeons aujour- d’hui cette dernière au nombre des variétés.
Ce Mollusque se rencontre ordinairement par bandes de huit à douze environ. Il vit très stationnaire, debout, enfoncé de cinq à huit centimètres dans le sable vaseux.
Hab. la Sèvre ; commune sur l’île Cholet, plus généra- lement une var. minor ; la Loire, près Trentemoult , et dans Nantes, île Feydeau ; partout abondante.
171
=. TUE —
2. M. ovale. — U. ovalis. (Gray.
» » Gray, Turt., Man. 2° éd., p.297, n° 127, 4. » » Dup , H. Moll., p. 637, pl. 25, f. 43. Mya » Mont., trad. Chenu, t. 4, p. 15 et 244.
Hab. dans la Loire, l’étier des Couëts, la Sèvre nantaise, où elle est abondante.
172 3. M. des peintres. — U. pictorum. (Drap.)
» » Drap., H. Moll., p. 131, pl. 11, f. 4. » » Moquin-T., t.2, p. 576, pl. 50, f. 8 à 10, 51,
CR AUCLE » » Dup., H. Moll., p. 647, pl. 26, f. 20. » rostrala , Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 540.
Nous avons souvent observé ce Mollusque sur le sable, où il aime à circuler, sa coquille verticale entr'ouverte pour le passage du pied dont il se sert avec beaucoup de dexté- rité, sur les bords inférieurs de sa coquille. Il glisse brusquement sur le sable, par saccades, de trente à quarante centimètres en ligne droite, et prend un repos ; puis s’élançant de nouveau, toujours par saccades, incli- nant à gauche ou à droite, et prenant un repos de quelques secondes à chaque élancement, il parcourt ainsi deux à trois mètres. Au repos , le Mollusque se plait beaucoup couché à plat dans sa coquille.
Hab. partout : l'Erdre, la Sèvre, le lac de Grand-Lieu, la Loire, dans son passage à Nantes surtout, où les Nayades sont très abondantes, en raison, supposons-nous , des égoûts et des immondices qui doivent ajouter à la nature des eaux un principe plus nourrissant pour ces animaux.
Une utilité se rattache à ces petits êtres : Anodontes,
7
— 102 —
Mulettes, et de préférence aux Paludines agate et vivipare : tous sont employés par les pêcheurs, qui les écrasent et en font ainsi un appât pour la pêche.
173 L. M. enflée. — UÜ. tumidus. (Retz.
» » Dup., H. Moll., p. 655, pl. 28, f. 20. » » Moquin-T., t. 2, p. 577, pl. 51, [. 11 à 14. » » Sow., [llust. index, pl. 7, f. 3. Mya ovata, Donov., trad. Chenu ,t. f , p. 82, pl 32,f.1, DENT.
Hab. avec la précédente dans la Loire, où elle est rare.
69° GENRE. Anodonte. — Anodonta. (Brus.)
174 1. À. des cygnes. — A. cygnæa. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 6, p. 564. » » Rossm., Iconogr. [., p. 110.
» » Moquin-T., t. 2, p. 557, pl. 43, 44.
» » Gass., Moll. de l’Agen., p. 188.
» » Dup., H. Moll., p. 601, pl. 15, f. 14.
Hab. les étiers de l’Erdre et les divers étangs en Riaillé , Meilleraye, et dans tout le département.
Nous possédons de l'étang de Meilleraye le type de cette espèce, var. major, de dix-neuf centimètres sur dix, et d'une circonférence de quarante-sept centimètres. Nous avons recueilli dans de nombreuses localités les var. radiata, ventricosa, intermedia, la plus remarquable dont divers auteurs ont fait la cellensis, Rossm.
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FCO eue
Nous avons pensé bien faire en offrant au public une traduction française de cet excellent ouvrage.
Le manuel de Woodward est devenu, depuis son appa- rition, un livre classique. La faveur dont il jouit parmi les conchyliologistes doit être attribuée à plusieurs causes. Nous citerons, d'abord, la modicité de son prix, qui le rend accessible à toutes les bourses, puis le plan judicieux de sa composition, et enfin le mérite dont l’auteur a fait preuve dans l’exécution de ce plan.
Loin de se borner à l’énumération des genres qu'il acceptait, Woodward a condensé en une centaine de pages les notions élémentaires de la Conchyliologie. Cette pre- mière partie du manuel contient donc une foule de ren- seignements utiles, bien choisis et bien présentés sur les mœurs, la structure, la physiologie et la classification des Mollusques.
Quant à la distribution géographique, elle est l’objet d’une étude très-importante dans laquelle Woodward s’est montré le digne élève de Forbes. La constitution dé- finitive des grandes provinces marines est maintenant acceptée par tous les naturalistes; elle est, d’ailleurs, fon- dée sur des documents positifs et sur l’analyse de travaux nombreux traitant de la distribution géographique des Mollusques.
Woodward a également étudié la distribution des Mol- lusques dans le terips. Le chapitre relatif à la récolte des coquilles est très-développé et contient d’intéressants ta- bleaux de draguages, d’après les relevés de Forbes, Mac- Andrew et Barrett. Récemment, les draguages ont été exé- cutés, avec succès, à une profondeur considérable par les naturalistes américains, anglais et scandinaves, qui vont nous faire connaître les premiers éléments d’une faune encore presque inconnue, celle des grands fonds ou faune abyssicole. |
La deuxième partie du manuel de Woodward, ou le tableau des genres, a le grand mérite d’être présentée par
°
a
D un naturaliste d’un excellent esprit, doué, surtout, de ce sentiment de justesse et de pondération si nécessaire pour juger de la valeur d’un genre, pour l’accepter ou le rejeter. La caractéristique de chaque genre est suivie de la ré- partition géographique et géologique des espèces. Un ap- pendice de M. Tate fait connaître un certain nombre de genres décrits depuis la mort si regrettable de l’auteur. Les figures sur bois intercalées dans le texte, ont fété
Pecten Varius. ‘ Th. rt
gravées principalement par miss À. N. Waterhouse, d’après
les dessins originaux de l’auteur; elles ont le mérite de re-
CG, aguilloni ; valve gauche. Paludina Vivipara,. présenter exactement ce que l’on désirait rendre.
Les gravures de M. Lowry se recommandent elles-mêmes; un éhand nombre de figures ont été faites d’après des échan- lions de sa collection, et l’on peut juger de l'intérêt qu'il a pris à cet ouvrage, d’après le soin avec lequel les caractères essentiels des coquilles ont été rendus.
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Hab. l'étang Luzeau , en Frossay; la var. minor, dans le canal de Brest, près Blain, et le Brivet, près Pont- château.
175 2. À. pesante. — A. ponderosa. (Pfeiff.)
» » Pfeiff., Deutsch., Moll. 11, p. 31, 7, 8. » » Dup., H. Moll., p. 604, pl. 18, f 12. n uvonensis, Moquin-T., t. 2, p. 562, pl. 46, f, 7, 8.
» piscinalis, Gass., Moll. de l’Agen., p. 191, pl. 4, f. 1, 2. Hab. sur beaucoup de points de la Loire, même dans
Nantes, au quai Duguay-Trouin, île Feydeau et l’étier des Couëts.
176 3. À. des canards. — A. anatina. (Lam.
” » Lam., anim. s v. (éd. Desh.), t. 6, p. 565. » » Drap., H. Moll,, p. 133, pl. 12, f: 2
Ÿ » Moquin-T., t. 2, p. 558, pl. 45, f. 1, 2.
n » Gass., Mall. de l’Agen., p.199.
Hab. partout : la Sèvre, la Loire dans Nantes, île Feydeau, l’étier de Mauves, Trentemoult; espèce abon- dante.
U77 k. À. d'Arles. — A. Arelatensis. (Jacq.)
n ” Dup., H. Moll., p. 611, pl. 19, f. 14.
» ovalis, Mich. et Pot., gal. Douai, p. 145.
Hab. la Loire; elle est voisine de la précédente.
— 104 — 178 5. À. des piscines. — A. piscinalis. (Wi/s.)
» » Nils., Moll., Suec , p. 116, n° 3. » » Moquin-T., t. 2, p. 561, pl. 45, f. 56, pl. 46, f. 4 à 6. » » Dup., H. Moll., p.612, pl. 21, f. 47, 18.
Hab. la Sèvre, près l’île Cholet; la Loire dans Nantes, entre le pont de la Poissonnerie et celui de la Bourse, où elle est abondante.
179 6. À. de Grateloup. — A. Gratelupeana. (Gass.)
» » Gass., Moll. de l'Agen., p. 193, pl.2, f.2 à 16 et pl.3 et 4. » » Dup., H. Moll., p. 618, pl. 17, f. 12.
Notre coquille est une var. minor du type cité par le savant malacologiste Agenais. Cetie espèce, comme le dit l’auteur Dupuy, la plus jolie de toutes celles de France, est d’un beau vert d’émeraude, avec des bandes transverses brunes, noirâtres ou jaunâtres dans les vieux individus.
Hab. la Loire dans Nantes, au quai Duguay-Trouin, île Feydeau.
MYTILIDÆ, 70e GENRE. Dreissène. — Dreissenu.
180 1. D. polymorphe. — D. polymorpha. (Van Ben.)
Mytilus polymorphus, Pallas, Voy. en Russie, app., p. 221. Dreiss. polymorpha, Nan Beneden, Ann. Se. nat., 1835, p. 210, pl. 8, f. 4 à 11.
» » Desh., Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 51. » ” Moquin-T., Moll. France, t. 2, p. 398, pl. 54, f. 1 à 19. » » Dup.. H. Moll., p. 659, pl. 29, f. 11.
Dans un article plein d'intérêt, publié par M. Fischer,
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sur le Dreissena polymorpha, cet auteur parle de son envahissement dans les eaux de l'Europe centrale et occi- dentale comme un fait sans doute des plus curieux de la distribution géographique des Mollusques (1).
On sait que Pallas fut le premier à décrire le Mytilus polymorphus qu'il découvrit dans la Caspienne et le Volga en 1771. Jusqu'à présent , dit-on, les Dreissènes ne vivaient en France que dans les cours d'eaux tributaires de la mer d'Allemagne et de la Manche. M. Fischer cite un nouveau fait d’après un conchyliologiste, le capitaine Morlet : c’est l'apparition de ces Mollusques, en octobre 1863, dans les eaux de la Haute-Loire, au-dessus d’Or- léans, où ils auraient été en grande partie trouvés sur des pièces de bois venues de la Suisse par les canaux de Ja Franche-Comté et celui de Briare aboutissant à la Loire.
Nous citerons , un peu tardivement, il est vrai, la pré- sence du Dreissena polymorpha dans les eaux de la basse Loire, à son passage dans la ville de Nantes, où nous l'avons recueilli, vers la fin de 186, fixé sur l'Anodonta anatina et l’'Unio httoralis que nous récoltions alors sur le quai Duguay-Trouin, entre le pont de la Bourse et celui d’Ai- guillon. Un peu plus haut, sur le quai de la Maison-Rouge, ce Mollusque se propage encore rapidement : il se montre aussi au- delà, dans l’étier de Mauves ou canal de la Gare ; de ce point, vers le Nord jusqu’au pont de Pirmil, la côte Saint-Sébastien ; dans le Sud et au-delà, sur la Sèvre nantaise , distante de l’étier de Mauves de deux mille cinq cents mètres environ, occupés en partie par trois bras de la Loire et divers petits cours d'eaux. On y rencontre fréquemment çà et là les Dreissènes, toujours fortement attachés de leur byssus sur les galets, les coquilles, les
(1) Journal de conchyliologie , 3° série , t. 1v, p. 309.
181
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murs de quai et sur les bois. Ge Mollusque, en descendant la Loire, est commun sur sa rive gauche, dans les eaux du Pellerin, à vingt kilomèires environ au-dessus de Paimbæuf.
Nous avons également trouvé le Dreissène dans la rivière d'Erdre, sur sa rive gauche, au lieu dit Belle-Ile, à six kilomètres de Nantes. Les eaux de cette rivière commu- niquent par un canal jusqu’à Brest, d’où nous recevons fréquemment des chargements de bois qui, en descendant ces cours d'eaux jusqu'à Nantes, ont dû évidemment nous apporter ces Mollusques du Nord. Leur apparition dans la Loire-Inférieure nous est connue depuis huit ans, ce qui nous porte à croire que très probablement leur arrivée dans le voisinage d'Orléans a dû être antérieure à l’époque citée ci-dessus de 1863 (1).
71e GENRE.
Moule. — Mytilus. (Lin.)
1. M. comestible. — M. edulis. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1157. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.}), t. 7, p. 47. » » Donov., trad. Chenu, p. 85, pl. 34, f. 3, 4.
Cette espèce présente diverses variétés plus ou moins allongées ou rétuses, ou agréablement rayonnées de lignes bleues, transverses aux stries d’accroissement ; l’une d'elles est blonde et translucide.
Hab. toutes les côtes, généralement sur les rochers, où ces Mollusques demeurent attachés, suspendus par leur byssus ; mais ils en sont souvent détachés dans les mau-
(1) Voir, pour l’histoire de ce genre, etc., etc., Journal de conchylio- logie, t. var, p. 123, t. 1x, p. 261, t. 1v,p. 424, t. x, p. 5.
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vais temps et entrainés sur les plages sablonneuses. Ne vivant pas d’ailleurs dans le sable, comme tant d’autres Mollusques, ils demeurent sur les plages où ils s’attachent de nouveau les uns aux autres, puis aux quartiers de roches qu'ils rencontrent , et souvent à de nombreux petits galets quartzeux auxquels ils se fixent toujours avec une multitude de filaments de leur byssus.
Is s’attachent ainsi pour se donner une certaine pesan- teur et ne pas se laisser trop entrainer au gré des eaux.
182 92. M. de Provence. — M. Galloprovincialis. (Lam.)
» » Lam., anim. s.v. (éd. Desh.), t. 7, p. 46.
» » Phil., Moll. Sic., t. 4, p. 72, pl. 5, f. 12, 13. » » Sow., Illust. index, pl. 7, f. 20, 21.
» sagittalus, Poli, pl. 32, f. 2, 3.
Hab. sur les côtes de Piriac, où elle est rare.
183 3. M. courbée. — M. incurvatus. (Penn.)
» » Pennant, Brit. zool. iv., p. 3, pl. 64, f. 74. » » Mat. et Rak., pl. GE f 70 » ») Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 48.
Hab. comme les précédentes ; elle est assez rare; nous l'avons rencontrée plus souvent sur les côtes de Ker- Cabelec et celles de la Bernerie.
1184 4. M. naine. — M. minimus. (Poli.)
; , Poli, p. 209, pl. 31, f. 1. » » Payraudeau, Cat. coq. de Corse, p. 69. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 49.
Hab. sur les côtes près de Ker-Cabelec, Mesquer , Piriac, etc.
— 108 —
185 5. M. sabot. — M. ungulatus. (Lin.) » » Lin., Syst. nat., 10° éd., p. 705, éd. 12, p. 1156. » » Donov., trad. Chenu, p. 86, pl. 34,f. 1, 2. » » Poli, Test. utr. Sic., t.2, p. 208. » » Jeff., Ann. mag. hist. nat., t. 3, pl. 2, f. 5.
Notre espèce a jusqu'à douze centimètres. Hab. sur la bouée de sauvetage, au Nord de l'ilot du
Four. 72 GENRE. Flodiole. — Modiola. (Lim.) 186 1. M. barbue. — M. barbata. (Lin.) Mytilus barbatus, Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1156, Gm., p. 3353. n » Donov., trad. Chenu, p. 55, pl. 19, f. 44 à 15. Modiola barbata, Lam., auin. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 22. » » Forbes, Hanl., 1, 2, p. 190, pl. 44, F. 4. » » Sow., Illust. index, pl. 7, £. 9. » » Chenu, Man. conchy., t. 2, p. 154, (. 756.
Hab. les plages sablonneuses. Ce Mollusque attaché de son byssus aux galets, plus généralement fixé aux roches éloignées en mer, la baie de Bourgneuf, la Bernerie, Piriac, le Pouliguen, un peu partout; cette coquille n’est pas abondante.
187 9. M. adriatique. — M. adriatica. (Lam .)
» » Lam., auim.s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 20. » » Jeff., Brit conchy., t. 2, p. 116. » ovalis , Sow., Illust. index, pl. 7, f. 7.
Hab. sur les plages de la Bernerie, où nous l'avons ren- contrée rarement.
— 109 —
188 3. M. radiée. — M. radiata. (Hanl.) » » Hanl., Brit. marine conchy. » » Sow., Tlust. index, pl. 7, f. 8. » Tulipa, Forbes, t. 2, p. 187, pl. 45, f. 7.
Hab.; souvent rejetée sur les plages près le Pouliguen, anse de Pornichet, au Croisic, la Bernerie; elle varie beaucoup de coloration.
189 4. M. de Petagna. — M. Petagnæ. (Scac.)
» » Scacchi, Phil., Moll. Sic., t.2, p.51,t.1,pl.5,f.11. » Mytilus, Scacchi, lettera, etc., p. deest. 1832.
Hab. l’ilot du Four, où elle est très rare.
190 db. M. modiolée. — M. modiolus. (Lin.
Mytilus modiolus, Lin., Syst. nat., 19° éd., p. 1154.
Modiola » Turt., Dithyra Brit., p. 199, pl. 15, f. 3. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 182, pl. 44, f. 4, 2. » » Sow., Illust. index, pl. 7, f. 6.
Hab. sur les plages avancées en mer de la Bernerie; c’est la var. minor que nous n'avons rencontrée que très rarement.
191 6. M. esquif. — M. phaseolina. (Philip.
» » Phil, Moll:Sic.,t-42/p154;epl.415; f. 14. n » Forbes, Hanl., t. 2, p. 186, pl. 44, F. 3.
| » n Sow , Ilust. index, pl. 7, f. 10.
k Mytilus ” Jeff., Brit. conchy., t. 2, p. 118.
Hab. sur le plateau du Four, où elle est rare.
192 7. M. convexe. — M. gibberula. (WVobis.) » » PI. 4, f. 9 à 12.
Petite coquille (f. 12) convexe, très inéquilatérale, for-
195
— 110 —
tement arquée vers le milieu dans son bord ventral, par un pli oblique qui se prolonge jusqu'aux crochets (f. 9); ceux-ci sont cordiformes et terminaux. Le côté antérieur tronqué, très arrondi, est lisse. Un angle proéminent à son origine partant des crochets, parcourt toute la longueur de la coquille vers son bord dorsal et se termine en s’adoucissant en partie à son extrémité postérieure. Quoi- que atténuée, cette extrémité est arrondie et comparative- ment beaucoup plus étroite que le côté antérieur qui est large, arrondi et détaché en forme de lobe {f. 9). L'angle dorsal est le point de partage pour les stries divergentes dont la surface est ornée sur le côté ventral; elles sont extrêmement fines, et beaucoup plus grosses et plus espa- cées du côté dorsal (f. 9, 11.), elles sont interrompues par des lignes d’accroissement profondes. Les bords intérieurs des valves sont lisses dans leur partie ventrale seulement ; de fines crénelures garnissent tout le reste du pourtour (f. 10). Elle est d’une belle nacre violacée rougeâtre à l'intérieur.
Hab. ; nous avons recueilli cette rare et nouvelle espèce dépourvue de son mollusque, près les Impairs, à l'entrée du chenal du Pouliguen.
73e GENRE. Crenelée. — Crenella. (Prown.)
1. C. discordante. — C. discors. (Brown.)
Mytilus discors, Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1159.
Modio. discrepans, Lam., anim.s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 23.
Crenella discors, Forbes, Hanl., t. 2, p. 195, pl. 45, f. 5, 6. » » Sow., Illust. index, pl. 7, f. 13.
Hab. profondément; draguée sur le plateau du Four et à Basse-Kikerie où elle est rare.
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194 92. C. marbrée. — C. marmorata. (For.
Mytilus discors, Donoy., trad. Chenu, t. 1, p. 26, F. 8 à 42. n ” Da Costa, Brit. conchy., p. 221, pl. 47, f. 1. Modiola murmorata, Forbes, Malacol. Monens, p. 44. Crenella » Forbes, Hanl.. t. 2, p. 198, pl. 45, f. 4. ” » Sow., Ilust. index, pl. 7, f. 14.
Hab. avec la précédente; également draguée à Basse- Kikerie.
195 3. C. costulée. — C. costulata. (/isso.)
Moudio. costulata, Risso, Hist. nat., t. 4, p. 324, f. 165.
» n Phil., Moll. Sic., t. 2, p. 59, pl. 15, f. 10. Modiolariu » Jeff., Brit. conchy., t. 2, p. 125. Crenella n Forbes, Hanl., t. 2, p. 205, pl. 45, f. 1.
» » Sow., Ilust. index, pl. 7, f. 15.
Hab. au Sud-Ouest de la roche granitique dite le Tom- beau d'Almansor, côte Sud de Piriac. Elle vit dans les touffes des Corallina officinalis et autres algues. Coquille rare que nous avons également rencontrée sur la partie Sud-Est de Pilot du Four.
ARCADÆ. 74e GENRE.
Nueule. — Nucula. (Lam.)
196 1. N. noyau. — N. nucleus. (Lin)
Arca n Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1143. » » Donov., trad. Chenu, t. 4,p. 50, pl. 17,f, 6 à 12. Vucula » Desh., Elém. conchy., t.2, p.308, pl.34,f 11 à13. » n Forbes, Haul., t. 2, p. 215, pl. 47, F. 7, 8. » » Sow., Illust. index, pl. 8, f. 1.
Hab. les plages de la Bernerie; rencontrée rarement aux
— 112 —
Impairs, et en profondeur de huit à dix mètres. Draguée sur le plateau du Four, à Basse-Kikerie; on la trouve aussi dans l'estomac des Dorades ; elle n’est pas commune.
197 2. N. luisante. — N. nitida. (Sow.) Arca nucleus, Montagu, trad. Uhenu, t. 4, p. 61. Vucula nitidu, Sow., Conchy. illust., n° 29, f. 34. » ” Forbes, Hanl., t. 2, p. 218, pl. 47, f. 9. » » Sow., Illust. index, pl. 8, f. 4.
Hab. en profondeur, avec la précédente ; draguée rare- ment sur l’ilot des Evains, écueil granitique à deux kilo- mètres en mer, dans le Sud-Est de la pointe de Pain-Château.
198 3. N. radiée. — N. radiata. (Hanl.) Arca nucleus, Pulteuey, Hutchins, Hist. Dorset, p. 35. Nucula » Turton, Dithyra Brit., p. 176, pl. 13, f. 4. k » margaritacea, Blainv., Malac., pl. 65, f. 5. Nucula radiata, Forbes, Hanl., t. 2, p. 220, pl. 47, f."4, 5° * » Sow., Illust. index, pl. 8, f. 3.
Hab. à Basse-Kikerie; draguée très rarement.
= L4 199 4. N. croisée. — N. decussata. (Sow.) » » Sow., Conchy. Illust, Nucula, n° 27, [. 18. » » Hanl., Recent Schells, t. 1, sup. pl. 20, f. 8. » sulcula , Phil., Moll. Sic., t. 2, p. 45. » decussata, Forbes, Hanl., 1.2, p. 221, pl. 47, f. 1, 2, 3.
Hab.; draguée sur le plateau du Four et à Basse-Kikerie où elle est peu répandue.
— 113 —
200 5. N. mince. — N. tenuis. (Wont.) Arca tenuis , Mont., trad. Chenu, p. 287, pl. 12, f. 4. Nucula » Brown, Ilustra. conchy., G. B., p. 85, pl. 33. Pa ER
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 293, pl. 47, f. 6.
» » Sow., Illust. index, pl. 8, f. 5.
Hab. avec la précédente, sur un banc dit Basse-Jaune, au Nord de Kikerie; draguée par huit à dix mètres, rare- ment avec son Mollusque.
75e GENRE.
Arche. — Area. (Lan.)
201 1. À. tétragone. — A. tetragona. (Poli.)
» fusca, Donov., Mont., trad. Chenu, p. 284.
” letragona, Poli,.Test-Sic.,t.2; p.437, pl. 25,-f.149, 143. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 234, pl. 45, f. 9, 10. » ” Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), 1. 6, p. 461.
» » Sow., Ilust, index, pl. 8, f. 10.
Hab. les îlots du Four et de la Banche; ces lieux, souvent battus par une forte mer, obligent les Mollusques à s’in- troduire entre les fissures et jusque dans les plus petits interstices des roches ; souvent aussi, comme nous l'avons fait remarquer, ils pénètrent dans les trous abandonnés par
| les perforants. Il en est de même de l’Arca tetragona qui,
\ dans les étroites fissures, acquiert un test étendu et très aplati, lequel devient allongé et cylindrique dans les trous de la Saxicava rugosa, prenant toujours la forme de l’exca- vation choisie pour demeure.
Nous avons eu occasion de citer sur ce sujet un fait très remarquable que nous avons observé en 1830 sur les côtes
en TE —
de Syracuse (1), dans un calcaire tertiaire de l’étage pliocène rempli de Lithodomus hthophaqus perforant la roche par dissolution , au moyen de leur sécrétion acidulée. Un Mollusque commun sur ces côtes, l'Arca barbata, on le sait, ne perfore pas; dans un âge encore peu avancé, il s’introduit dans les trous abandonnés par ces Lithodomes où, ne pouvant rien changer à la structure longue et étroite de ces excavations, il opère sur tout son être, dans son accroissement, une contraction pour le réduire, de même que sa coquille, aux proportions d’un diamètre de deux centimètres au plus fixé par le Lithodome; tandis qu'en vivant à l’état de liberté sur les roches, il atteint un développement de près du double de ce diamètre. La sur- face des roches grandement usée donne aux trous de larges ouvertures que l'Arche serait libre de quitter. Mais comme elle préfère se constituer ainsi prisonnière, nous devons en conclure que cette manière de vivre lui est convenable ; et elle nous démontre jusqu'à quel point un Mollusque peut rétrécir ses organes en se rendant ainsi captif volontaire et par goût, dans une demeure où il attend sa nourriture plutôt que de l'aller chercher. Nous avons encore constaté l'existence de ce fait assez répandu, dans les marbres des côtes de Gênes et dans ceux de la darse de Ville- franche , près de Nice. La même observation s’applique également aux Arca barbata, tetragona, et autres genres que nous avons déjà cités : Rupicola concentrica, Kelha suborbicularis, Saxicava hiatella et autres, Tapes et Fragilis, ces derniers s’emprisonnant au lieu des Pholades
(1) Des monstruosités chez divers Mollusques , Journal de conchylio- logie, 2e série, t. 111, p. 226, pl. 15.
Annales de la Société Académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure , 1860, t. xxx1, p. 228, pl. 1%.
202
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dans le gneiss. Enfin , nous voyons qu'il ne faut pas pré- tendre que chaque Mollusque ne varie jamais dans ses conditions d'existence , puisque, Sous nos yeux, Ceux-ci comme chez les Oursins, dans les mêmes conditions, y dérogent : les uns s’emprisonnant durant toute leur existence, et les autres restant libres.
L’Anomia enigmatica des Philippines fournit, comme rétrécissement de Mollusque, un second fait, l’un des plus frappants que nous ayons remarqués. Ce Mollusque, fixé sur une surface qui lui laisse toute latitude pour son dé- veloppement, acquiert jusqu'à trois centimètres et demi de diamètre, tandis que, dans son jeune âge, si le Mollusque vient à rencontrer une autre surface, soit celle d’une simple tige de Gorgone de moins d’un centimètre de diamètre, il s’y attache en réduisant ses proportions aux limites de cet espace restreint. Ge fait étrange lui a valu le nom d’énigme.
2. A. lactée. — A. lactea. (Lin.)
» modiolus, Poli, Test., t. 2, pl. 25, f. 20 à 22.
» lactea, Forbes, Hanl., t.2, p. 238, pl. 46, f. 1, 3.
» » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 89, pl. 35, f. 4, 2. ” » Sow., Ilust. index, pl. 8, f. 8, 9.
” Quoyi, Pay., Moll. de Corse, pl. 1, £. 40 à 43.
» » BH Moll SIC. tp 07e
Hab. un niveau au-dessous du précédent, sur Pilot du Four, attaché de son byssus dans les fissures des roches; on n’y arrive que lors des plus basses mers des syzygies.
Les Arca Gaymardii et Quoyi de Payraudeau, sont des variétés de celle-ci plus ou moins bombées ou trian- gulaires.
— 116 —
76° GENRE.
Pétloncle. — Pectuneulus. (Lin.)
203 1. P. large. — P. glycimeris. (Lin.)
Arca » Lin., Syst. nat., p. 1143.
Donov., trad. Chenu, t.4, p. 34, pl. 41, [. 1 à 3. Forbes, Hanl., t. 2, p. 245, pl. 46, f 4, 7.
Sow., Illust. index, pl. 8, f. 13.
» ” Phil., Moll. Sie., t. 1, p. 60.
La variété Pilosus, plus enflée et généralement brune, se trouve également dans les mêmes localités.
Hab. les profondeurs des mers; dragué par quarante à cinquante mètres à l'Ouest et au large de l’ilot du Four, très rarement près l’île Dumet.
AVICULACEÆ. 77e GENRE.
Avicule. — Avicula. (Lam.
204 1. À. de Tarente. — A. Tarentina. (Lam.)
Mytilus hirundo, Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1159.
Lam., anim. s. v., (éd. Desh.), t. 7, p. 99 » Phil., Moll. Sic., t 1, p. 76.
Forbes, Hanl., t. 2, p. 251, pl. 42, f. 1,2,3 Sow., Illust. index, pl. 8, f. 15.
Encycel. méth., pl. 177, f. #
» Tarentina,
Hab. les régions profondes des mers ; draguée à cin- quante et soixante mètres dans le trajet des bateaux pé-
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cheurs entre l’Ile-Dieu et Belle-Ile. Ces Mollusques vivent agolomérés, accolés les uns contre les autres par leur coquille fortement attachée de leur byssus. Ils forment ainsi de nombreux petits groupes, comme le font les Moules. Ges coquilles, toujours minces et fragiles, parais- sent se multiplier rapidement; elles sont plus communes vers le Sud qu'au Nord.
78e GENRE.
Pinne. — Pinna. (Lin.)
205 1. P. pectinée. — P. pectinata. (Lin.)
» n Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1160.
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 64. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 255, pl. 43, f. 1, 2. » » Sow., Illust. index, pl. 8, f. 46.
Hab. profondément; draguée au large de l’île Dumet, à l'Ouest du plateau du Four. Dernièrement M. Benoist père en a trouvé deux rejetées dans l’anse de Pornichet; coquille très rare sur nos côtes.
206 2. P. rare-épine. — P. muricata. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., p. 1160, Gm., p. 3364. » » Montagu, trad. Chenu, p. 79, pl. 2, f. 9. » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 16, pl. 3, f. 5.
Hab. au large de la Banche, où elle a été draguée à
cinquante mètres de profondeur; très rare. 8
— 118 —
OSTREADÆ,
79e GENRE. Lime. — Lima. (Brugieri.)
207 1. L. Loscomb. — L. Loscombuii. (Sow.)
» » Sow., Genera. Shells, p. 114.
» » Sow., Illust. index, pl. 8, f. 24. | » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 265, pl. 53, f. 1 à 8. » » Jeff., Brit. conchy., t. 2, p. 85.
Hab. les profondeurs des eaux sur l’îlot du Four et à Basse-Kikerie.
208 2. L. béante. — L. hians. (Gmel.) Ostrea » Gmel., Lin., Syst nat., 13° éd., p. 3332. Lima » Forbes, Hanl., t. 2, p. 268, pl. 52, f. 3, 4, 5.
» » Sow., Illust. index., pl. 8, f. 23, G. B., Sow. Lima aperta.
» » Jeff., Brit. conchy., t. 2, p. 87.
» bullata, Payraud., Moll. Corse, p. 70.
Hab. attachée de son byssus dans les anfractuosités des roches du plateau du Four, à un niveau inférieur à celui des coquilles ordinaires ; on n’y parvient qu'aux époques des syzygies, encore faut-il, à l’aide d’un levier, soulever de fortes pierres.
— 119 —
80e GENRE.
Peigne. — Pecten. (Pline.)
209 1. P. côtes-rondes. — P. maximus. (Lin.)
Ostrea mazima , Lin., Syst. nat., p. 1144, Fauna suecica, p. 520. » » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 42, pl. 14, f. 1. Pecten mazimus , Penn., Brit. zool., 4° éd.,t. 4, p. 99, pl. 59, f. 61. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 129. » » Sow., [llust. index, pl. 9, f, 13.
Hab. les profondeurs des eaux ; dragué par quarante à
cinquante mètres au large de l’île Dumet. Rencontré rare- ment sur le plateau du Four.
210 2. P. operculaire. — P. opercularis. (Lin.)
Ostrea » Lin., Syst. nat., p. 1147. » subrufus , Donov., trad. Chenu, p. 18, pl. 4, f. 2 a. Pecten opercularis, Forbes, Hanl., t. 2, p. 299, pl. 50, f. 3, 51, DE GET » » Sow., Illust. index, pl. 9, f. 5, 6, 7. Hab. les profondeurs des mers, à l'Ouest et au large de l'ilot du Four; dragué par trente à cinquante mètres dans \ le trajet des bateaux pêcheurs entre Belle-[le et le Croisic;
il varie beaucoup de couleurs, mais il est plus généralement blanc.
Les Pecten Lineatus de Da Costa et Audouin de Payraudeau, sont généralement reconnus aujourd'hui comme des variétés de l'Opercularis. Nous avons ren- contré rarement la première aux extrémités Nord du
—- 1920 —
département; mais nous possédons la variété Audouini minor, d'un beau rose, rejetée quelquefois sur les plages de Pornichet, près le Pouliguen.
211 3. P. varié. — P. varius. (Lin.)
Ostrea n Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1146. » varia, Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 9, pl. 4, f.1, a, b, c. » varius, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 147. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 273, pl. 50, f. 4. » » Sow., Illust. index, pl. 9, f. 2, 3.
Celui-ci, beaucoup plus abondant, habite un horizon supérieur aux précédents. Il varie de toutes les couleurs.
En décembre 1853, dans une tempête terrible occasion- née par les vents d'Ouest, la mer jeta sur les côtes de la Bernerie une quantité considérable de ces coquilles; de mémoire d'homme, on n’en avait vu un si grand nombre sur le rivage : elles s’y trouvaient accumulées dans certains endroits jusqu’à vingt centimètres d'épaisseur.
212 4. P. polymorphe. — P. polymorphus. (Bronn.)
» » Phil., Moll. Sic., t. 1, p. 79, pl. 5, f. 12 à 18. » flexuosus ? Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 144. Ostrea plicata, Pol, *pl:95 11045 4,2;9;
Hab. très profondément les eaux; coquille toujours plus ou moins roulée, rejetée sur les côtes de la baie de Por- nichet, près le Pouliguen, et au Croisic.
— 1921 —-
LA LA L L) . 213 _b. P. dégénéré. — P. pussio. (Lin.) Ostrea » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1146. » » Donov., trad. Chenu, p. 52, pl. 10, £. 1. Pecten pussio, Forbes, Hanl., t. 2, p. 278, pl. 50, f. 4, 5, DIN SAR ERTE
» distorta, Da Costa, Conchy. Brit, pl. 10, f. 3, 6. » sinuosus, Lam., (éd. Desh.), t. 7, p. 148. Hinnites » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 149.
A la suite de nouvelles observations faites par M. Fis- cher sur l'anatomie de ce Mollusque, il a été reconnu
appartenir au genre Pecten. Hab. sur le plateau du Four, attaché dans les fissures
des roches; on n’y parvient que lors des plus basses mers des syzygies.
. - - 214 6. P. tigré. — P. tigrinus. (Mul.) » tigrinus, Muller, Zool., pl. 60, f. 6, 7, 8. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 285, pl. 51,f. 8. ” » Sow., Illust. index, pl. 9, f. 11, 12. » lœvis, Montagu., trad. Chenu, t. 4, p. 65, pl. 2, f. 4.
Ostrea tigrina, Gmelin, Syst. nat., p. 3327.
Recueilli très rarement sur l'ilot du Four et à Basse- Kikerie.
à 7. P. de Teste. — P. Testæ. (PBivona.)
» Bivona, Phi Mol Sic EH5p-101pl:5, A7 » vitreus, Risso, Jan. christoforis, 156.
Hab. comme le précédent; dragué dans les sables ; espèce très rare.
— 122 —
81e GENRE.
Huiître. — Ostrea. (Lir.)
216 1. H. pied de cheval. — ©. hippopus. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 219. » » Desh., Encycl. méth., t. 2, p. 288.
Hab. profondémeut sur certaines roches granitiques des
côtes de Piriac ; elle n’est pas commune; nous la possé- dons de cinquante-deux centimètres de circonférence.
217 2. H. comestible. — O. edulis. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1148, Fauna suecica, p. 520.
» » Pennant, Brit. zool., 42° éd., p. 1148.
» » Da Costa, Brit. conchy., p. 154, pl. 9, [. 6.
» » Pol; Test., 1.2; pl::29, F4
Hab. en petite quantité sur l’île Dumet, les îlots grani- tiques qui avoisinent les côtes, les Baguenauds, les Evains, isolée dans l’étier du Pouliguen.
Les plateaux du Four et de la Banche, par leur nature calcaire, étant remplis de Mollusques perforants, ne per- mettent pas aux Huîtres de s’y établir; il en est ainsi des Moules et de la Litiorine littorale qui n’y prospèrent pas. Les Patelles seules , sous leur coquille en bouclier, savent s'y garantir.
À
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218 3. H. en crète. — O. cristata. (Born.) » » Born., Mus., pl. 7, f. 3.
Hab. comme les précédentes, éparses sur les roches. La recherche continue qui est faite des Huitres en général, ne leur permet pas de se multiplier : elle doit former une variété de la précédente.
219 4. H. palescente. — O. depressa. (Phil.)
» » Phil>, Moll4Sic:, t.4, p.89; pl 6,113;
Hab. attachée sur les bois submergés; rencontrée dans l'étier du Pot au Croisic. Elle est ornée de rayons bruns partant des crochets. Rare.
82e GENRE. Anomie. — Anomnia. (Lin.)
220 1. A. pelure d'ognon. — A. ephippium. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1150.
» » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 27, pl. 7, f. 13, 14. » » Delessert, pl. 17, f. 3.
» » Sow., Illust. index, pl. 8, f. 18.
» » Encyel. méth., pl. 170, f. 6, 7.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 325, pl. 55, f. 2, 5, Fe
Hab. comme les Huïtres, celles-ci attachées aux roches et aux coquilles par une pièce operculaire sortant par un trou de la valve inférieure , laquelle est fortement soudée avec la sécrétion calcaire du Mollusque. On la rencontre un peu partout; elle est plus grande et plus commune dans la baie de Bourgneuf.
— 124 —
221 . À. en patelle. — A. patelliformis. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12e éd., p. 1151.
» » Loven, Moll. Scandinavie, p. 30.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 334, pl. 56, f. 5, 6.
» » Lin., Sow., Illust. index, pl. 8, f. 21. Ostrea striatum , Da Costa, Brit. conchy., p. 162, pl. 414, f. 4.
» » Encyel. méth., pl. 184, £. 5, 6.
Hab. profondément sur l’ilot du Four et à Basse-Kikerie ; espèce rare, connue de la Scandinavie.
299 3. À. écaille. — A. squamula. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1150.
» » Mont , trad. Chenu, t. 4, p. 68.
» » Brown, Illust. conchy., G. B., p. 69, pl. 22, f. 5. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 275.
Nous avons remarqué en celle-ci une forme constante, toujours aplatie et lisse, qui nous engage à la conserver comme espèce.
Hab. les côtes de Saint-Michel-Chef-Chef, fixée sur les roches et sur les crabes.
293 4. À. voütée. — A. fornicata. (Lam.) n » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 275. » » Encycel. méth., pl. 170, f. 4, 5.
Variété plus ou moins lisse et à côtes confuses. Hab. les côtes de la Bernerie; plus répandue dans la baie de Bourgneuf.
— 195 —
F 5. À. épineuse. — A. aculeata. (Wul.)
» » Muller, Zool. Dan. Prodrom., p. 249. » » Mont., trad. Chenu, t. 4, p. 68, pl. 2, f. 5. » » Brug., Encycl. méth., t. 1, p. 73. ‘ » » Phil., Moll. SiC., Le 2, P- 214, pl. 28, f1: » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 332, pl. 55, f. 4. » » Sow., Ilust. index, pl. 8, f. 19.
La nôtre est de six millimètres, semblable à celle citée par Philippi.
Hab.; draguée très rarement dans les sables à la pointe dite Castelli, au Sud-Ouest de Piriac.
295 6. À. violâtre. — A. cepa. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1151.
» » Poli, Test. Sic., t. 2, p. 182, pl. 30, f. 1 à 8. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 274. » » Encyel: méth:, pl:174, £. 1,2.
Hab. les plateaux du Four et de la Banche, fixée sur les roches et quelquefois sur les crabes.
On sait que les Anomies, en s’attachant aux divers corps qu’elles rencontrent , aux roches , et principalement aux coquilles, impriment sur leur coque les diverses structures des parties sur lesquelles elles se fixent. Rien de plus simple, sans doute, quant à la valve inférieure en contact direct avec les côtes souvent très prononcées des Pecten, par
1 exemple; mais le Mollusque pénètre de son manteau, avec force , jusque dans les petits détails en creux et reliefs en impressions diverses que reçoit sa valve inférieure sur le corps étranger. Ici se produit le fait bien digne de remarque que nous observons. Tout le Mollusque suit cette impulsion de chaque côté; chaque strie qu’il recouvre, il s’en
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pénètre au point que le même dessin se répète en lui sur l’autre partie de son manteau, où la sécrétion du test a lieu, non simultanément, mais bien au fur et à mesure qu’elle avance dans la valve inférieure où le Mollusque, en s’y imprimant, trouve son modèle pour le reproduire dans sa valve supérieure ; d'où résulte, pour la coquille adulte, que les deux valves se trouvent reproduire en creux et reliefs les mêmes dessins que présentent les corps étrangers sur lesquels l’Anomie s'attache.
Nous possédons des Pecten varius ainsi moulés dans de très petits détails de stries et d’aspérités bien remar- quables.
Trompés par des formes ainsi acquises et provenant des habitudes de vie de ce genre de Mollusque, des auteurs en ont fait, à tort, diverses espèces : les Anomua patel- laris et pyriformis, de Lamarck , sont du nombre.
PTÉROPODES. (CUVIER.)
Ces Mollusques pélagiens, de l’ordre des Ptéropodes, qui vivent à la surface des mers, sous une température plus intense que la nôtre, se rencontrent acciden- tellement, en petit nombre , sur nos côtes Dar suite des tempêtes , entraînés par les courants ; mais nous ne pou- vons pas les citer comme propres à notre partie de l'Océan. Ce sont les genres Hyalwa, Clio, Cleodora , Limacina , Cymbulia et Pneumodermon , etc.
Pour la connaissance de cet ordre de Mollusques essen- tiellement voyageurs , nous indiquerons l'excellent travail de MM. Souleyet et Rang.
GASTÉROPODES PROSOBRANCHES.
CHITONIDÆ.
83e GENRE.
Oscabrion. — Chitlon. (Lin.)
226 1. O. de Gaëte. — CG. Cajetanus. » » Poli , teste, pl. 4, F4 » » Phil., En, Moll. Sic., t. 1, P- 108. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 49.
Hab. dans les anfractuosités, les fissures des roches, sur le plateau du Four. Les recherches doivent se faire dans les plus basses marées des syzygies , à l’aide d’une barre de fer qui sert de levier pour retourner les grandes pierres.
997 9, O. fasciculaire. — GC. fascicularis. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12e éd., p. 1106.
» » Blainv., Malac., p. 108, pl. 87, [ 4.
» » Pl MolraSic., t-45p 108; pl, 002; » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 393, pl. 59, f. 5.
» » Sow., Ilust. index, pl. 10, £. 5.
Hab. fixé sur les roches , les galets et sur les coquilles
— 128 —
mortes, souvent ainsi entraînés sur les plages, la baie de Bourgneuf, les environs de la jetée au Croisic , etc.
298 3. O. différent. — C. discrepans. (Brown.)
» fascicularis , Phil. ,-MollSic..vt- 4, °p° 108; pl 71 2/77
major.) » » Reeve, Conchy. [con., t. 4, Chit., pl. 10, f, 53. » discrepans, Brown, Illustra. conchy., p. 65, pl. 21, f. 20. » » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 7. » » Forbes, Hanl., t.2, p. 396, pl. 58, f. 4.
Hab. avec le précédent.
229 4. O. effilé. — GC. gracilis. (Jeffreys.)
» » Jeffr., Ann. Hist.-nat., p. 29;-pl:3, 19, "a;1he; n » Sow., Ilust. index, pl. 10, f. 6.
Hab. sur l’ilot du Four, où il est très rare.
230 5. O. cendré. — C. cinereus. (Lin.) » » Lin., Syst. nat., 12° éd., p 1107. » » Sow., Ilust. index, pl. 10, f. 13. » » Forbes, Hanl., t. 2, p 402, pl. 58, f. 1. » » Desh., Lam., anim. s. v. (éd. Desh }, t. 7, p. 505.
» marginatus, Penn., Brit. zool., 4° éd., t. 4, p. 71, pl. 36, £. 2.
Hab. les Baguenauds, écueil granitique à trois kilomètres en mer et au Sud de Pornichet.
231 6. ©. selliforme. — C. assellus. (Chem.)
» » Chem., Conchy., t. 8, p. 290, pl. 96, f. 816. » » Desh., Lam., anim. s. v.,t. 7, p. 506.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 407, pl. 59, f. 4, 2. » » Sow., Illust. index, pl. 40, f. 15, 16.
Hab. sur l’îlot du Four et près la jetée du Croisic, fixé sur les galets; il est moins rare que les précédents.
— 1929 —
932 7. O. cancellé. — C. cancellatus. (Sow.)
» D Leach ? Sow., Conchy. spe., 5, f. 104, 105. » n Forbes, Hanl., t. 2, p. 410, pl. 59, f. 3.
» » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 17.
» albus , Pulteney, Hist. Dorset, p. 25.
Hab. l’ilot du Four où il est rarement rencontré.
233 8. O. blanc. — C. albus. (Lin.?) n n Lin., Syst. nat., 12e éd., p. 1107. » » Brown, Illustra. conchy., G. B., p. 66, pl. 24, f. 29 n » Loven, index, Moll Scandin., p. 27. n ” Forbes, Hanl., t. 2, p. 405, pl. 62, f. 2. » » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 12.
Hab. avec le précédent, fixé sur les roches et les varechs.
034 9. ©. lisse. — C. lævis. (Penn.) » » Penn., Brit. zool., 4° éd., t. 4, p.72, pl. 36, f. 3. » » Phil., Moll. Sic., t. 4, p. 107, pl. 7, f. 4.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 411, pl. 58, f. 3.
È » » Sow., Ilust. index, pl. 10, f, 11.
Hab. sur les Evains, écueil granitique à cinq kilomètres en mer et dans le Sud-Est du Pouliguen.
235
— 150 —
PATELLIDÆ,
84e GENRE. Patelle. — Patella. (Lin.
1. P. commune. — P. vulgata. (Lin.)
»n » Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1258.
» » Penn., Brit. zool., 4e éd.,t. 4. p. 142, pl. 89, (445;
” » Blainv., Malac., pl. 48, f. 1 et pl. 49, f. 4.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 424, pl. 64, £. 5, 6.
» » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 18.
Les nombreuses variétés de cette espèce sont bien remarquables par leur forme, et encore plus par les couleurs tranchées de leur intérieur. Il en est qui sont entièrement ornées de gros rayons noirs sur un fond rougeâtre, d’autres ne sont rayonnées que vers les bords, et le fond est d’un beau rouge, séparé des rayons par une large zone blanche; d’autres ont le bord entièrement noir; une autre variété à test mince, finement rayonné en lignes roses et verdâtres. Toutes ces variétés, à couleurs intenses, tranchent beau- coup avec celle comestible , de couleur verdâtre cornée.
Donovan a très bien figuré plusieurs de ces variétés.
Hab. sur toutes les côtes, très commune, et comme comestible avec le Mytilus edulis, le Tapes decussata (dite Palourde) , le Cardium edule (ou Rigadot), la Littorina htioralis (dite Bigourneau). Ges Mollusques sont d'un grand secours dans la vie de bien des habitants pauvres des côtes.
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236 9. P. d'athlète. — P. athletica. (De Beau.)
» aspera , Phil., Moll. Sic., t. 4, p. 3,t. 2, p.84.
» vulgata var., Brown., Illustra. conchy., G. B., p. 63, pl. 20, f. 12. » athletica, Beau, Brit. Mari. conchy., p. 264, f. 108.
» D Forbes, Hanl., t, 2, p. 425, pl. 61, £. 7, 8.
» » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 19.
Hab. avec la Vulgata, sur beaucoup de côtes : Piriac, la Plaine, Préfailles, Sainte-Marie, etc. ; mais celle-ci n’est pas abondante.
237 3. P. de Tarente. — P. Tarentina. (Lam.)
» Bonardi, Pay., Coq. de Corse, pl. 3, f. 9 à 11. » » Phil., Moll. de Sic., t. 4, p. 110.
Hab.; nous ne l’avons rencontrée que très avancée en mer, sur la grande côte Sud du Croisic, où elle est très rare.
8° GENRE.
Lottie. — Lottia. (Gray.
238 1. L. pellucide. — L. pellucida. (Lin.)
Patella » Lin., Syst. nat., 12e éd., p. 1260.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 429, pl. 61, f. 3, 4. » » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 20, 21. \ Lottia » Gray, 14833, Chenu, Man. conchy., p. 374.
Hab. le plateau du Four, la Banche, etc., au niveau des plus basses marées des syzygies. Ce Mollusque s’attache beaucoup sur le Lamainaria bulbosa, dans lequel il s’in- cruste avec sa coquille, de quatre à six millimètres de profondeur, en mangeant ce goëmon.
— 132 —
239 2. L. Virginie. — L. Virginea. (Wull.)
Patella » Mull., Prodr. p. 237, Zool. Danic., pl. 19, £. 4, 5. » parva , Da Costa, Brit. conchy., p. 7, pl. 8, f. 41. Acmea Virginea, Forbes, Hanl., t. 2, p. 437, pl. 61, f. 1, 2. » » Sow., Ilust. index, pl. 10, f. 23. Lottia » Alder, Ann. nat. Hist., t. 7, p. 404,
Hab. sur les plateaux du Four et de la Banche, les ilots des Evains et des Baguenauds; fixée sur les roches, les galets, dans les flaques d’eau.
DENTALIADÆ.
86° GENRE.
Dentale. — Dentalium. (Lin.)
240 1. D. lisse. — D. entalis. (Lin.) » » Lin., Syst. nat., 10e éd., p. 785, 12e éd., p. 1263. » » Lam., anim.s. v. (éd. Desh.), t. 5, p. 595. » ” Forbes, Hanl., t. 2, p. 449, pl. 57, f. 2. » » Sow., Ilust. index, pl. 10, f. 26.
Hab. ; communément rejetée sur les plages , la baie de Pornichet; les Impairs , près le Pouliguen, le Croisic, Piriac, etc.
241 92. D. de Tarente. — D. Tarentinum. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 5, p. 596. ” » Forbes, Hanl., t. 2, p. 451, pl. 57, f. 12.
” » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 27.
» entalis , Lin., Syst. nat., 40° éd.
Hab. ; rarement rencontrée sur les plages de la Bernerie.
— 1335 —
242 3. D. neuf-côtes. — D. novem-costatum. (Lam.)
» ” Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), 1. 5, p. 592. » » Desh., Monog., p. 36, pl. 2, f. 11, 12. » » Pay., Coq. de Corse, p. 19.
Hab. profondément; draguée à mer basse par huit à dix mètres à Basse-Kikerie ; rarement rejetée dans la baie de Pornichet.
CALYPTRÆIDÆ,
87° GENRE.
Caubochon. — Pileopsis. (Lam.)
245 1. G. bonnet-hongrois. — P. ungaricus. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12e éd., p. 1259.
» » Lam , anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7. p. 609. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 459, pl. 60, f. 4, 2. ” » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 28.
Hab. assez fréquemment fixé sur le Pecten opercularis ; dragué par quarante à cinquante mètres à l'Ouest et au large de l’ilot du Four ; très rare sur Basse-Kikerie.
La variété rose est rencontrée rarement.
88e GENRE. Hipponice. — Hipponix. (Defra.)
24% 1. H. roussâtre. — H. subrufa. (Lam.)
Pileopsis » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 611. » » Marti., Conchy., t. 4, pl. 12, f. 113. » » Blainv., Malac., pl. 49 bis, f. 1.
Hipponix » Defrance, d’Orbieny.
Hab. la côte Sud du Croisic, où nous avons trouvé deux 9
— 134 —
exemplaires seulement de cette espèce, à la baie de la Barrière.
892 GENRE.
Calyptree. -- Calyptræa. (Lam.)
245 1. C. chapeau chinois. — C. sinensis. (Lin.)
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 463, pl. 60, f. 3, L 05 » » Sow., Illust. index, pl. 10, f. 29. Patella chinensis , Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1257. » » Mont., trad. Chenu, p. 243, pl. 5, f. 4.
Hab. fixée sur les roches , sur les galets et les coquilles mortes; souvent rejetée sur les plages. On la rencontre près la jetée du Croisic, la Bernerie, etc.
FISSURELLID Æ, 90e GENRE. Fissurelle. — Fissurella. (Prug.)
246 1. F. gibbeuse. — F. gibberula. (Lam.)
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 599. » gibba , Phil., Moll. Sic., t, 4, p. 417, pl. 7, f..16.
Hab. dans les anfractuosités des roches du plateau du Four; on ne l’atteint que dans les plus basses mers; elle n’est pas répandue.
247
— 488 -
2. F. cancellée. — F. Græca. (Lin.)
Patella n Penn., Brit. zool., t. 4, p. 144, pl. 89, f. 153. Fissurella » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 7, p. 592. » » Phil., Moll. Sic., t. 2, p. 90. Patella reticulata , Donov., trad. Chenu, t. 1, p.24, pl. 6, PRADA
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 469, pl. 63, f. 4, 5. » » Sow., Illust. index, pl. 14, f. 1.
Hab. avec la précédente ; assez rare. On ne peut lat- teindre que dans les plus basses marées des syzygies.
Nous avons d’abord trouvé sur le plateau du Four une très jeune coquille que l’on aurait pu prendre pour une Rimula ; puis, poursuivant nos investigations sur la même localité, nous rencontrâmes bientôt cinq autres coquilles de même espèce que la première, mais un peu plus grandes. Les recherches auxquelles s’est livré, sur ce genre de Mollusque, un naturaliste justement estimé , M. Jeffreys, lui ont fait reconnaitre que, dans leur état embryonnaire, certaines Fissurelles affectent les caractères des Rimules. M. Deshayes, dont l’obligeance est toujours sans bornes, examina nos coquilles et reconnut la justesse des obser- vations du savant Anglais. Ainsi, la coquille que nous avons fait figurer (pl. 3, fig. 5 à 8), est l'embryon de l'une de nos Fissurelles Græca où Gibberula.
La coquille du plus jeune âge que nous avons figurée (beaucoup grandie) , est diaphane , ovale , costulée ; son sommet, fortement incliné en arrière, se contourne en spirale courte placée à la quatrième partie de la longueur totale. De son sommet, naissent des côtes rondes, lisses , uniformes , longitudinales, s’accroissant vers les bords sur lesquels , par leur saillie, elles déterminent une série de crénelures ; ces côtes se répètent en creux à l’intérieur.
— 136 —
L’intervalle entre les deux côtes médianes est plus large et plus profond ; vers le milieu de sa longueur il est percé d’une ouverture ovale tronquée transversalement vers le sommet où elle est continuée par une rigole creusée dans l'épaisseur du test. On la voit se terminer en pointe vers le sommet qui se perd au moment où il s'incline en arrière, Six grosses taches brunes, régulièrement espacées, dont trois de chaque côté , se montrent sur les bords de la coquille. Au moyen de la série graduée de nos échan- tillons, on voit se produire la transformation insensible de l’état embryonnaire que nous venons de décrire, à l’état de Fissurelle, jusqu'à l’âge adulte. En effet, dans nos embryons plus âgés, les côtes longitudinales sont coupées par des côtes transversales formant un réseau à mailles quadrangulaires ; la coloration elle-même offrant des taches brunes ou une teinte verdâtre, est semblable à celle que présente la Fissurella Grœca; une autre, de teinte blan- châtre et de forme plus convexe, nous porte à reconnaître notre seconde espèce, la Gibberula.
Comment arrive la transformation de ces Rimules en Fissurelles ? Nous ne pouvons faire mieux que de citer l'explication que nous en donne M. Deshayes : « Les » changements se réalisent à la fois sur des parties » différentes de la même coquille, d’abord par l’accrois- » sement sur la forme générale , ensuite sur la perforation » centrale. Dans le premier âge, le côté postérieur est le » plus court; mais à mesure que l'animal grandit, on le » voit par la disposition des côtes transverses , les accrois- » sements sont plus larges en arrière qu’en avant. Par ce » moyen, la coquille est encore très petite lorsque les » deux côtés sont égaux; mais le même phénomène se » continuant, le côté postérieur devient bientôt le plus » long et il persiste ainsi pendant toute la vie de l'animal.
— 137 —
L'habitude où l’on est de considérer comme antérieur le côté le plus long de la Fissurelle, nécessite une expli- cation qui rendra plus clair ce que nous venons d'exposer. Les côtés antérieur et postérieur d’une coquille sont déterminés par la position sur l'animal. Le côté anté- rieur est placé au-dessus de la tête; le côté opposé est le postérieur. Or, dans la Fissurelle adulte, le côté antérieur est le plus court, il est au contraire le plus long dans l'embryon; toute la transformation de l'une à l’autre, consiste donc dans l'allongement plus considé- rable du côté postérieur.
» Pour comprendre ce que nous avons à dire au sujet de la perforation centrale de la coquille, il faut d’abord admettre chez le Mollusque la faculté de dissoudre les parties de son test qu'il doit modifier avec l’âge. Dans la Fissurelle embryonnaire la perforation centrale est très petite, comme la piqûre d’une forte épingle; dans la Fissu- relle adulte elle est beaucoup plus grande; en s’augmentant graduellement avec l’âge, dans l'embryon cette ouverture détruit peu à peu la rigole, parvient plus tard jusqu’au sommet tourné en spirale, finit par en couper le point d'attache, et ce sommet tombe et disparaît lorsque le Mollusque n’a pas encore atteint le tiers ou la moitié de son développement. »
Les plus grandes Fissurella GrϾca et Gibberula , dans
nos localités, n’acquièrent pas au-delà de deux centimètres de longueur ; la seconde ne les atteint même pas. Les petits individus de ces coquilles que nous avons trouvés ont cinq millimètres ; les côtes bien contournées à leur extré- mité , indiquent encore l'inclinaison du sommet tel qu'il est dans l’état embryonnaire; mais déjà le sommet spiré a disparu en totalité ou en partie par la coupure du test que le Mollusque opère au moyen de sa sécrétion acidu-
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lée (1). Nous possédons ainsi cinq de ces coquilles, lesquelles arrivées au tiers de leur grand âge, sont déjà de véritables Fissurelles.
En résumé, la science acquiert ici un fait nouveau intéressant de la transformation de ces Fissurelles qui sont, en naissant, de véritables Rimules, et perdent en vieillissant les caractères de ce genre pour prendre ceux des Fissu- relles. Ce fait, en déterminant les rapports les plus immédiats entre les deux genres, est encore d’un haut intérêt pour la physiologie des Mollusques.
91e GENRE.
Emarginule. — Emarginula. (Lamn.)
248 1. E. réticulée. — E. reticulata. (Sow.)
» reticulata, Sow., Min. conchy., pl. 33. » n Forbes, Hanl., t. 2, p. 477, pl. 63, f. 1. » » Sow., Illust. index, pl. 11, f. 4. Patella lissura , Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1261. » » Penn., Brit. z00l., 4e éd., t. 4, p.144, pl. 90, f. 152
Hab. à Basse-Kikerie où nous l'avons draguée deux fois.
249 2. E. rosée. — E. rosea. (Bell.) » » Bell., Zool. journ., t 1, p. 52, pl. 4, f. 1. » » Forbes, Hanl., t. 2, p. 479, pl. 63, f. 3. » » Récluz, Revue Zool. Cuviérienne, p. 234. » » Sow., Ilust. index, pl. 11, f 5. » pileolus, Mich., Bult. Linn. Bord.,t 3, p. 171, f. 23, 24.
» capuliformis, Phil., Moll. Sic., t. 1, p. 116, pl. 7, f 42. Hab. communément sur Basse-Kikerie et au plateau du Four, où on doit la draguer assez profondément.
(t) Nous avons déjà dit avoir reconnu l’effet de cet acide dans un très grand nombre de Mollusques.
— 139 —
HALIOTIDÆ,
92e GENRE. Haliotide. — Haliotis. (Lin.)
H. tuberculata. (Lin.)
250 1. H. commune.
» » Lin., Syst. nat., 12e éd , p. 1256,
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 485, pl. 64.
» » Sow., Illust. index, pl. 114, f. 7.
» » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 12, pl. 2, f. i a.
Hab. en profondeur ; rencontrée très rarement vivante sur l’ile Dumet, les îlots du Four et de la Banche.
TROCHIDÆ.
93e GENRE.
Froque. — Trochus. (Linr.)
251 1. T. marginé. — T. zizyphinus (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 12e éd., p, 1231.
» » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 44, pl. 15, f. 1 à 5. » » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t, 9, p. 142.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 491, pl. 67, f. 1'à 6.
» » Kiener, Monog., pl. 42, f. 2, 2 a.
Hab. la partie de Ker-Gabelec au Nord de Mesquer, l’île Dumet, la plage de Piriac, les ilots du Four et de la
Banche. Les var. Lyonsi (coquille blanche) et Lœvis sont très
— 140 —
rares; cette dernière est une coquille jeune, encore non pourvue de ses stries ou filets supérieurs.
252 2. T. Mage. — T. Magus. (Lin.) » » Donov., trad. Chenu, p.14, pl. 3, f. 2, a, h. » » Lin., Syst. nat., 49° éd., p. 1228. » » Phil., Moll. Sic., p. 179, n° 13. » » Sow., Ilust. index, pl. 11, f. 49. » » Kiener, Monog., pl. 35, f. { et 1 a, b.
Hab. sur la côte Sud du Croisic, et au Nord, près la jetée; commun à Piriac et dans la baie de Bourgneuf.
253 3. T. cinéraire. — T. cinerarius. (Lin.)
» » Lin., Syst. nal., 12° éd., p. 1229, Gm., 3568.
» » Forbes; Hanl:;71*2, p. 516, pl. 65,:f. 1, 2:3;
» » Donov., trad. Chenu, t. 1, p. 58, pl. 20, f. 5 à 7.
» » Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 9, p. 149, note Desh.
» » Sow., Illust. index, pl. 11, f. 17.
Hab. très communément dans les varechs sur tout le littoral; cette coquille se découvre à toutes les marées. Notre espèce est moins conoïde que celle d'Angleterre.
254 4. T. rayé. — T. Lineatus. (Da Costa).
» » Da Costa, Brit. conchy , p. 43, pl. 3, f. 11, 12.
» » Donov., trad. Chenu, t. 4, p. 55, pl. 19, f. 16 à 19. » » Forbes, Hanl.,t. 2, p. 525, pl. 65, f. 4, 5.
» » Sow., Illust. index, pl. 14, f. 20.
Monodonta osilin, Desh., Lam., 2e éd., t. 9, p. 182. » lugubris, Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t. 9, p. 180.
Hab. au Nord de Mesquer, et, dans le Sud, assez géné-
— 141 -
ralement sur toutes les côtes; celui-ci demeure à un niveau au-dessous du précédent, et est moins répandu.
255 5. T. restreint. — T. exiguus. (Puli.)
» » Pulteney, Hutchius, Hist. Dorset, p. 44
» » Montagu, trad. Chenu, t. 4, p. 120.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p.505, pl. 66, [. 11, 12°
» » Sow., Ilust. index, pl. 14, f. 14.
» MmalOnt , Payr., Coq. de Corse, p. 126. pl. 6, f. 56.
Hab. au plateau du Four, recueilli sur les casiers des
pêcheurs. à r . 256 6. T. enflé. — T. tumidus. (Mont.)
» » Montg., trad. Chenu, t. 4, p. 121, pl. 4, F. 6 à.
» n Forbes, Hanl., t. 2, p. 513, pl. 65, f. 8, 9.
» » Sow., Illust. index, pl. 11, f. 16,
n Racketii, Payraud., Coq. de Corse, p. 128, pl. 6, f. 9, 40.
Hab. à Basse-Kikerie; dragué dans les sables.
257 7. T. Montagu. — T. Montagui. (Gray)
» » Gray, Index, Test. supp., pl. 6, f. 43
» » Forbes Han 162% 25114; pl 65 M0) 44%
» » Sow., Ilust. index, pl. 11, €. 15.
Hab. avec les précédents; rapporté par la drague.
— 142 — 258 8. T. strié. — T. striatus. (Lin.)
» » Lin., Syst. nat., 42° éd., p. 1230.
» » Montg., trad. Chenu, t. 4, p. 121.
» » Forbes, Hanl., t. 2, p. 508, pl. 66, f. 5, 6.
» » Phil: Moll=Sic..1t- 4, pe 476,11-02, DM:
» » Sow., Illust. index, pl. 11, f. 13.
» depictus, Desh., Exp. Morée , p. 143 , pl. 18, f.23, 24, 25.
Hab. avec les précédents ; il est beaucoup plus rare.
94e GENRE. Phasianelle. — Phasianella. (Lom.)
259 1. P. pourprée. — P. pulla. (Lin.)
Turbo pullus, Lin., Syst. nat., 12° éd., p. 1233. Pha. pulla, Desh. , Expéd. Morée, t. 3, p. 145, n° 179. » pullus , Forbes, Hani., t. 2, p. 538, pl. 69, f. 1, 28: » » Sow., Illust. index, pl. 11, f. 27.
Hab. sur les îlots du Four et de la Banche, les diverses baies de la grande côte du Croisic où elle vit sur les Ceramium rubrum et Gigartina mamillosa ; elle est assez rare. On ne peut l’atteindre que dans les plus basses mers des syzygies.
260 2. P. intermédiaire. — P. intermedia. (Scac.) » » Poli, pl. 25, Er? » » Scac., Cat., pl. 14, f. 27. » » Kiener, Monog., p. 9, pl. 4, [. 3, 4.
Hab. avec la précédente ; les différences sont peu tran- chées.
— 143 —
95e GENRE.
Adeorbe. — Adeorbis. (7004)
»61 1. À. sub-cariné.
Helix » Adeorbis n
— A. sub-carinata. (Montg.)
Mont., trad. Chenu, p. 194, pl. 3, f. 9. Searles Wood, Ann. nat., h., t. 9, p. 530. Forbes, Hanl., t. 2, p. 541, pl. 68, f. 6, 7, 8. Sow., Illust. index, pl. 14, f. 25,
Chenu, Man. cone., t. 4, p. 352, Î. 2591.
Hab. à Basse-Kikerie; dragué rarement dans les sables, rejeté sur les plages dans l’anse de Pornichet, près le
Pouliguen.
JANTHINIDÆ.
96: GENRE.
Janthine. — Janthina. (Lam.)
262 1. J. commune. — J. communis. (Lam.)
* » viola,
Hab. rejetée sur les
263 9. J. prolongée.
Hab. rejetée sur les rarement encore.
Lam., anim. s. v. (éd. Desh.), t.